Immobilier de luxe : Un marché en bonne santé malgré l’absence de la clientèle étrangère

Immobilier luxe
© adobestock

L’immobilier haut de gamme français affiche une santé insolente ! Selon l’étude Belles Demeures réalisée avec OpinionWay, l’industrie immobilière du luxe fait preuve de résilience face à la crise sanitaire avec des porteurs de projets toujours plus confiants

Pour la toute première fois, Belles Demeures, portail spécialiste de la recherche immobilière de prestige, confronte les aspirations des vendeurs et celles des futurs acheteurs qui animent ce marché de niche. Selon son étude réalisée avec OpinionWay, l’industrie immobilière du luxe fait preuve de résilience face à la crise sanitaire avec des porteurs de projets toujours plus confiants. Si en 2019, bien avant la pandémie, ils étaient 67% à exprimer leur confiance, ils sont désormais 83%, un record ! Plus que jamais jugé comme un marché refuge, l’immobilier de prestige est un actif vivant… qui réserve néanmoins quelques surprises.

«  L’immobilier de prestige Français sort grand gagnant de cette pandémie dans la mesure où tous les indicateurs sont au vert pour ce marché de tous les extrêmes et de toutes les folies. Des acheteurs optimistes qui voient toujours la pierre française comme une valeur refuge. Côté prix, contrairement au marché résidentiel classique où la flambée se généralise, dans l’immobilier de prestige, place à la stabilité – même si des différences existent entre les territoires. Suite à cette pandémie, les acheteurs apprécient plus que jamais la beauté, le bien-être et l’art de vivre à la Française. Un impact positif sur le marché au national, confirmé par les plus grands acteurs du segment haut de gamme », explique Séverine Amate, Porte-parole Belles Demeures.

Des planètes alignées …

Les planètes sont alignées pour l’immobilier de prestige, qui est placé sous le signe de l’optimisme et de la confiance, selon l’étude perception réalisée par Belles Demeures en collaboration avec OpinionWay en mai dernier, 48% des acquéreurs pensent que la situation économique en France s’améliorera dans les 6 prochains mois. Un taux quatre fois plus important qu’en juin 2020 (12%), mais surtout, bien plus élevé qu’en juin 2019 (36%), alors que la crise sanitaire était encore loin de nous ! Les porteurs de projet se montrent également optimistes pour leur situation personnelle, puisqu’ils sont 36% à anticiper une amélioration de leur propre situation financière.

Logiquement, selon le propre ressenti des porteurs de projet, c’est le bon moment pour acheter un bien immobilier de prestige en France. Ils sont 64% à partager cet avis en mai 2021 contre seulement 38% en juin 2020. D’ailleurs, plus de la moitié des sondés (58%) comptent sauter le pas d’ici 12 mois. En 2021, le secteur retrouve même ses lettres de noblesse : pour 30% des sondés, l’immobilier de prestige français est une valeur plus sûre en matière de placement qu’avant la crise (vs 11% en 2020) et pour 45% des panélistes, il a gagné en attractivité (ils étaient 32% à le penser en 2020 et 39% en 2019).

Des acheteurs confiants et opportunistes

Sur le terrain, la confiance des acheteurs fait des émules. « Belles Demeures affiche en moyenne 2,5 millions de visites par mois (+23% sur les neuf derniers mois), générant en moyenne, 80000 demandes qualifiées de mises en relation entre porteurs de projet et professionnels. Il ne s’agit donc pas de rêveurs mais bien d’internautes actifs », décrypte Solange Roblot, Chef de marché Belles Demeures. Les prix affichés dans les annonces publiées restent stables à +1% sur un an avec  8 871€/m² en moyenne en France. “Une donnée en ligne avec le ressenti de ces investisseurs avant tout, qui voient la situation comme une réelle opportunité : 44% pronostiquent la stabilité des prix, 30% une hausse et 26% un recul. Notons qu’en moyenne, un bien luxe “trouve” son nouveau propriétaire en 110 jours (vs 136 en 2020) pour un budget de 1,52M€”, complète Séverine Amate.

La Région Capitale, chouchou des acheteurs

Même si l’on note une certaine appétence des futurs acheteurs pour le littoral (28%) et la campagne (25%) selon l’étude Belles Demeures, le milieu urbain reste le cadre de vie privilégié des futurs acheteurs (41%). Ce qui explique pourquoi l’Ile-de-France arrive toujours en tête des territoires les plus recherchés. D’ailleurs, la région Ile-de-France concentre 30% des recherches en cette fin de mois de juin. 

« A Paris, les prix dans l’immobilier de prestige se stabilisent mais la nature des biens proposés à la diffusion évolue. Ainsi on retrouve cette année davantage de petites surfaces (depuis un an, on a une diminution de la surface moyenne des biens de l’ordre de 9% à Paris) et un inventaire d’annonces plus important dans l’hypercentre de Paris (+150% de biens diffusés). On constate une augmentation de +60% en 1 an des biens hyperluxe, ces biens proposés au-delà de 10 millions d’euros », souligne Séverine Amate.

« Rappelons que si les parisiens recherchent principalement en Ile-de-France, seulement 23% des parisiens cherchent à Paris (16è, 17è, 7è, 6è) et le reste de l’audience parisienne recherchant en IDF regarde plutôt les secteurs de Neuilly, Boulogne, Versailles, St-Cloud, Rueil Malmaison, Vincennes, Levallois ou encore Saint Germain-en-Laye », analyse Solange Roblot.

“ Depuis un an, on observe un ralentissement des recherches à Paris. Elles représentaient 41% des recherches totales sur Belles Demeures l’an dernier et fléchissent à 17% cette année. Même si Paris reste courtisée, il est à noter que les investisseurs reportent leurs recherches en province, en particulier la Côte Atlantique, le Sud Est et le Sud Ouest « , souligne Séverine Amate, porte-parole chez Belles Demeures.

La région Capitale est suivie des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Aquitaine et Auvergne-Rhône Alpes. « La Bretagne et l’Aquitaine tirent leur épingle du jeu en cette période de pandémie et voient leurs volumes de consultations des annonces se multiplier par trois », note Solange Roblot, Chef de marché Belles Demeures. La montée en puissance de certains territoires s’explique par la volonté des porteurs de projet de changer de vie (38%), selon l’étude Belles Demeures sur la psychologie des acheteurs de biens immobiliers de prestige. Pour y parvenir, 41% des sondés sont prêts à consacrer plus d’1,5 million d’euros dans leur projet immobilier (ils étaient 27% en 2020). Les futurs acheteurs recherchent avant tout une résidence, le plus souvent principale (66%). Le projet d’acquisition porte majoritairement sur une propriété ou une villa (42%), vient ensuite un appartement (27%) et enfin un château ou un manoir (20%).

Des vendeurs parfois en décalage avec la demande

Des tensions sur le marché sont donc à prévoir ! Pour la première fois, Belles Demeures se penche sur la psychologie des vendeurs de biens de prestige en France. Ces derniers sont encore plus convaincus que les acheteurs qu’il s’agit du bon moment pour vendre un bien de prestige en France (67% des vendeurs, contre 59% des acheteurs). Trois quarts d’entre eux prévoient donc de vendre leur bien dans les 12 prochains mois, et 79% se disent confiants concernant l’aboutissement de leur projet immobilier. 

 » A la différence du segment classique où l’on assiste à une contraction du nombre de biens mis à la vente, le segment du luxe affiche une dynamique réelle avec un pic à +33% d’annonces publiées en mai 2021 sur Belles Demeures par rapport à mai 2020 et sur 12 mois cette hausse est de +10%. Une offre amplifiée qui trouve un public encore plus déterminé dans l’acquisition puisqu’on note une diminution du temps moyen de mise en ligne  de 24% (110 jours en moyenne contre 136 en 2020). Les biens catégorisés comme « hyperluxe » à Paris (> ou = à 10 millions d’euros) réduisent même de moitié leur durée de mise en ligne avec un temps moyen de publication de 124 jours”, ajoute Séverine Amate, Porte-parole Belles Demeures.

Pourtant, l’offre à venir risque d’être en décalage avec la demande : si 40% des projets de vente concernent une maison ou une villa, ils sont également 40% à vouloir céder leur appartement et seulement 9% à se séparer de leur manoir ou château ! Rappelons que 27% des acheteurs se projettent sur un appartement et 20% sur un château ou un manoir. Cette asymétrie symbolise l’évolution des aspirations des acheteurs… et risque de faire grimper les prix. Pour les aider dans leur projet, 76% des vendeurs comptent s’entourer d’un professionnel. 30% opteront pour un mandat exclusif alors que 18% mobiliseront plusieurs agents. 

Le retour des acheteurs étrangers

« Sur Belles Demeures, 18% de l’audience est internationale » fait savoir Solange Roblot. “Nous sommes en train d’assister au retour des acheteurs étrangers, puisqu’ils ne représentaient que 10% des recherches en 2020. Ce taux de 18% est stable depuis 2019. Les internationaux résident principalement en Belgique, en Suisse, au Royaume-Uni, au Benelux et enfin, aux Etats-Unis. » 

 » L’insolente bonne santé du marché haut de gamme qui, soulignons-le, a été portée et incarnée par une clientèle française et européenne avant tout. Un signe révélateur de l’émergence de « nouveaux riches » originaires de pays comme la Belgique et la France notamment », conclut Séverine Amate.

Et Thibault de Saint-Vincent, Président, Barnes International Realty ajoute :  « Dans un contexte de crise, l’immobilier de prestige confirme plus que jamais son statut de valeur refuge, à la fois financier, physique et professionnel. Les résidences familiales se trouvent bouleversées et ces changements apparaissent profonds et durables. L’aspiration à un nouveau mode de vie, plus proche de la nature, respectueux de l’environnement et d’une éthique responsable bouscule les habitudes et les marchés. La résidence secondaire, autrefois réservée aux week-ends et aux vacances, acquiert une nouvelle dimension. Le développement du télétravail, le besoin de se ressourcer, de renouer avec les valeurs familiales en font désormais une résidence « semi-principale » où l’on veut pouvoir séjourner plus longtemps dans des conditions de confort, de sécurité et de proximité idéales. De nouvelles régions, de nouvelles villes ont le vent en poupe ; dans les grandes villes les beaux biens immobiliers, les terrasses et les jardins sont plébiscités. Cette évolution mondiale, qui traverse les frontières, modifie, de manière sensible, le panorama du marché immobilier international. » 

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