Immobilier : L’antidote pour le moral des Français

© adobestock

La consommation des annonces immobilières et les acquisitions de biens enregistrent une forte progression ! Le Professeur Bernard Thion décrypte pour Immonot.com les tendances du marché.

Si les Français souffrent de la pénurie de vaccins, ils trouvent dans l’immobilier la solution pour se prémunir face aux incertitudes de l’avenir …

Immonot.com publie tous les deux mois la tendance du marché immobilier. Cette dernière est issue d’une enquête nationale réalisée fin février 2021 auprès d’études notariales réparties sur toute la France, décryptée par le Professeur Bernard Thion pour Immonot.com.

L’activité : engouement pour l’acquisition !

Malgré un troisième reconfinement, le marché immobilier se porte remarquablement bien. Avec un volume de transactions dans l’ancien supérieur à 1 million (1028 K en janvier) et une vitesse de rotation du parc de logements très élevée (3,2 % par an), le marché se rapproche chaque jour des sommets atteints en janvier 2020 avant l’arrivée de la Covid-19. Cela signifie aussi qu’à ce rythme, en trente ans, soit une petite génération, un volume équivalent à l’ensemble du parc immobilier (37 millions de logements), va changer de mains.

Parallèlement, le nombre de recherches de logements à vendre dans Google est aussi très proche de son record réalisé fin juillet 2020, témoin du nouvel engouement pour l’immobilier après le déconfinement du mois de mai. Cette bonne tendance se retrouve aussi dans notre dernière enquête sur l’activité des services de négociation. La part des observations positives pour le logement passe ainsi de 27 % à 40 % fin février et celle des prévisions pour avril de 10 % à 32 %. Ainsi Marie-Christine TOUTAY de l’étude BASSEVILLE à ORLEANS s’exclame : « Marché très dynamique. Pourvu que cette tendance perdure !!! » on doit évidemment s’en réjouir.

Les prix : risque de tension en province

Mais cette nette amélioration du volume des transactions tend à rehausser les prix, plusieurs raisons à cela. Avec les confinements, il y a bien sûr le déplacement d’une partie de la demande de la région parisienne, et particulièrement de Paris où les prix baissent, vers la province de proximité, celle qui fait pour partie l’objet de nos informations. Mais il y a aussi l’épargne réalisée durant ces périodes de quasi-confinement, qui cherche à se placer, et que l’immobilier rassure.

En outre, les crédits acquéreurs dans l’immobilier demeurent toujours extrêmement attractifs car les banques ont rarement été aussi prêteuses depuis le début de cette année avec des taux s’étageant de 1 % à 1,30 % pour des crédits à 20 ans. Enfin, il semblerait que les incertitudes économiques liées à la Covid-19 s’estompent un peu grâce au développement de la vaccination.

Quoi qu’il en soit, la proportion de nos correspondants à avoir observé une augmentation des prix du logement à l’issue de ces deux premiers mois de l’année passe de 25 % à 35 %. Parallèlement, la part des optimistes qui prévoient une poursuite de cette hausse pendant cette même période s’élève de 15 % à 20 %, tandis que celle des pessimistes se réduit de 13% à 9 %. Ce qui nous donne un solde des opinions de 0,11 contre 0,02 préalablement. Pour les terrains, ce solde demeure légèrement plus élevé et atteint 0,17. Enfin, pour les commerces, il demeure toujours négatif, mais remonte de – 0,62 à – 0,56 la reprise de leur activité, toujours très incertaine, pouvant se généraliser fin avril.

 Le conseil des notaires : acheter avant la pénurie !

La troisième vague de la Covid-19 est là mais heureusement, en dépit de quelques ratés, la campagne de vaccination se généralise et apporte de nouvelles perspectives. La reprise s’annonçant, il semble qu’il faille parier à moyen terme sur une bonne tenue des prix et donc favoriser de nouveau l’achat en premier. C’est du moins ce que semblent penser 28 % de nos correspondants alors qu’ils n’étaient que 16 % à la fin de l’année dernière. Pour les terrains, la part des conseils entre l’achat et la vente demeure toujours assez équilibrée puisque 44 % préfèrent l’achat et 48 % la vente en premier, en supposant que l’on puisse se défaire parallèlement d’un autre bien immobilier.

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