« Covid-19 : En Belgique, tout le monde respire car tout le monde reprend son activité », Yves Van Ermen.

Yves Van Ermen est l’invité d’Alexis Thiebaut pour Mon Podcast Immo pour parler du marché immobilier en Belgique.

Aujourd’hui, nous quittons la France pour nous intéresser au marché de l’immobilier en Belgique. Intervenant lors de la table ronde « voyage au bout du Virus » (organisé par MySweetImmo en partenariat avec la cellule internationale FNAIM) Yves Van Ermen, membre du conseil d’administration de Federia et ancien président de l’IPI (Institut Professionnel des Agents Immobiliers) connait parfaitement le secteur de l’immobilier en Belgique. Il a répondu aux questions d’Alexis Thiebaut pour MySweetImmo.

La situation aujourd’hui

En Belgique, tout le monde respire car tout le monde reprend son activité. Depuis le 11 mai, les agents immobiliers peuvent reprendre leurs visites avec des particuliers. La réouverture est effective depuis le 4 mai pour tout ce qui est B to B. Donc beaucoup de soulagement de pouvoir retourner sur le terrain. Alors comment va se comporter à l’avenir ? Difficile à dire. Beaucoup d’éléments interviennent.

Comment sera la suite de l’année 2020 ?

Il faut d’abord savoir que 2019 a été une année record pour l’immobilier en Belgique, aussi bien au niveau des prix que du nombre de ventes. Il y a donc des chances pour que cela se tasse, surtout au niveau des volumes de vente. Toutefois, nous espérons que la chute ne sera pas trop importante. Il y a tout une série d’éléments positifs pour l’immobilier. En effet, cela reste une valeur refuge en Belgique. Ici, 70% de la population est propriétaire.

Des mesures gouvernementales ?

En Belgique, nous avons beaucoup de gouvernements. Nous avons un niveau national et des niveaux régionaux. Il y a eu des aides au niveau fédéral pour les indépendants (les agents immobiliers en Belgique travaillent sous un statut d’indépendant). Il y a aussi eu la mise en place d’un chômage covid-19. Par ailleurs, Federia a négocié des aides pour toutes les agences immobilières qui ont dû arrêter leur activité et qui avaient des frais d’agences fixes.

Les prix vont-ils baisser ?

Peut-être un petit peu. C’est très difficile de savoir aujourd’hui. On observe dans certains sondages que tous les gens confinés rêvent d’une maison avec jardin. Les notaires nous disent qu’il y a une augmentation des divorces et donc l’arrivée de certains biens immobiliers non-prévus. Certains commerces vendent des biens immobiliers pour se faire de la liquidité pour tenir durant cette période difficile. Il y a donc des biens disponibles. D’un autre côté, les taux d’emprunt restent attractifs mais les conditions d’octroi des prêts se durcissent. Les banques deviennent un peu plus frileuses. Il faut au minimum un apport de 10% de la part de l’acheteur.

Quels conseils à un potentiel investisseur

La Belgique est toujours très attractive, en particulier pour les français. Ici, les prix sont nettement moins haut qu’en France. Investir en Belgique reste intéressant quand on est français, car on y trouvera des volumes qu’on ne peut pas se payer en France.

Soutien aux professionnels français

Bon courage à tous mes collègues agents immobiliers français. Nous avons tous les mêmes difficultés et nous devons tous nous battre pour avoir une reprise efficace.

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