Les taux de crédit record sous la barre des 1% pourraient se généraliser avant l’été

Tous les professionnels du financement sont unanimes : les taux de crédit baissent. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter selon Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com…

Le début du mois d’avril confirme la tendance initiée début mars. En effet, si quelques établissements seulement avaient baissé leurs barèmes en mars, le mois d’avril est synonyme de baisses franches et généralisées de la quasi-totalité des banques. « Nous observons des baisses comprises entre -0,05% et -0,25% selon les établissements et les durées, explique Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com. Des baisses qui confirment donc que ce qui s’est passé en mars n’était pas une exception mais bien une tendance de fond et c’est donc une excellente nouvelle pour les futurs emprunteurs…

Un mouvement baissier quasi-unanime

« En clair, les banques qui avaient maintenu leurs barèmes inchangés le mois dernier, viennent de revenir dans la course, l’écart se creusant, elles ont clairement perdu des dossiers au mois de mars et il était donc temps pour elles de revoir leurs grilles de taux afin de ne pas passer à côté du marché», ajoute-t-elle.

Les taux moyens s’affichent à 1,34% sur 15 ans, 1,54% sur 20 ans et 1,75% sur 25 ans. Mais il faut plus que jamais aller plus loin que ces taux affichés et pourtant déjà considérés comme bons car la grosse majorité des taux obtenus oscillent plutôt autour de 1,00%/1,35% pour les prêts allant de 15 à 25 ans, et les dossiers avec au minimum 20% d’apport passent allègrement sous la barre de 1% quelle que soit la durée (jusqu’à 20 ans compris et même 25 ans dans certains cas).

Des taux directeurs qui se sont effondrés en moins de deux mois

Passant ainsi de 0,80% début février à 0,30 début avril, les taux directeurs après une longue période de stabilité à 0,70%/0,80% se sont littéralement effondrés depuis mi-février. Une baisse de 50 points de base qui permet aux banques de retrouver un peu d’air sur leur marge et de baisser leurs barèmes sans perdre trop d’argent. « Une opportunité que les banques ont saisie en mode gagnant/gagnant : en empruntant plus bas, je peux prêter plus bas, c’est aussi simple que cela », explique Maël Bernier.

Evolutions à venir ?

« Comme nous le répétons depuis des semaines, les taux vont rester bas et pourraient même à nouveau baisser, peut-être pas facialement mais dans les négociations obtenus sur le terrain, conclut Maël Bernier. Les taux record sous la barre des 1% pourraient se généraliser avant l’été afin de permettre aux banques d’engranger un maximum de dossiers et de prendre ainsi de l’avance sur leurs objectifs annuels. Du moins tant que les OAT continueront de leur accorder des marges supplémentaires.

© SweetRédaction