Brexit : Les acheteurs britanniques ont jeté leur dévolu sur les maisons de campagne en Bretagne …

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A quelques mois de la fin de la période de transition du Brexit, le marché immobilier français voit revenir les acheteurs britanniques. Que visitent-ils ? Les maisons en campagne en Bretagne, en Normandie … Une aubaine pour les vendeurs. Le point avec Sextant France.

A quelques mois de la fin de la période de transition du Brexit, fixée au 31 décembre 2020, le marché immobilier français voit revenir les acheteurs britanniques. Après un coup d’arrêt lors du vote du Brexit, les demandes ont été multipliées par trois depuis l’annonce officielle de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Sextant France, réseau de mandataires immobiliers installé à Londres et à Paris, revient sur quelques faits marquants : la Bretagne est en tête des régions plébiscitées et les maisons en campagne sont les biens les plus recherchés, une aubaine pour les vendeurs Français.

Les acheteurs britanniques plus que jamais fidèles au marché immobilier français

Avec une augmentation exponentielle de la demande sur le marché immobilier français par rapport à 2019, l’été 2020 confirme l’attrait retrouvé des acheteurs britanniques pour la France. “Nous avions observé un coup d’arrêt au moment du vote du Brexit, lié aux nombreuses incertitudes et au manque de visibilité pour les britanniques. Depuis que la sortie est actée, les demandes ont été multipliées par trois”, expliquent Brice Bonato et Matthieu Cany, co-fondateurs et dirigeants de Sextant France, réseau de mandataires immobiliers installé à Londres et à Paris. “Un attrait de longue date : les britanniques investissaient déjà dans l’immobilier en France avant d’entrer dans l’Union européenne : ils étaient historiquement les plus gros acheteurs sur le marché des non-résidents.”

Cette tendance devrait se confirmer dans les mois qui viennent et pourrait même s’accélérer d’ici l’été 2021, voire au-delà. En effet, l’immobilier français a connu un véritable boom depuis début juin (+ 44 % de transactions sur la période de juin à août pour le réseau Sextant France). 10 % des acheteurs accompagnés par Sextant sont britanniques.

Le confinement a été un déclic pour bon nombre d’acquéreurs

“Ces chiffres confirment le fait que le confinement ait été un déclic pour bon nombre d’acquéreurs qui souhaitent changer de vie et qui investissent en ce sens« , expliquent Brice Bonato et Matthieu Cany. « Il en est de même pour les acquéreurs britanniques. L’incertitude sur la situation économique liée au Brexit au Royaume-Uni les pousse à trouver un pied-à-terre, en résidence principale ou secondaire, en dehors des frontières de leur pays. »

Ce mouvement sera aussi soutenu par la typologie des acquéreurs britanniques, essentiellement des seniors ayant capitalisé dans leur vie active au Royaume-Uni et souhaitant s’installer en France pour y vivre leur retraite avec un bon pouvoir d’achat.

La Bretagne en tête des régions les plus recherchées

Du côté des régions attractives pour les acheteurs britanniques, la Bretagne arrive en tête puisqu’elle représente 18 % du volume d’affaires du réseau Sextant France et plus globalement le Grand Ouest français

“Les acheteurs britanniques privilégient les régions avec un accès facile à une gare ferroviaire ou un aéroport local leur permettant de rentrer facilement voir leur famille au Royaume-Uni. La Normandie, le bassin aquitain ou encore la Région Pays-de-la-Loire sont les zones privilégiées pour leurs recherches.”

96% des biens recherchés sont des maisons en campagne

Quant à la typologie de biens recherchés, “ce sont les maisons en campagne qui sont très recherchées. Elle représentent 96 % du total des demandes formulées par les acquéreurs britanniques”, affirment Brice Bonato et Matthieu Cany. « La clientèle britannique redynamise la campagne : elle fait tourner le marché immobilier et aussi les commerces de proximité, des petits villages parfois désertés avec des projets de maisons d’hôtes ou de restauration de mas de campagne de charme par exemple.”

“Ce fort intérêt pour le marché Français et surtout l’ouest de la France, zone privilégiée par les britanniques, est une aubaine pour les vendeurs”, analysent Brice Bonato et Matthieu Cany. « L’enjeu pour un vendeur est d’avoir un maximum d’acquéreurs potentiels et la clientèle britannique supplémentaire vient renforcer cette capacité d’un vendeur à trouver un acquéreur au bon prix dans le bon délai.”

Ce fort intérêt outre Manche pour les biens français s’expliquent par plusieurs éléments

  • L’immobilier est une valeur refuge en France et au Royaume-Uni

“La relation à la propriété est la même de part et d’autre de la Manche, avec un taux de propriétaires de 65 % dans les deux pays. Au même titre que les Français, les Britanniques considèrent ainsi l’immobilier comme une véritable valeur d’investissement pour sécuriser leur avenir et leurs avoirs.»

  • Les prix de l’immobilier sont plus élevés au Royaume-Uni qu’en France

“Par exemple, le prix d’un m² en ville est 13 % supérieur en Angleterre qu’en France. Les britanniques sont aussi beaucoup plus endettés avec un encours bancaire immobilier moyen 1,5 fois supérieur aux français, essentiellement dû à la durée d’emprunt plus longue outre-manche (25 ans contre 20 ans en France). Ils sont ainsi beaucoup plus exposés aux risques du marché immobilier”.

  • La conjoncture actuelle joue aussi un rôle

“L’annonce de la date du Brexit a précipité les vendeurs britanniques à se séparer de leur bien de peur de voir les prix chuter, quitte à accepter des fortes baisses de leur prix initial de vente. Cela a eu pour effet de geler les prix.”

 

 

 

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