Les Femmes de l’Immo/Sophie Richard (Viagimmo) : « Je suis amoureuse de ce que je fais, j’ai trouvé ma voie avec le viager »

Sophie Richard

Viagériste, juriste et agent immobilier aux Sables-d’Olonne, Sophie Richard a fondé le réseau Viagimmo, spécialisé en viager. Aujourd’hui, il compte déjà 15 agences ! Portrait d’une femme déterminée, qui a fait confiance à son intuition et qui trace sa route « contre vents et marées ».

Pourquoi avoir choisi l’immobilier ?

J’ai suivi des études juridiques et j’ai obtenu un master en droit privé et carrières judicaires. Pour diverses raisons, notamment celle de rester vivre dans ma ville de cœur, auprès de ma famille, j’ai candidaté au poste de juriste à l’Agence Départementale d’Information sur le Logement et l’énergie ( ADILe) en Vendée. Je m’y suis épanouie une dizaine d’années. Avec le recul, je pense que ces années m’ont permis de bien comprendre l’importance et la valeur de la communication entre les gens pour trouver des solutions aux intérêts de chacun. Je pouvais assurer des rendez-vous sur la défiscalisation, le financement avec des investisseurs, et l’heure d’après, je pouvais rencontrer un locataire qui était menacé d’expulsion. Il était alors important d’être pédagogue et d’avoir une qualité d’écoute très active. Et c’est d’ailleurs les piliers, les valeurs qui me tiennent à cœur aujourd’hui : avec mes clients, les licenciés de la marque, avec les candidats à recruter.

Ces années ont été, sans que je le perçoive à ce moment-là, un véritable observatoire de constats. Les gens sont en manque d’informations sur beaucoup de sujets et le logement est au cœur des préoccupations. Au bout de 10 ans à l’ADILe, et de différentes missions à responsabilités que j’ai adoré, j’avais le sentiment d’avoir fait le tour de mon poste. J’avais besoin de nouveaux challenges, d’apprendre encore sur le droit immobilier qui est très évolutif et c’est ce qui me plaît.

J’ai fait confiance à mon intuition. J’ai démissionnée, sans filet. J’étais déterminée.

J’ai créé ma 1ere société où j’ai fait de la vente traditionnelle et crée un portefeuille de location saisonnière et à l’année. J’ai suivi également une courte formation sur le viager qui m’a convaincue de la pertinence de cette voie. Pour autant on ne devient pas viagériste après 3-4 jours de formation. J’ai alors décidé d’enrichir mon savoir. Le viager est devenu ma conviction, j’avais trouvé ma voie. Je savais où aller chercher l’information, la décrypter et l’adapter pour la rendre la plus intelligible pour tous. J’ai alors conçu tous mes process, mes outils métiers, comme les mandats de vente, les compromis viager qui ne s’achètent pas en librairie Tissot ou sur le web…

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer en franchise ?

J’ai pris le temps d’observer et d’analyser le marché du viager en France. Peu d’acteurs, marché assez opaque, confidentiel. Aucun réseau de franchise au sens où je l’entendais : un réseau d’agences immobilières spécialistes de cette vente en commerce organisé. J’ai décidé une nouvelle fois de faire confiance à mon intuition et déterminée je me suis lancée. Je m’engageais avec un objectif clair : être la 1ere occupante sur ce marché et installer durablement la marque dans le paysage immobilier français, tout en redonnant au viager ses lettres de noblesse.

Je suis allée au salon de la franchise pour m’imprégner de ce nouvel univers. Je me suis entourée des bonnes personnes spécialisées pour consolider mon modèle économique et le réseau Viagimmo est né fin 2017.

J’ai tout investi pour créer Viagimmo. Je me suis entourée de compétences expertes que j’ai entièrement auto financées, sans levée de fonds mais en maitrisant mes risques. J’ai été lauréate du passeport pour la franchise en 2018, prix décerné par un jury pluridisciplinaire spécialisé dans la franchise. Et le développement du réseau a commencé. La 1ere agence a ouvert ses portes à Bordeaux au cours du 1er trimestre 2018. Nous sommes 15 à ce jour, certains licenciés sont en cours d’ouvrir leur 2eme point conseil et une dizaine de dossiers de candidatures sont en cours de finalisation. Je projette 25-30 agences d’ici fin 2021. Je veux prendre le temps de mailler qualitativement le réseau, je n’ai jamais été addict à la course au volume d’ouvertures.

Qu’est ce qui caractérise vos méthodes de travail ?

Avant même de parler des méthodes de travail, la 1ere étape clé d’intégration est la formation des nouveaux licenciés de la marque et du partage du savoir au quotidien. J’ai à cœur de les former moi-même, en immersion en agence pilote. C’est une formation où je prodigue des connaissances juridiques, financières et fiscales et bien évidement sur le droit immobilier du viager. Mais ce n’est pas qu’un apprentissage théorique, le temps passé sur le terrain est tout aussi important. Avec mon équipe réseau, nous accompagnons nos viagéristes dans le quotidien de leur vie d’entrepreneur.

Au sein de Viagimmo, il y a beaucoup d’échanges et de démarches pro actives entre les licenciés de la marque qui ont envie d’associer leurs bonnes pratiques avec pour objectif de développer un réseau unique et d’aller toujours plus loin, ensemble. Co-construire l’histoire de son réseau, c’est ça la clé de la réussite. Un réseau n’a de valeur qu’à travers les hommes et les femmes qui le composent. J’ai à cœur de transmettre mon savoir et d’accompagner mes licenciés vers la réussite. Je crois beaucoup en la force du collectif. L’union fait la force, l’unité la renforce est l’un de mes mantras.

Auriez-vous imaginé une telle réussite ?

Je ne sais pas si on peut parler de ‘’réussite’’ à ce stade, je suis toujours en plein développement. En tout cas, ma réussite personnelle est que je suis amoureuse de ce que je fais, j’ai trouvé ma voie chez Viagimmo. Je me suis challengée et me challenge encore quotidiennement, tout n’est pas rose tous les jours, même si le rose est ma couleur porte bonheur. Quand j’ai démissionné de mon poste de juriste, on m’a crié « mais tu es folle, jamais tu ne retrouveras un tel poste en Vendée !», quand je me suis spécialisée 100% viager on m’a nouveau rétorqué « mais tu es folle, mais tu n’en vivras pas ! ». Quand j’ai décidé de dupliquer mon modèle économique local à l’échelle nationale, on m’a encore dit « tu es folle c’est un marché compliqué, tout petit… Il n’y a rien à conquérir !». Mais, contre vents et marées, j’ai tracé ma route. Je me mets à risques à chaque fois, je n’ai jamais aimé rester dans une zone de confort, je fais des choix et m’engage pleinement.

Avoir 2 enfants en bas âges, 2 ans et 9 ans à l’époque, n’a jamais été un frein à mon désir d’entreprendre. C’est ça ma plus grande fierté. Chacun des chapitres de ma vie se font écho, ils se complètent.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans l’immobilier ?

Oser croire en soi, oser exploser son plafond de verre. Entreprendre fait ou non partie de son ADN, et quand il est là, il faut s’appuyer sur ses sens et créer. La force de conviction ne souffre d’aucune limite si ce n’est la sienne. La route est parfois semée d’embûches, c’est un travail de longue haleine…Persévérance et conviction sont me semble-t-il des ingrédients importants pour être épanouie dans sa vie tant professionnelle que personnelle car être entrepreneur c’est savoir équilibrer les 2 sans s’oublier. Et après tout, si cela ne marche pas, qu’avons-nous à perdre?

Sophie Richard, fondatrice du réseau Viagimmo
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