Immobilier : Moins de biens à louer, plus de biens à vendre

L’offre de biens sur le marché de la location diminue au profit du marché de la transaction selon les données Stat’ici portant sur le marché locatif au 1er semestre 2022.

Façades d'immeubles à Bordeaux en Nouvelle Aquitaine ou l'offre de biens à la location est en forte baisse.

© adobestock

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Mauvaise nouvelle pour les candidats locataires, généralement étudiants et jeunes actifs l’offre de logements à louer se réduit. « La location concerne environ 40 millions de personnes en France, soit bien plus de la moitié de la population. Pourtant, d’après les comportements observés sur notre portail il semblerait que le marché se tende avec une offre en baisse et une demande toujours plus accrue. La part des biens sur le marché de la location diminue au profit du marché de la transaction« , constate Philippe de Ligneville, DGA Marketing Communication et Data de Bien’ici. Voici ce qu’il faut retenir de la nouvelle livraison l’Observatoire Stat’ici x Bien’ici.

1 bien sur 4 à louer en 2022

Un quart des annonces immobilières concerne un bien à louer alors que les locations représentaient un tiers des annonces en 2019.

L’offre d’appartements à louer a chuté de 13% entre 2021 et 2022. La baisse atteint 17,5% pour les studios.

Face à la contraction de l’offre, la demande locative continue de progresser : Le volume de contacts location a progressé de 32% au 1er semestre 2022 suite à un premier trimestre qui a démarré trés fort.

Tension de la demande oblige, le volume de contacts par annonce a progressé de 46% au 1er semestre 2022.

Des disparités régionales

La contraction de l’offre locative varie selon les régions. En toute logique, les disparités régionales se traduisent ans le nombre de contacts générés par annonce de location. Au 1er semestre 2022, cette progression s’établit à : +70,2% en Auvergne Rhône Alpes, +60% en Bourgogne-Franche-Comté, +18% en Bretagne, +52% en Centre-Val-de-Loire, +2% en Grand Est, +18% dans les Hauts-de-France, +49% en Ile-de-France, +58% en Normandie, +96% en Nouvelle Aquitaine, +9% en Occitanie, +15% en Pays de la Loire, +47% en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Un contexte peu favorable pour les locataires

« La tension du marché s’accentue au fil des mois, et cela depuis plusieurs années déjà. Ce contexte peu favorable pour les locataires est marqué aussi bien par le manque d’offre que par la demande croissante croissante, analyse Régis Sébille, Data analyst chez Bien’ici. On se retrouve ainsi dans une situation où on compte davantage de postulants pour un même bien. Sans oublier le fait que de nombreux locataires ne peuvent libérer leur logement, l’accession à la propriété et les conditions de crédit étant plus difficiles.« 

Et de conclure : « On peut craindre les effets à court terme d’une crise du logement, déjà existante en zone tendue, à laquelle il faudra nécessairement répondre par une hausse de l’offre avec des dispositifs
incitatifs pour les bailleurs, comme pour les primo-accédants, et plus généralement un accompagnement des personnes dans leur recherche immobilière.
« 

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