« Faire de nos conseillers des experts en valeur vénale », Sebastien Bigot, Rezoximo

Sebastien Bigot, directeur de Rezoximo est l’invité d’Ariane Artinian au micro de Mon Podcast Immo.

Lors de sa convention annuelle en ligne qui s’est tenu en avril en lignecompte tenu des circonsa, Sébastien Bigot, nouveau directeur de REZOXIMO (Groupe ORYX, qui compte également Proprietes-Privees.com, immo reseau, etc.) a annoncé le plan de développement de son réseau. Un réseau de niche, exclusivement réservé aux professionnels de l’immobilier, qui prévoit d’enrichir encore plus leur expertise avec une palette d’actions de formation / coaching, dont la formation à l’expertise immobilière.

Sébastien Bigot, plus de 20 ans d’immobilier et de formation

Nommé en 2019 à la tête du réseau qu’il pilote depuis Nantes, le nouveau directeur de REZOXIMO officie dans l’immobilier depuis ses 18 ans. Successivement négociateur, directeur d’agence, directeur régional puis commercial de plusieurs groupes immobiliers nationaux, il monte un réseau de formation immobilière qu’il dirige pendant 6 ans avant de revenir au métier au sein d’un réseau de mandataires. C’est cette palette très large d’expériences et de compétences qu’il apporte désormais à REZOXIMO et à ses 80 conseillers.

Un réseau de niche qui vise les 300 conseillers en 2023

Exclusivement réservé aux professionnels de l’immobilier, REZOXIMO, qui compte aujourd’hui 80 mandataires, prévoit d’en recruter 60 cette année et d’atteindre les 300 conseillers d’ici 3 ans, pour trouver ensuite une vitesse de croisière à environ 500 conseillers, conservant ainsi un nombre limité de membres par département.

Avec 2,5M€ de CA en 2019, Rezoximo s’était fixé pour objectif de réaliser une croissance de 30% en 2020. Avant le confinement, le réseau avait déjà dépassé les chiffres du Q1 2019 de 60%.

REZOXIMO offre une rémunération à 80% dès le 1er euro. Pour que ses professionnels ne perdent rien aux avantages de l’agence, le réseau s’appuie sur le service juridique du Groupe ORYX pour rédiger leurs compromis : un atout majeur pour les clients souhaitant gagner quelques semaines dans leur processus d’acquisition/vente.

Comment se porte le marché de l’immobilier à la sortie du confinement ? Comment un réseau de mandataire traverse-t-il cette période compliquée ? La reprise est-elle là ? Sebastien Bigot,  directeur de Rezoximo, a répondu aux questions d’Ariane Artinian. Extraits choisis.

Comment se passe la reprise chez Rezoximo ?

Très bien ! Nous sommes débordés. Nous n’étions pas très inquiets sur la reprise immédiate de l’activité. Il s’agit d’un rattrapage des compromis et actes qui n’ont pas pu se faire pendant le confinement. L’élément rassurant, c’est que très peu de dossiers se sont éteints pendant le confinement, peu de personnes sont revenus sur leur achat… C’est donc très positif pour nous. Autre élément rassurant : les clients acceptent à nouveau assez facilement de nous recevoir chez eux. C’était un des points d’interrogation, avec cette pandémie qui est encore présente. Nous avons beaucoup communiqué sur les gestes barrières, l’équipement de nos agents, pour rassurer nos clients vendeurs. Résultat : nous avons une activité d’entrée de mandat supérieure à celle d’avant-confinement, et un taux d’exclusivité qui augmente, car beaucoup de vendeurs se disent que c’est plus sécurisant car ils n’ont pas envie de faire défiler trop de professionnels chez eux. Ça me rassure, car l’activité d’après-demain, c’est-à-dire de l’automne, ce sont les mandats qui rentrent aujourd’hui.

Moi je suis quelqu’un de très positif. Je pars du principe que quand on a une attitude négative, on va générer du négatif. Mais il ne faut pas être idéaliste. Il faut être prudent, ce qui permet de se concentrer sur notre activité. La suractivité ne doit pas masquer le fait que pendant 2 mois, on a rentré peu de mandats et que ça, on risque de le payer un peu plus tard. Donc si on arrive, dès maintenant, à être très actif sur les entrées de mandats, on peut compenser cette période de difficulté.

Rezoximo, c’est quoi ?

Notre ADN, c’est « les pros en réseau ». Nous ne recrutons que des professionnels de l’immobilier, et non des personnes en reconversion professionnelle. Personnellement, je suis un pur produit des réseaux d’agences immobilières, j’ai travaillé dans de grandes enseignes nationales, et pendant des années je voyais d’un mauvais œil l’émergence des réseaux de mandataires. Mais chez Rezoximo, nous n’avons pas une volonté de développement à outrance. On ne cherche pas à recruter massivement. L’idée est d’organiser notre développement et notre recrutement pour éviter qu’il y ait une sur-concurrence au sein même de Rezoximo sur les territoires. Je n’oppose pas les agences et les réseaux de mandataires. Ceux qui nous rejoignent sont dans une phase de leur activité où ils veulent pouvoir organiser eux-mêmes leur temps, ce qui n’est pas possible en agence. Ils veulent gagner autant voire plus avec un chiffre d’affaire qui est souvent plus bas (il faut souvent faire 2 fois plus de chiffre d’affaire dans une agence pour avoir la même rémunération). Et puis développer son propre réseau. L’idée c’est : « Je veux être indépendant, autonome mais pas isolé ».

Avez-vous recruté pendant le confinement ?

Oui nous avons recruté. Avant le confinement, nous avions un objectif de 3 à 5 recrutements par mois. Nous avons recruté 3 personnes en mars, 2 personnes en avril et 2 personnes en mai.

Comment sont-ils rémunérés ?

On rémunère à hauteur de 80% de leur chiffre d’affaire, dès le premier euro.

Vos projets de développement ?

A court terme, notre projet est de continuer à développer des outils de dématérialisation. Par ailleurs, même si nous sommes un réseau de professionnels, nous formons beaucoup nos agents. Cela a été le cas pendant le confinement. Nous sommes actuellement en train de travailler sur notre parcours de formation qui est la « Pro Académy » et de renforcer ce volet formation. Le confinement nous a perturbé sur ce point, car on a beaucoup avancé sur le programme prévu pour l’année… donc nous sommes en train d’aller chercher de nouvelles formations avec de nouveaux formateurs. L’idée est de poursuivre cet accompagnement pour que le déconfinement se passe bien. Et puis d’accompagner nos agents sur la mise en place d’une stratégie complémentaire : l’idée est d’être le point central des clients pour tous leurs projets immobiliers.

A plus long terme (début 2021), notre volonté est d’accompagner l’intégralité de nos agents sur une formation d’expert immobilier en valeur vénale. Une arme qui leur sera très utile, surtout en cette période où l’on parle de resserrement des crédits. L’idée est de leur apporter une compétence dans l’expertise des biens, dans l’estimation, au-delà de ce qu’ils peuvent avoir actuellement, et de leur donner ainsi plus de légitimité.

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