Crédit Immobilier : Y a-t-il un risque de remontée des taux ?

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En mars, quelques banques ont décidé d’augmenter leurs taux de 0,10 point, d’autres ont opté pour une baisse similaire, mais une majorité reste sur des niveaux inchangés. L’inflation ne présente pas encore un risque pour les taux immobiliers. Le point avec le courtier pretto.

Sur la base des premières grilles reçues, les taux restent globalement stables. Quelques banques ont décidé d’augmenter leurs taux de 0,10 point, d’autres ont opté pour une baisse similaire, mais une majorité reste sur des niveaux inchangés. L’inflation ne présente pas encore un risque pour les taux immobiliers. Enfin, signe que les recommandations assouplies du HSCF sont de plus en plus appliquées par les banques, la finançabilité continue de s’améliorer, notamment celle des résidences principales.

Les taux de mars sont globalement stables. Certains acteurs ont légèrement baissé leurs taux, tandis que d’autres les remontent. Dans les deux cas, les amplitudes de variation sont de 0,05 % à 0,10 % et s’observent surtout sur 25 ans.

Des taux très bas pour les meilleurs profils

Les premières estimations de taux moyens à partir des grilles reçues en ce début de mois sont de 0,87 % sur 15 ans, 1,04 % sur 20 ans et 1,26 % sur 25 ans. Concernant les meilleurs profils, il est toujours possible d’emprunter à des taux très bas : 0,7 % sur 15 ans, 0,91 % sur 20 ans et 1,09 % sur 25 ans.

« Les taux sur 20 ans pour les meilleurs profils ont connu une légère hausse de 0,05 point, mais les banques restent dans une volonté de prêter et d’attirer de nouveaux clients. Par ailleurs, le mouvement d’application des nouvelles recommandations du HSCF se poursuit. Les conditions d’emprunt restent favorables pour les ménages avec un projet d’achat immobilier », déclare Pierre Chapon, président de Pretto.

Un risque de remontée des taux ?

Ce maintien intervient alors que les taux d’OAT ont connu une hausse au mois de février (-0,047 % au 25/02) avant de retomber à -0,175 % au 1er mars 2021. « Les taux des OAT françaises, comme du bund allemand, ont connu une hausse notable en février. Ce mouvement est principalement dû à la confiance accrue des investisseurs en le redémarrage de l’économie, qui provoque un transfert des capitaux vers les marchés d’actions et donc une baisse des prix des obligations », analyse Pierre Chapon.

A ce jour, les marchés n’anticipent pas une flambée de l’inflation sur l’année 2021, qui est de +0,9 % en janvier pour la zone euro, loin du seuil des 2 % considéré par la BCE comme un objectif. « Nous pensons qu’il est un peu tôt pour parler d’une remontée des taux immobiliers, un sujet d’abord lié à la position de la BCE. Par ailleurs, les banques ont encore des dépôts importants et peuvent financer le crédit immobilier pour bonne part sur des ressources propres », ajoute Pierre Chapon.

A moyen terme, si les augmentations de l’inflation et de l’OAT France se poursuivent, les établissements bancaires pourraient refléter ces mouvements de marché par une hausse de leurs grilles de taux.

La finançabilité continue de s’améliorer

Preuve supplémentaire que le contexte actuel reste favorable, l’effet des assouplissements du HCSF est de plus en plus visible sur le financement des dossiers. L’indice de finançabilité des résidences principales augmente d’un point (80 points) et celui des investissements locatifs de 2 points (59 points). L’indice global, lui, se maintient à 76 points.

« Les nouvelles préconisations du HCSF ont ouvert la voie à une hausse des dossiers traités par les banques. La capacité d’emprunt a augmenté de 6 % et plus de 60 000 ménages bloqués l’année dernière par le taux d’endettement à 33 % vont pouvoir revenir. Les taux bas historiques constatés début février ont aussi aidé les demandes de financement », analyse Pierre Chapon.

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