Covid-19 : Le confinement favorise les rêves de changement avec un désir d’air et d’espace

Immobilier

Selon une étude publiée par Artémis courtage avec OpinionWay n’éteint pas les envies immobilières des Français même s’ils anticipent des difficultés au niveau du financement.

Quels sont les comportements des Français durant cette période de confinement ? Sont-ils toujours à la recherche d’un bien immobilier ? Recherchent-ils un bien plus grand, avec un jardin, avec une terrasse…situé dans une autre ville ?  Voici les résultats d’une étude menée par la société de courtage en crédit immobilier et en assurance emprunteur  Artémis courtage avec OpinionWay*.

Le confinement est propice aux recherches immobilières

Ces envies immobilières ont conduit une partie des Français à enclencher les premières étapes du processus d’acquisition. Depuis le début du confinement, 8% des Français ont ainsi recherché un bien pour en faire leur résidence principale, 7% se sont renseignés sur leur capacité d’emprunt et 5% ont même recherché des informations sur des courtiers en crédit immobilier et assurance emprunteur, signe d’un projet avanc

Les plus jeunes se démarquent encore une fois sur ces questions, puisque 15% des 18-24 ans et 20% des 25-34 ans ont recherché sur Internet un bien immobilier à acheter pour en faire leur résidence principale. Parmi les 25-34 ans, 18% déclarent avoir recherché des informations sur leur capacité d’emprunt (13% pour les 18-24 ans), et 15% se sont renseignés sur un courtier.

Mais ces recherches sur Internet traduisent également des inquiétudes socio-économiques importantes liées à la crise que nous traversons. Nombreux sont les détenteurs d’un crédit immobilier à s’inquiéter du remboursement de leur prêt. 10% ont ainsi recherché depuis le début du confinement des informations sur les démarches à suivre pour suspendre les mensualités du prêt. 8% se sont renseignés sur les formalités de baisse des mensualités de ce prêt et 8% sur la façon de renégocier leur assurance emprunteur.

Les Français ont besoin d’air et d’espace

Si la crise sanitaire liée au Covid-19 a entraîné le gel des transactions et la suspension du marché immobilier, elle n’a pas éteint la volonté d’une partie des Français d’acquérir un bien. Cette période a ainsi permis à beaucoup de bénéficier de plus de temps pour envisager un changement en termes de logement.

En ce temps de confinement, beaucoup aspirent tout d’abord à bénéficier d’air et d’espace. 11% des personnes interrogées déclarent ainsi avoir réfléchi à l’acquisition d’un logement avec jardin et 8% à celle d’un logement avec terrasse. Le besoin d’éloignement est également perceptible : 7% des interviewés ont réfléchi à l’achat d’un logement dans une autre ville, 7% d’un logement en zone rurale. 6% rêvent également d’un logement plus grand et 6% d’un logement en ville.

Ces projets sont beaucoup plus nombreux chez les 25-34 ans, une période de la vie où émerge généralement le désir d’accession à la propriété : 24% ont pensé à l’achat d’un logement avec jardin, 17% à l’achat d’un logement avec terrasse ou d’un logement situé en zone rurale, 15% à l’acquisition d’un bien dans une autre ville ou plus grand et 10% à l’achat d’un bien en ville.

Les habitants de l’agglomération parisienne, nombreux à devoir supporter le confinement dans des logements souvent exigus, sont plus nombreux à réfléchir à l’achat d’un logement avec jardin (15%), d’un logement plus grand (12%), voire d’un logement situé dans une autre ville (13%).

Les locataires semblent aussi avoir un désir d’achat : 16% des locataires réfléchissent à acheter un logement avec jardin (9% pour les propriétaires) et 12% avec terrasse (6% pour les propriétaires).

Ils anticipent des difficultés coté crédit immobilier

Autre conséquence de la crise en cours, les Français sont très nombreux à anticiper des effets très négatifs sur leurs projets d’achats immobiliers. Beaucoup imaginent qu’obtenir un prêt immobilier sera désormais plus difficile qu’avant. 81% des interviewés craignent que les banques deviennent plus exigeantes pour accorder un crédit (28% « tout à fait d’accord »), 77% anticipent des délais d’obtention de prêt allongés (20% « tout à fait d’accord ») et 74% une hausse des taux (22% « tout à fait d’accord »).

Les personnes âgées de plus de 65 ans anticipent davantage un durcissement des conditions d’accès au crédit : 89% craignent que les banques soient plus exigeantes et 81% que les délais pour obtenir un crédit soient allongés.

L’inquiétude est plus forte également parmi les catégories socio-professionnelles plus modestes : 83% des catégories populaires redoutent que les banques soient plus exigeantes pour délivrer un crédit (contre 80% des CSP+) ; 80% imaginent un allongement des délais d’obtention (contre 74% des CSP+) et 77% anticipent une hausse des taux des crédits (contre 72% des CSP+).

Les habitants de région parisienne, qui sont plus nombreux à rêver d’un nouveau logement et donc plus susceptibles de se projeter sur l’après-crise, se montrent également plus pessimistes : 86% des Franciliens jugent que les banques seront plus exigeantes pour accorder des crédits (contre 80% des habitants de province), 84% (contre 75% en province) que les délais vont être allongés et 77% que les taux vont augmenter (contre 73% en province).

Et craignent que les prix restent élevés

Ces difficultés envisagées pour obtenir un prêt se combinent pour beaucoup avec une crainte que les prix de l’immobilier restent élevés à Paris comme en province. 42% seulement des Français anticipent une baisse des prix de la pierre en province (avec seulement 8% de « tout à fait d’accord ») et 40% une baisse des prix de l’immobilier en agglomération parisienne (7% de « tout à fait d’accord »).Les 25-34 ans sont plus nombreux à juger que les prix vont baisser en province (52%) mais aussi dans en agglomération parisienne (47%).

Vous voulez en savoir plus ?  Voici l’intégralité de l’étude !

*Cette étude a été réalisée les 12 et 13 avril 2020 auprès d’un échantillon de 1 112 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

 

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