Crédit immobilier : La remontée de la production en mai confirme la reprise du marché !

© adobestock

Tous crédits confondus, la production de nouveaux crédits à l’habitat atteint en mai 21,1 milliards d’euros, soit un montant supérieur à mai 2019. Ce dynamisme devrait perdurer au regard des demandes de prêts reçues en juin et des récentes baisses de taux ou décotes pratiquées par certaines banques en juillet.

La reprise constatée par l’ensemble des professionnels du secteur se confirme dans les chiffres de la Banque de France publiés le 6 juillet.

Une hausse de la production hors renégociations de plus de 30 % en mai… après une baisse dans les mêmes proportions en avril !

En mai, la production de crédits immobiliers, hors renégociations a augmenté de plus de 33 %, retrouvant ainsi son niveau du mois de mars 2020 : 14,3 milliards (contre 10,7 milliards en avril). Pour rappel, en avril, hors renégociations de crédit, la production était tombée à 9,8 milliards d’euros, en baisse de 32 % sur un mois, et 45 % depuis février 2020. Tous crédits confondus, en mai, la production atteint 21,1 milliards, un chiffre même supérieur à celui de mai 2019 (18,2 milliards) à un moment où les transactions atteignaient pourtant un niveau record.

« Cette hausse de la production de crédits en mai hors renégociations est liée à la reprise rapide des transactions immobilières dès la mi-mai et au dynamisme très fort du marché qui s’en est suivi comme en témoigne ce retour au niveau de production de crédits d’avant confinement alors même qu’en mai, il n’y a même pas eu un mois complet d’activité », analyse Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer.

Chez Vousfinancer, la production de crédits est équivalente à celle de l’année dernière. A fin juin, le montant total de crédits financés au 1er semestre atteint 1,5 milliard d’euros de crédit, un chiffre égal à celui du 1er semestre 2019.

Toujours beaucoup de renégociations de crédits mais un mouvement qui devrait ralentir

La Banque de France confirme en effet la poursuite du mouvement de renégociations de prêts, mais dans une moindre mesure, pour un volume de 6,8 milliards contre 9,6 milliards en avril (32 % des crédits en mai, après 47 % en avril). Une activité soutenue que constate aussi Vousfinancer dans son réseau d’agences. Au 1er semestre, à fin juin, chez Vousfinancer les renégociations de crédit ont augmenté de 53 % par rapport à la même période en 2019 et leur part dans la production de crédit totale a doublé ! Elles représentent 15 % des crédits au 1er semestre 2020, contre 7 % au S1 2019.

« Le mouvement de renégociations de crédit a fortement repris cette année pour plusieurs raisons. Beaucoup de demandes qui avaient été déposées en fin d’année 2019, à un moment où les taux étaient à nouveau très bas, n’ont été traitées qu’en 2020, en raison de la priorité donnée aux dossiers d’acquisitions. Par ailleurs, ceux qui souhaitaient renégocier leur crédit mais ne l’avaient pas encore fait, ont pris le temps d’effectuer les démarches pendant le confinement, et n’étant pas tributaires d’une signature notaire, ces dossiers ont pu aboutir rapidement ces dernières semaines. Mais avec la reprise des transactions, les renégociations ne vont plus être prioritaires dans les banques, et avec l’été les délais vont légèrement s’allonger. Il n’est toutefois pas trop tard pour renégocier son crédit ! », explique Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.

Des taux moyens pratiqués globalement stables…

Dans les chiffres de la banque de France, le taux moyen des crédits nouveaux hors renégociation est de 1,17 % en mai, en hausse de 1 point de base sur un mois (1,16 % en avril), soit une relative stabilité alors que pourtant, en mars et avril les barèmes affichés par les banques ont augmenté, de 0,30 % en moyenne, avant de rebaisser légèrement en juin et juillet. Cela montre que les banques ont accordé des décotes de taux par rapport aux barèmes affichés, notamment aux meilleurs profils qui sont ceux qui ont pu obtenir un crédit immobilier pendant le confinement ou juste après…

Pour le mois de juillet, les taux restent très attractifs et la plupart des banques ont laissé leurs barèmes globalement stables. Deux banques nationales ont affiché toutefois des baisses de 0,15 à 0,25 % alors qu’en régions on note quelques hausses mais limitées et seulement sur certaines durées.« On observe par ailleurs que les banques font de belles réductions de taux depuis quelques semaines pour capter les profils qui les intéressent, sur lesquels il y a une forte concurrence interbancaire. On obtient ainsi à nouveau des taux proches des plus bas historiques et que l’on n’avait pas revus depuis le début de l’année 2020 », explique Sandrine Allonier.

Actuellement les taux moyens sont de 1,20 % sur 15 ans, 1,40 % sur 20 ans et 1,60 % sur 25 ans, mais des agences ont négocié pour des beaux profils des taux à 0,90 % sur 15 ans, 1,05 % sur 20 ans et 1,20 % sur 25 ans.

 

 

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