« Pour l’instant, très peu de cafés, hôtels, restaurants (CHR) sont en vente », Eric Pitoy, Proprietes-privees.com

MySweet'Immo · "Très peu de cafés, hôtels, restaurants (CHR) sont en vente", Eric Pitoy, Proprietes-privees.com

Eric Pitoy, directeur national du réseau entreprises et commerces du groupe Propriétés Privées est l’invité de MonPodcastImmo.

Eric Pitoy est directeur national du réseau entreprises et commerces du groupe Propriétés Privées. Il explique à Mon Podcast Immo comment il a fait face à l’inertie du secteur CHR (cafés, hôtels, restaurants) provoquée par la crise sanitaire et économique et comment le chiffre d’affaire de son département a progressé de 85%. Il dément au passage une idée reçue : pour le moment, très peu de restaurants et brasseries sont en vente. L’explication est dans ce podcast. Extraits choisis.

Mon Podcast Immo : Comment se porte votre activité et le secteur CHR (Café, hôtels, restaurants) ?

Eric Pitoy : L’année dernière nous avions un portefeuille très ciblé au niveau du CHR (cafés hôtels restaurants) et surtout sur Paris ou l’on réalise 80% de notre activité. Avec la crise sanitaire, nous avons dû nous adapter. D’ailleurs les régions ont surperformé contrairement à Paris qui a diminué en activité puisque nous étions ciblés sur la restauration, un secteur actuellement paralysé avec très peu de ventes sur le dernier semestre 2020.

Mon Podcast Immo : Peu de ventes ont lieu sur le marché car les nouveaux acheteurs n’arrivent pas à se positionner tant que la crise n’est pas terminée

Eric Pitoy : Beaucoup de restaurateurs ont été très épaulés grâce aux aides gouvernementales. Actuellement, il y a un statu quo sur les ventes mais les vendeurs ne sont pas au rendez-vous, il y a beaucoup d’établissements qui ne veulent pas vendre. Sur Paris, nous remarquons un maintien des visites avec des futurs acquéreurs qui ne prennent pas de décision car ils ne connaissent pas les dates de réouverture. Nous remarquons que les régions attirent beaucoup de parisiens avec notamment des acquisitions d’hôtels.

Notre chiffre d’affaires a énormément augmenté sur 2020 par rapport à 2019, on a quasiment doublé le chiffre d’affaires, le nombre de vente avec en moyenne une vente tous les deux jours. Sur les deux premiers mois de 2021, nous avons augmenté de 30% par rapport aux deux premiers mois de l’année 2020. Le sud et le secteur Isère Rhône-Alpes fonctionnent très bien en ce moment.

Mon Podcast Immo : Comment peut-on expliquer que certains secteurs fonctionnent plus que d’autres ?

Eric Pitoy :  Concernant les régions, nos négociateurs ont un portefeuille assez large puisque certaines villes et villages entre 100 et 300000 habitants n’ont pas suffisamment d’établissements de restauration. Dans ce cas, les négociateurs prennent tous les commerçants.

Sur Paris, notre portefeuille était très ciblé sur le CHR, activité la plus pénalisée en France en général. Au début, les négociateurs se concentraient uniquement sur les brasseries, restaurants, boulangeries, qui étaient les 3 pôles les plus demandés.

Depuis que la restauration a été arrêté et par conséquent la vente de restaurants, nous avons du mal à travailler sur Paris ; alors qu’en région avec un plus grand panel de métiers, nous vendons beaucoup de tabacs, boulangeries, salons de coiffure, ce qui n’était pas notre cœur de métier à l’origine. Nous nous sommes diversifiés et nous vendons à beaucoup de parisiens qui partent de la région parisienne pour gagner en qualité de vie, comme c’est le cas au niveau du résidentiel.

Mon Podcast Immo : Ce glissement d’activité vous donne-t-il accès à des dossiers plus importants que ceux que vous traitiez précédemment ?

Eric Pitoy : Effectivement, la montée en compétences de nos négociateurs, la visibilité, nos nombres de transactions sur les deux dernières années, ont amené beaucoup de grandes enseignes à nous donner leurs établissements à vendre. C’est le type de dossiers que nous n’avions pas en 2018 lorsque nous avions commencé l’activité.

Actuellement nous avons des dossiers d’hôtellerie où l’on commence à avoir de très bons contacts et des dossiers à plus de 10 – 20 millions d’euros.

Grâce à la notoriété à nos services, à la qualité de nos mandataires, de nos négociateurs, les ventes se déroulent bien et nous avons un vraiment un suivi complet dans cette activité.

Mon Podcast Immo : À la sortie de crise, allez-vous revenir aux fondamentaux (CHR) ou allez-vous rester sur cette diversification ?

Eric Pitoy : En région, nous avons toujours eu un portefeuille plus étoffé en fonction des activités.

C’est une belle leçon à tirer au niveau des négociateurs parisiens, mais je pense qu’il ne faut pas négliger tel ou tel type de commerçants, bien que la demande ne soit, jusqu’à présent, à 80% sur le CHR.

Pour répondre à la demande parisienne dirigée vers le CHR, nos négociateurs se sont occupés en priorité de rentrer ce genre d’affaire. À l’avenir, Paris aura un portefeuille plus diversifié, avec de l’hôtellerie plus haut de gamme et en région, nous allons continuer à avoir un portefeuille diversifié.

Nous restons confiants sur les performances du Groupe.

Mon Podcast Immo : Qu’en est-il du nombre de collaborateurs, allez-vous en recruter ?

Eric Pitoy : L’idée n’est pas de cumuler les mandataires mais d’avoir au moins un représentant local par secteur. Aujourd’hui, de grandes enseignes veulent nous confier des biens au niveau national et nous ne sommes pas encore représentés sur l’intégralité du territoire français.

Il y a des secteurs où nous sommes encore absents comme certaines villes de la Côte d’Azur, et puis il faut renforcer certaines équipes car nous n’avons pas suffisamment de négociateurs immobiliers sur les grosses villes telles que Toulouse Lille et Montpellier.

Notre approche est qualitative et nous avons de plus en plus de formation en interne.

Nous venons d’intégrer à nos équipes deux anciens commissaires aux comptes, des comptables. Les personnes qui travaillent à nos côtés se professionnalisent et nous les perfectionnons sur tous les domaines d’activité grâce à nos formations.

Nous avons un niveau de sélection au départ, avec un besoin de personnes qui connaissent le marché des commerçants et de l’activité d’entreprise.

Voir les commentaires
Je soutiens MySweet'Immo