Spectacle, communication, équitation… tous les chemins mènent à l’immobilier

Consultante au sein de l’agence immobilière De la cour au jardin, Karine Alcantara a eu plusieurs vies avant d’exercer ce qui fut son tout premier métier : agent immobilier. Retour un parcours pour le moins atypique.

Karine Alcantara a eu plusieurs vies avant d'être consultante au sein de l'agence immobilière De la cour au jardin

© DR.

Karine Alcatara a eu plusieurs vies avant de retrouver ses premières amours, l'immobilier.

 0
Temps de lecture estimé : 4 min

Après avoir passé son enfance au Sénégal, Karine Alcantara arrive en France pour ses études supérieures. « J’ai suivi des amis à Bordeaux où je me suis inscrite pour suivre un DEUG de sciences du langage, un peu par hasard », confie-t-elle. Son cursus terminé, Karine Alcantara se voit proposer, par son beau-père, un poste d’agent immobilier en banlieue parisienne. « Il m’a appris le métier. J’ai travaillé avec lui pendant un an environ avant de partir dans le Sud de la France Je vais alors laisser l’immobilier de côté pendant plus de vingt ans. »

Un parcours au grès des passions

A Bordeaux, de 1991 à 1994, Karine Alcantara devient programmatrice d’une salle de spectacle. « Je me rendais à Paris et au festival d’Avignon pour sélectionner les spectacles que je planifiais ensuite dans la salle pour laquelle je travaillais. Je m’occupais aussi de la communication », précise-t ’elle. Une expérience qui lui plait mais en véritable touche à tout qu’elle est Karine Alcantara a, à côté de son travail, une tout autre passion : l’équitation.

« Si bien qu’au bout d’un certain temps, il m’a fallu choisir entre mon travail dans le spectacle et l’équitation », reconnait-elle. Après mûre réflexion, en 1995, elle décide à nouveau de se reconvertir. « Je suis revenue en région parisienne pour passer un diplôme de gestion des entreprises équestres. J’ai aussi obtenu deux brevets d’état d’éducateur sportif. J’ai ainsi démarré mon activité, en 1998, en ouvrant une école d’équitation. J’ai été enseignante dans un premier temps, puis formatrice d’enseignants en équitation. Cependant, suite à des soucis de santé, il devenait compliqué pour moi de monter à cheval, j’ai donc choisi de me spécialiser dans l’élevage de chevaux de sport ».

A cette époque, Karine Alcantara voyage beaucoup. « Je vais régulièrement à l’étranger pour trouver les poulains qui vont pouvoir performer, je les formais puis je les vendais pour démarrer une carrière sportive. Mon plus beau souvenir est d’avoir vendu un poulain à une cavalière des Jeux Olympiques », se souvient-elle.

De la vente de chevaux à l’immobilier

Après 15 années dans le milieu de la compétition équestre, Karine a envie de nouveaux horizons. C’est alors qu’une de ses amies lui parle de l’activité d’agent immobilier, son tout premier métier. « J’aime rencontrer les gens, les accompagner dans leurs projets, raconter l’histoire d’un lieu, communiqué dessus, etc. C’est une voie qui s’est imposée à moi comme une évidence », indique Karine Alcantara qui commence à travailler pour un grand réseau immobilier national en 2018. Sa première année d’activité est un franc succès.

« Ce travail me correspondait tellement que ça a tout de suite très bien marché : j’ai réalisé une quinzaine de ventes sur ma première année », précise-t-elle avant d’ajouter « Je me suis rendu compte à quel point mes expériences passées dans la communication puis dans la vente de chevaux me servaient beaucoup dans cette nouvelle activité pour présenter un bien, le mettre en valeur et trouver des acquéreurs ». Cela étant, au bout d’un an, elle ressent l’envie de travailler pour un réseau à taille humaine, moins généraliste aussi.

S’imprégner de l’histoire des lieux pour mieux la raconter

Le hasard faisant bien les choses, elle entend bientôt parler de De la cour au jardin, un réseau immobilier spécialisé dans les biens de charme. « La philosophie de ce réseau m’a tout de suite parlé, c’est une entreprise familiale qui met en avant un certain art de vivre. Pour ma part, je suis capable de vendre la cabane dans la montagne à 50 000 euros comme le château à deux millions d’euros. Ce qui m’intéresse c’est de raconter l’histoire des lieux, d’accompagner les vendeurs comme les acquéreurs dans leur projet. »

Convaincue d’avoir trouvé le réseau qui lui correspond, Karine Alcantara intègre De la cour au jardin en octobre 2019. « En parallèle, je décide de me former en immobilier en passant un Bachelor européen en immobilier à l’ENACO que j’obtiens en 2021 ». En 2022, elle complète son parcours par une expertise en valeur vénale pour estimer au mieux les biens qui lui sont confiés. Elle travaille le soir, le week-end, ne compte pas ses heures…

Un travail acharné et surtout passionné qui aujourd’hui porte ses fruits. « Après trois ans d’activité au sein De la cour au jardin je ne travaille plus que sur recommandation », conclue-t-elle ravie.