Adeline Seguin : sa passion pour la déco lui permet de « performer » dans l’immobilier

Adeline Seguin a découvert l’immobilier sur le tard. « Cette belle surprise » lui permet aujourd’hui d’assouvir sa passion pour la décoration et l’architecture. Adepte du home staging, elle permet ainsi aux propriétaires de vendre au prix qu’ils souhaitent. Portrait d’une « pro » inspirée …

 Ce n’était pas une vocation… Adeline Seguin n’avait jamais imaginé être agent ou conseiller en immobilier. Avant de devenir mandataire au sein du réseau Capifrance, elle a eu plusieurs vies professionnelles : dans le marketing d’abord, puis dans la rénovation : il y a 15 ans, elle et son mari achètent un château à côté de Lyon dans le but de le restaurer et de le transformer en une maison d’hôtes haut de gamme. Une fois le projet abouti, ils vendent et déménagent à Bordeaux et, là, se pose la question : Où vont-ils vivre ? C’est Adeline qui s’y colle. Elle se met en quête d’une jolie propriété à acheter.

Agent immobilier malgré elle

Elle frappe donc aux portes des propriétaires de maisons qui l’intéressent. Sans vraiment le vouloir, elle se constitue un carnet d’adresse de propriétaires-vendeurs. Et comme sa démarche est personnelle, elle « refile » ses contacts à une agence immobilière locale avec qui elle a sympathisé. A tel point qu’un jour, l’agence la sollicite pour un client à la recherche d’un bien dans le secteur. « L’agence m’appelle et me dit : Adeline, j’ai un client qui cherche tel type de bien, qu’est-ce que vous avez à vendre ?, explique-t-elle, amusée. Sur le coup, ça m’a fait rire parce que je n’étais pas agent immobilier mais ça m’a aussi donné à réfléchir et lorsque l’agence m’a proposé un remplacement de 3 mois, un peu plus tard, je me suis dit pourquoi pas ! »

Indépendante et libre

Une fois en poste, Adeline Seguin découvre avec plaisir le métier mais la vie réglée d’une agence immobilière, avec ses méthodes de travail imposées, ne l’intéresse pas. Elle tient trop à son indépendance et à sa liberté. Elle opte donc pour le réseau Capifrance et décide de se lancer en tant que mandataire indépendant. Les premiers mois sont durs, elle l’admet : il faut du temps pour lancer l’activité, se faire connaître, se familiariser avec le secteur, bref il ne faut rien lâcher. Au bout de 6 mois, son travail et son opiniâtreté payent. Elle s’impose comme une excellente professionnelle dans la vente de biens de prestige, « les seuls biens qui lui font pétiller les yeux » comme elle aime le dire, et elle fait aujourd’hui partie du top 3 de son réseau en Gironde !

80 % de ses biens sont valorisés par du home staging

Son secret ? Sa botte magique ? Sa passion pour la décoration et l’architecture ! A chaque bien correspond une stratégie de vente bien précise. Et à chaque fois, ça passe par un relooking. L’idée n’est pas simple à accepter par les propriétaires. Ils ne sont pas toujours emballés par l’idée de dépenser un peu d’argent pour en gagner plus. Mais elle réussit à les convaincre. D’ailleurs, 80 % de ses biens font l’objet d’une valorisation. « Aujourd’hui, les propriétaires sont très gourmands, souligne-t-elle. Il faut les raisonner. Et souvent, leur bien n’est pas à la hauteur du prix espéré. Alors, je leurs dis : si vous voulez ce prix-là, il va falloir aller le chercher et apporter des prestations. Pour que tout soit parfait, je n’hésite pas à dire à des propriétaires de châteaux de refaire faire toute la peinture des salons et tant pis si les pièces sont immenses ! »

Pas de bricolage sur les biens haut de gamme

Et comme la déco, l’architecture, Adeline a ça dans le sang, elle s’amuse, elle s’éclate … Elle change tout : les meubles, leur disposition, la couleur des murs, les salles de bains … « Attention, on ne fait pas de bricolage, se défend-elle. Sur des biens de haut de gamme, c’est impossible. J’essaye toujours de tirer le meilleur parti de chaque propriété.» Pour réaliser les projets, Adeline Seguin s’est entourée de compétences. Elle travaille avec une entreprise de Home Staging à Bordeaux, « Valoriser Vendre ». Elle les guide sur le style et les objectifs de home staging qu’elle veut pour chaque projet. « Ensuite, elles proposent les solutions, les idées et le mettent en place pour la vente : elles font un travail formidable. »

95 % des acquéreurs n’ont pas d’idée concernant la déco

Et lorsque les propriétaires n’acceptent pas le home staging chez eux, elle ne se décourage pas : de toute façon, elle ne peut s’empêcher quand même de mettre sa patte. Avant d’envoyer sur place un photographe professionnel, elle change la disposition des meubles, modifie l’harmonie des pièces… Elle y passe des heures. Pour que tout soit joli et mis en valeur… Et peu importe si ces aménagements rallongent les délais de vente ! « Je bataille contre l’argument éternel de mes propriétaires qui consiste à dire : les acheteurs mettront à leur goût. Car ce n’est pas vrai : 95 % des acquéreurs n’ont pas d’idée concernant la déco. Ce qu’ils veulent : poser leurs meubles et leurs cartons dans un lieu prêt à l’emploi mais qui colle quand même aux tendances actuelles ! »

Son autre cheval de bataille, c’est le prix !

Très à cheval sur le prix de marché, Adeline se refuse aussi à faire de la surenchère à l’estimation. « Ca ne sert à rien de laisser en vente un bien dont le prix n’est pas cohérent avec le marché. Tout le monde perd son temps. Et il ne faut pas se leurrer : aucun parisien ne va débarquer avec une mallette pleine de billets ! » Si, au bout d’une semaine, le bien n’attire pas les visites ; très vite, elle baisse le prix. » Les vendeurs sont prévenus !

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