Immobilier Paris : Le prix du m² dépasse les 14 000 € dans les 6e et 7e arrondissements

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Alors que le prix de l’immobilier parisien poursuit sa hausse (+ 5,3 % sur 1 an), dans les 6e et 7e arrondissements, devenir propriétaire n’a jamais coûté aussi cher : le prix de la pierre y dépasse désormais les 14 000 €/m² !

Paris : en route vers un « grand remplacement » immobilier ?  

Chère, très chère Paris ! Eh non, ce n’est pas un scoop : habiter à Paris coûte cher. Le prix immobilier à Paris atteint d’ailleurs un niveau tel que même les cadres aux revenus pourtant confortables doivent parfois se résoudre à quitter la capitale pour la première couronne, voire au-delà.

Car à plus de 11 000 € du mètre carré (11 194 €/m² plus précisément), force est de constater que seuls les plus fortunés d’entre nous (ou ceux qui ont la chance de disposer d’un apport XXL) ont désormais la possibilité d’acheter à Paris. Après les classes populaires, ce sont donc les classes moyennes et moyennes supérieures qui n’ont plus d’autre choix que de plier bagage s’il leur prend l’envie d’acheter plus grand, voire d’acheter tout court dans la capitale. Or, la gentrification allant s’intensifiant, les ménages suscités sont remplacés par d’autres, mieux placés sinon dans la chaîne alimentaire, à tout le moins dans la chaîne immobilière et mieux armés (car disposant de plus hauts revenus) pour s’imposer sur un marché ultra-tendu comme l’est devenu le marché parisien.

Très chers 6e et 7e arrondissements de Paris !

Au vu des prix des logements, vivre à Paris implique d’accepter de faire des sacrifices. « À Paris, le rythme de la hausse qui s’était ressaisi dès avril dernier s’affiche maintenant à + 5,3 % sur un an. Dans 16 des 20 arrondissements parisiens, les prix dépassent maintenant les 10 000 €/m² (plus de 11 000 €/m² dans 11 arrondissements)  avec des prix de plus de 14 000 €/m² dans 2 arrondissements (6e et 7e) » fait remarquer Michel Mouillart, porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger. Le prix au m² dans le 6e arrondissement de Paris (Odéon, Saint-Germain-des-Prés) accuse ainsi 5,8 % de hausse sur 1 an pour atteindre, en moyenne, 14 232 €. Quant au prix immobilier dans le 7e arrondissement de Paris (École Militaire, Invalides), il culmine à 14 058 €/m² au terme de 5,1 % de hausse annuelle. En moyenne, les trois arrondissements parisiens les moins chers à l’achat sont :

  • le 13e (8 893 €/m²),
  • le 19e (8 905 €/m²),
  • et le 12e (9 570 €/m²).

Plus de 10 % de hausse sur 1 an dans le 19e arrondissement de Paris !

À Paris, si les acquéreurs tendent à changer de visage (et de compte bancaire !), une clientèle (très !) aisée supplantant les ménages des classes populaires, moyennes et moyennes supérieures, la persistance de la disproportion entre une demande qui reste forte et une offre insuffisante continue de faire grimper les prix. « Les ambitions des vendeurs ne contribuent pas au relâchement des tensions sur les prix. En mai, les prix signés ont augmenté de 4.3 % sur un mois ! », note Michel Mouillart, porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger. C’est dans le Nord-est de la capitale, plus précisément dans le 19e arrondissement( Villette, Buttes-Chaumont) que les prix des logements enregistrent la plus forte hausse, avec un gain de + 10,3 % sur 1 an. Le 4e arrondissement (Place des Vosges, Notre-Dame) n’est pas en reste avec 10,1 % d’augmentation. Enfin, accusant un recul annuel de 3,8 % sur le prix de son immobilier, le 2e arrondissement de Paris (Bourse, Sentier) ferait presque figure d’OVNI.

Immobilier de prestige à Paris : la région capitale attire toujours les acheteurs selon l’étude Belles Demeures

Concernant le marché de l’immobilier de prestige, une étude récente réalisée par le portail spécialisé Belles Demeures souligne l’insolente bonne santé de l’immobilier haut-de-gamme français malgré l’absence de la clientèle étrangère. L’étude rappelle également que la région capitale demeure un chouchou des acheteurs.

« A Paris, les prix dans l’immobilier de prestige se stabilisent mais la nature des biens proposés à la diffusion évolue. Ainsi on retrouve cette année davantage de petites surfaces (depuis un an, on a une diminution de la surface moyenne des biens de l’ordre de 9% à Paris) et un inventaire d’annonces plus important dans l’hypercentre de Paris (+150% de biens diffusés) d’après le dernier Baromètre perception et prix Belles Demeures publié fin juin. On constate également une augmentation de +60% en 1 an des biens hyperluxe, ces biens proposés au-delà de 6 millions d’euros », remarque Séverine Amate, porte-parole chez Belles Demeures.

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