Immobilier : Les primo-accédants reviennent en force sur le marché

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© adobestock

Selon le spécialiste de l’estimation immobilière DRIMKI, la volonté d’acquérir un premier logement est en forte hausse. Elle atteint même un niveau identique à l’avant crise de la Covid-19 (Février 2020).

Alors que 2021 touchera dans quelques mois à sa fin, le marché de l’immobilier reste toujours dynamique, et l’envie des Français d’investir dans la pierre reste inchangée depuis le début de l’année. Les primo-accédants et les investisseurs retrouvent le désir de se lancer dans un projet immobilier, même si la majorité des répondants estiment qu’il est encore difficile de mener son projet à terme dans le contexte actuel.

Ce sont là quelques-uns des enseignements de la 8e vague de l’indicateur DRIMKI, spécialiste de l’estimation immobilière, et BVA, société d’études et de conseils, réalisée fin août auprès des Français, afin de connaître leurs projets immobiliers dans les 12 prochains mois.

1 Français sur 6 engagé dans un projet immobilier

La part des Français engagés dans un projet immobilier reste stable, puisque 16% d’entre eux déclarent avoir un projet immobilier dans les 12 prochains mois. Une décision toujours plus marquée chez les cadres (31,8 %) et les moins de 35 ans, qui sont un tiers à se projeter dans une telle démarche dans les 12 prochains mois (33,1 %). Les Franciliens, sont toujours autant à déclarer avoir un projet immobilier dans l’année à venir (22%).

La volonté d’acquérir un premier logement en forte hausse

Le souhait des Français de devenir primo-accédants connaît une forte augmentation en cette rentrée. En effet, 42% des répondants ayant un projet immobilier dans les 12 prochains mois ont pour motivation l’achat d’un premier logement (+7 points par rapport à mai). Leur proportion atteint même son niveau le plus élevé, identique à l’avant crise de la Covid-19 (Février 2020). Parmi ceux qui envisagent l’achat d’un premier logement, 69,7% ont entre 25 et 34 ans (+ 6,7 points depuis mai), 49% habitent en province et 60% ont des revenus inférieurs à 2 500 €.

L’envie d’investir repart à la hausse

L’embellie est également observable chez les investisseurs, même si elle est de moindre ampleur. En baisse depuis novembre 2020, le désir d’acheter un bien dans une optique d’investissement est de nouveau dans une phase croissante (17% ; +2 points par rapport à mai). À contrario, le désir de résidences secondaires connaît une forte baisse, passant de 14% en mai à 5% en septembre. Une régression qui peut s’expliquer par la fin de l’été, ce dernier étant une période davantage source de projection pour ce type de projet. Par ailleurs, les secundo-accédants devraient être encore bien présents dans les mois à venir puisque 30 % envisagent de vendre leur logement pour en acheter un autre (contre 32% en mai). Une tendance fortement poussée par les Franciliens, qui sont 47,3% (+4 points par rapport à mai) à y songer sérieusement contre seulement 24,3% des provinciaux.

Le sentiment de difficulté dans la réalisation d’un projet immobilier reste majoritaire

Deux tiers des Français estiment qu’il est difficile de mener à bien son projet immobilier avec le contexte actuel. Parmi eux, 17% pensent qu’il est très difficile de réaliser un tel projet.

Ainsi, même si les projets repartent à la hausse dans certaines catégories de population, le sentiment de difficulté face à une aventure immobilière domine chez les moins de 35 ans (67%) ou encore chez les primo-accédants (76%). De manière générale, le pessimisme est accentué chez l’ensemble des personnes ayant une situation financière moins solide (73% des personnes ayant un revenu inférieur à 2 500 €).

 « Le désir des Français pour la pierre et la demande ne faiblit pas depuis le début de l’année. Cette ambition est davantage partagée par les plus jeunes qui semblent retrouver l’envie de se lancer dans un projet immobilier après la période estivale, et par les personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles aisées. Les primo-accédants sont de retour sur le marché de l’immobilier et ont ainsi retrouvé l’optimisme nécessaire pour se lancer dans un projet immobilier, signe peut-être d’une amorce de sortie de crise et d’un retour à la normale. Malgré une embellie, la plupart des Français ont le sentiment qu’il est difficile de mener à bien un projet immobilier dans le contexte actuel notamment chez les jeunes, les primo-accédants et les personnes ayant des revenus plus modestes”, conclut Olivier Colcombet, Président de Digit RE Group et porte-parole de DRIMKI.

*Étude réalisée par BVA pour DRIMKI (disponible sur demande), du 25 au 26 août 2021 sur un échantillon de 901 personnes âgées de 25 ans et plus, issues d’un échantillon global de 1003 personnes représentatif de la population française.

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