Immobilier : Rien n’arrête la hause des prix sauf dans les grandes villes

D’après le dernier Baromètre LPI-SeLoger, les prix de l’immobilier semblent augmenter moins rapidement qu’auparavant dans certaines grandes villes. Faisons le point …

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Alors que la raréfaction de l’offre continue de l’alimenter, la flambée du prix de l’immobilier dans l’hexagone tend à s’essouffler dans certaines grandes villes. Quant aux marges de négociation, elles font toujours profil bas mais voient leur niveau remonter légèrement d’après le dernier Baromètre LPI-SeLoger.

Un marché tendu et une hausse des prix que rien n’arrête

Depuis de nombreux mois, c’est – toujours et encore – la même petite musique qui se fait entendre… Sur de nombreux marchés immobiliers locaux de l’hexagone, la demande est forte mais les biens sont rares. De plus, les ventes se font au prix et celui-ci n’en finit pas d’augmenter.

D’après les données collectées par le Baromètre LPI-SeLoger, la hausse du prix immobilier en France ne semble pas près de s’arrêter. « Rien, dans les évolutions récentes, n’annonce un fléchissement du rythme de la hausse : les offres des vendeurs sont toujours aussi ambitieuses (+ 2.2 % au cours des 3 derniers mois), ne laissant guère se profiler une accalmie rapide sur le front des prix », constate Michel Mouillart, porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger.

« Les ménages aisés sont confrontés aux nouvelles exigences d’un taux d’apport personnel élevé, dans un contexte de raréfaction de l’offre constatée partout sur le territoire ​​», Michel Mouillart

Le rythme de la hausse fléchit dans les grandes villes

Si les prix des logements – dopés qu’ils sont par une demande largement supérieure à l’offre disponible – n’ont vraisemblablement pas encore atteint leur plafond de verre, ils semblent toutefois augmenter moins rapidement qu’auparavant.

« Le ralentissement se confirme mois après mois, depuis l’été 2021. Mais jusqu’à présent, il s’observe surtout dans les grandes villes » fait remarquer Michel Mouillart. Lequel ajoute « que Lyon et Bordeaux, par exemple, ne connaissent plus que de faibles augmentations et que si le prix immobilier à Montreuil n’enregistre plus que 1 % de hausse sur 1 an  (vs une augmentation à 2 chiffres en 2021, à la même époque de l’année), c’est probablement parce que la ville « paye les conséquences de prix devenus “ parisiens “, dans un contexte de rationnement de l’accès au crédit ».

« Sur Grenoble (+ 11,5 % sur 1 an) et Orléans (+ 10,1 %), la poursuite de la hausse est maintenant plus incertaine » ajoute-t-il.

Négociation : les marges retrouvent un peu de vigueur

Depuis plusieurs mois, la ténuité persistante des marges de négociation fait qu’on pourrait aisément les croire aux abonnées absentes…  Et pour cause, la raréfaction de l’offre ayant mis les vendeurs dans une position de force, les acheteurs doivent non seulement se montrer hyper-réactifs s’ils ne veulent pas rater la perle rare mais aussi être prêts à acheter au prix. « Alors que la morosité saisonnière du marché est renforcée par les difficultés d’accès au crédit, une nouvelle augmentation des marges de négociation se constate », constate toutefois Michel Mouillart. Lequel ajoute que « c’est sur le marché des maisons que la remontée des marges est la plus rapide ».

A noter : En France, la marge de négociation pour une maison avoisine 6,1 % de son prix de vente affiché et pour un appartement, la marge est de 5,1 %.

Le ralentissement se confirme mois après mois, depuis l’été 2021. Mais jusqu’à présent, il s’observe surtout dans les grandes villes .
Michel Mouillart, porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger.