A Marseille, les primo-accédants empruntent plus et sur une durée plus longue

Montant moyen emprunté, revenu annuel moyen par famille, durée initiale du prêt… Quel est le profil des emprunteurs réalisant pour la 1ère fois un achat immobilier à Marseille ? Décryptage …

Les conditions d’emprunt très avantageuses ont permis à chacun de se lancer dans leur projet immobilier. Les primo-accédants en profitent et portent le marché immobilier. Qui sont-ils ?

A Marseille, les primo-accédants empruntent toujours plus et plus longtemps

Malgré une hausse des revenus moyens des ménages marseillais, les primo-accédants ayant acquis un bien à Marseille ont vu le montant moyen de leur emprunt augmenter de 16,10 % entre 2014 et 2019, passant de 198 100 € à 230 000 €. Cette hausse du montant moyen emprunté est en partie due à la hausse des prix de l’immobilier de la cité phocéenne (+1,5 % sur les 12 derniers mois) mais qui reste moindre comparé aux 5 autres villes françaises les plus peuplées que sont Paris (+6,4 %), Lyon (+5,9 %), Toulouse (+4,5 %), Nice (+3,4 %), Nantes (+ 4,2 %).

Dans le même temps, le taux d’apport moyen a baissé de 5 points en passant de 21% en 2014 à 16% au 1er semestre 2019. Par ailleurs la durée moyenne initiale du prêt s’est vue légèrement rallongée en passant de 271 mois en moyenne en 2014 contre 280 mois en 2019. « Alors qu’au niveau national, le montant moyen emprunté au 2e trimestre 2019 est de 223 700 €, Marseille est légèrement au-dessus. Pour ne pas perdre en surface les emprunteurs n’ont d’autre choix que d’augmenter le montant de leur enveloppe et d’emprunter sur de plus longues durées », analyse Jessy Julien, Directeur régional Est-Sud de Cafpi.

Une augmentation de la part des dossiers en surfinancement

En 2019, la part des dossiers en surfinancement est de 36%, soit 13 points de plus qu’en 2014. « Les taux très bas permettent aux primo-accédants de réaliser des emprunts en surfinancement, c’est-à-dire qui excèdent la valeur du bien à financer, compensant la baisse du taux d’apport moyen, ajoute Jocelyn Deleplace, Directeur de secteur sur Marseille de Cafpi. Cette hausse des dossiers en surfinancement s’explique également par le besoin pour les emprunteurs de payer les frais annexes, tels que les droits d’enregistrement et certains travaux. L’attractivité des taux explique également la baisse du taux d’apport moyen qui passe de 21% en 2014 à 16% en 2019. » La baisse des taux couplée à une moindre hausse des prix de l’immobilier à Marseille a de quoi inciter les primo-accédants à sauter le pas en vue d’acquérir un bien immobilier dans la région.

Les conditions d’emprunts très avantageuses de ce début d’année ont permis à chacun de se lancer dans son projet immobilier. « La politique accommodante de la Banque Centrale Européenne et la forte concurrence entre les banques va faciliter l’accès à la propriété, et ce jusqu’à mi 2020 au minimum, explique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi. Les taux très faibles compensent la hausse des prix de l’immobilier et permettent à chacun une amélioration de leur pouvoir d’achat.»

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