Crédit immobilier : Des taux toujours favorables à l’achat mais de nouvelles contraintes…

Début d’année compliqué pour les emprunteurs… Malgré des taux restent encore très attractifs, il faut désormais plus de temps et d’efforts pour obtenir un crédit dans de bonnes conditions.

Cafpi a négocié pour ses clients des taux à 0,58% sur 10 ans, 0,79% sur 15 ans, 0,96% sur 20 ans et 1,15% sur 25 ans. « Le taux moyen est resté sous la barre des 1% jusqu’à 20 ans, malgré une légère augmentation. Ce retour à la hausse est dû à l’attentisme des banques en début d’année, à leur désir de retrouver de la marge, ainsi qu’au durcissement des conditions d’accès au crédit », indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi.

Une légère hausse des taux a été observée en décembre. Cafpi a négocié pour ses clients des taux à 0,55% sur 10 ans, 0,76% sur 15 ans, 0,92% sur 20 ans et 1,11% sur 25 ans. « Malgré cette remontée des taux, qui permet aux banques d’avoir une marge suffisante pour préserver la santé de leur modèle, le taux moyen est resté sous la barre des 1% jusqu’à 20 ans », indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi.

Début d’année compliqué pour les emprunteurs

Nouvelle hausse des barèmes des meilleurs taux affichés par les banques pour février, avec 0,46% sur 10 ans, 0,66% sur 15 ans, 0,83% sur 20 ans et 1,04% sur 25 ans. « Les recommandations de la Banque de France suite au rapport du HCSF et la pression mise sur les banques françaises avec l’arrivée prochaine de Bale, entraînent une hausse des taux sur toutes les durées et sur tous les profils », analyse Philippe Taboret. Avec une exigence accrue des banques, qui demandent plus d’apport, une durée d’emprunt plafonnée à 25 ans, de prendre leur assurance emprunteur et avec des frais de dossier en hausses, il devient de plus en plus difficile et coûteux de se faire financer, « si l’on ajoute à cela le couperet du taux d’usure, le nombre de refus de financement a plus que doublé en quelques mois passant de 10 à 25% des dossiers présentés », ajoute-t-il.

Un pouvoir d’achat en baisse

« La hausse continue des prix de l’immobilier, même si elle a pu être compensée en partie par des taux extrêmement bas en 2019, a entraîné une baisse du pouvoir d’achat des Français », commente Philippe Taboret. Par exemple, entre janvier 2019 et janvier 2020, la capacité d’emprunt avec un crédit sur 20 ans pour une mensualité de 1 000 € est en baisse dans la plupart des grandes villes françaises : -5,72 m² à Rennes ; -4,69 m² à Nantes ; -4,44 m² à Lille ou encore -4,39 m² à Toulouse. Seuls les acheteurs à Reims (+2,35 m²) et Nice (+1,29 m²) où le prix de l’immobilier a peu évolué, voire diminué, ont vu leur pouvoir d’achat augmenter. « Nous espérons une relance de la construction de nouveaux logements en 2020, pour permettre de répondre de façon efficace à la forte demande des Français en matière d’immobilier », conclut-il.

Une politique favorable aux emprunteurs

Les conditions financières vont rester très attractives pour les accédants. Certes la BCE contrôle les taux d’intérêt à court terme mais elle a aussi une grande influence sur les taux d’intérêt long terme qui déterminent les taux immobiliers. « Malgré un environnement plus contraignant, les taux restent très attractifs en ce début d’année et les solutions de financement sont nombreuses mais il faut désormais plus de temps et d’efforts pour obtenir un crédit dans de bonnes conditions. Etre accompagné le plus tôt possible pour préparer son projet et trouver la bonne banque pour le financer est plus que jamais nécessaire », conclut Philippe Taboret.

 

 

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