Immobilier et réchauffement climatique : Où investir ?

Une analyse proposée et menée par Manuel Ravier et Mickael Zonta , fondateurs associés de Investissementlocatif.com.

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Hausse des températures

Dans l’hypothèse d’un réchauffement de la planète d’environ 2°C, les régions qui seront les plus touchées en France sont situées à l’Est et au Sud-Est.

En tenant compte des scénarios d’émissions établis par Météo France ou encore la Drias, certaines villes telles que Mulhouse, Lyon, Grenoble devraient connaître une amplification des vagues de chaleur avec des pics de températures pouvant atteindre jusqu’à plus de 40°C en été. Soit une multiplication des situations telles que la forte canicule de 2003. Paris, Tours, ou Angers devraient aussi connaître des îlots de chaleur urbains augmentant encore la température en pleine ville. D’après Aude Lemonsu, chercheuse au CNRS : « Il faut dès à présent adapter nos villes et nos infrastructures en favorisant à la fois la végétalisation des espaces et des immeubles – qui lutte contre la hausse de la température et absorbe le CO2 – et leur perméabilisation ».

L’immobilier devra donc prendre en compte des matériaux urbains pour une meilleure isolation des bâtiments, ce qui entraînera la ventilation naturelle.

Villes menacées par cette hausse :

Nice, Toulon ou encore Marseille représentent un investissement risqué quand on pense aux températures des prochaines décennies. Mais les dispositifs de l’État et l’obligation de mettre en place des logements adaptés freineront les effets négatifs. Il faudra par conséquent réaliser une étude approfondie des quartiers avant d’investir.

Source : InvestissementLocatif.com

Villes à privilégier :

Mais les zones d’attrait touristique et économique se déplaceront plus au Nord : Grenoble, Lyon ou encore Orléans.

Source : InvestissementLocatif.com

Montée des eaux

Le dérèglement climatique est aussi à la source d’une montée des eaux dans certaines régions, avec des crues, des inondations ou des submersions. Les risques les plus élevés se dirigeraient davantage vers le littoral Atlantique, notamment en Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, dans les Pays de la Loire, dans le Nord, la Somme et le Pas-de-Calais.
Face à ce risque, l’État a mis en place des Plans de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) prioritaires pour identifier les zones les plus exposées et préconise la construction d’espaces de secours surélevés dans les immeubles. Le littoral et l’intérieur des terres sont concernés.

Par conséquent, les propriétaires immobiliers pourraient faire face à une éventuelle dévaluation de leur patrimoine.

Quelles villes menacées ?

Les risques d’inondations concerneraient Brest, Nantes, Bordeaux et au Havre. Ces inondations menacent fortement nos ports et industries, et pourraient impacter notre économie.
Concernant le risque de crue, celui-ci se situerait plutôt au niveau des différents fleuves qu’abrite la France, tels que la Seine, la Loire, la Garonne ou encore le Rhône.

Investir dans des villes telles que Bordeaux, Nantes ou encore Marseille reste néanmoins avantageux. Et ce, bien qu’elles présentent un certain degré de risque invitant à une étude poussée selon les quartiers.

Les villes où investir :

Pour se prémunir, certaines villes constituent un investissement plus intéressant, telles que Nancy, Grenoble ou encore Metz.

Source : InvestissementLocatif.com

Feux de forêts

Le réchauffement climatique amplifie la fréquence et l’intensité des feux. Les graves incendies en Australie entre 2019 et 2020 ont hélas montré combien les risques étaient élevés. À l’horizon 2040, les zones en France qui pourraient connaître des situations comparables à leur échelle sont le Sud-Est et le Sud-Ouest selon le ministère de la Transition écologique, ainsi que les données de Météo-France. Des régions telles que le sud de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et du Languedoc-Roussillon, l’Occitanie, la Corse et l’est de l’Aquitaine présentent un indice forêt météo (IFM) plus important.

Pour autant en France, 95% des incendies sont gérés grâce au service de sécurité civile avant même qu’ils n’atteignent une surface supérieure à 5 hectares. Cependant, près de 500.000 habitations se situeraient dans des zones à fort risque.

  • Face à cela, l’État a mis en place un État des Risques et Pollutions (ERP), une information obligatoire que le propriétaire doit mettre à disposition des futurs acquéreurs ou locataires qui détermine les risques naturels et technologiques.
  • De plus, la DFCI (Défense de la Forêt Contre l’Incendie) veille à ce que les conditions d’aménagement et d’entretien de l’espace rural et forestier soient respectées.

Villes à risque :

Il est possible d’investir aujourd’hui à Marseille, Montpellier ou encore Nice. Cependant, il faut prendre ses précautions sur les localisations pour ne pas choisir les terrains les plus enclins à connaître les feux de forêt.

Vers où reporter son attention ?

Malgré un risque qui s’étend aux forêts du nord de la France, les métropoles sont particulièrement éloignées des risques de feu à long terme.

Source : InvestissementLocatif.com

Où investir en 2040 ?

Source : InvestissementLocatif.com

Cette analyse est proposée par Investissementlocatif.com