Immobilier haut de gamme Espagne : Les prix en baisse dans de nombreuses villes créent de belles opportunités

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La crise sanitaire a accéléré la baisse des prix de l’immobilier en Espagne. Il devrait y avoir de belles opportunités en 2021 pour les acheteurs et les investisseurs. Notamment à Madrid, grâce à son prix de l’immobilier inférieur à d’autres capitales européennes, ou à Barcelone avec des vendeurs qui seront prêts à consentir de grosses remises, de l’ordre de 20 %.

Le marché immobilier haut de gamme espagnol est un marché d’ordinaire porté par la présence très forte de la clientèle internationale. L’arrivée de la Covid-19 et les restrictions de voyage ont entraîné une chute sans précédent du nombre de touristes, avec un retour à des valeurs de 1970, avec 18,3 millions de touristes en 2020 (contre 79,2 millions en 2019).

Avec la fin des restrictions de voyage, ce marché devrait retrouver sa dynamique, d’autant plus que les Européens manifestent depuis la pandémie le souhait de redécouvrir les pays et les villes accessibles en voiture ou en train. Par ailleurs, la crise sanitaire a accéléré la baisse des prix de l’immobilier en Espagne. Lorsque cette crise sera passée, cette régulation des prix aura pour effet de redynamiser le marché de l’ancien grâce au retour des investisseurs.

Opportunités à saisir sur le marché barcelonais avec des baisses pouvant atteindre 20 %

Barcelone mise depuis plus de dix ans sur l’accueil et le soutien des startups et des entrepreneurs de la tech. Cette politique économique, associée au caractère festif reconnu de la ville, à son architecture si spécifique et à la présence d’un aéroport et de grandes écoles internationales, ont fait de la capitale catalane un lieu de choix pour les étudiants, les jeunes entrepreneurs, les touristes et les investisseurs internationaux.

« Sous la barre du million d’euros, la clientèle reste avant tout locale. Jusqu’à 2 millions d’euros, elle est composée pour la moitié d’Espagnols et pour l’autre moitié d’étrangers, notamment Français et Britanniques. Au-dessus de 2,5 millions d’euros, la clientèle est 100 % étrangère, autant pour l’achat de résidences principales et secondaires que pour des investissements locatifs », explique Emmanuel Virgoulay, Directeur de BARNES Barcelone. « La pandémie et les difficultés pour voyager ont mis à mal le secteur de l’ultra luxe en 2020 », complète-t-il.

La crise sanitaire a mis à mal le secteur de l’ultra luxe en 2020

Comme dans de nombreux pays, les acheteurs ont pris conscience de l’importance de l’espace et de la nature, souvent signes d’une meilleure qualité de vie. La Zona Alta (partie haute de la ville) reste donc plébiscitée pour ses appartements de 150 à 500 m² et ses maisons de ville et villas avec vue sur tout Barcelone. « Le quartier résidentiel haut de gamme Pedralbes, très apprécié pour ses villas élégantes et la présence de plusieurs écoles internationales, dont le lycée français de Barcelone, est particulièrement prisé, tout comme le micro-quartier à la fois résidentiel et commerçant qui se situe à proximité du Parc del Turó », ajoute Emmanuel Virgoulay.

La crise sanitaire a entraîné une chute du volume de transactions, en particulier pour les biens présentant des défauts ou trop chers pour le marché. « Il devrait donc y avoir de belles opportunités en 2021 pour les acheteurs et les investisseurs, avec des vendeurs qui seront prêts à consentir de grosses remises, de l’ordre de -20 % », conclut Emmanuel Virgoulay.

Marbella : Les prix restent stables malgré la crise sanitaire

Station balnéaire réputée de l’Andalousie, Marbella a su conjuguer d’un côté son authenticité et son glamour, que l’on retrouve dans les ruelles étroites de son quartier historique, le Casco Antiguo, et de l’autre l’image de lieu de rendez-vous incontournable de la jet set. « Marbella offre un cadre de vie haut de gamme, entre boutiques de luxe, restaurants traditionnels ou branchés et ports de plaisance de prestige comme Port Banús. De plus, ses 300 jours de soleil par an et ses 23 plages sur 27 kilomètres de côte ont de quoi donner envie », commente Jeremy Lauwers, Directeur de BARNES Marbella. La clientèle à la recherche d’une vie festive de grande qualité se tourne vers des biens offrant un design moderne, avec pour la plupart des installations à la pointe de la technologie, notamment des smart houses.

« Le quartier de la Milla de Oro, situé dans la partie ouest de la ville, et reliant Marbella au complexe nautique de Port Banús est le quartier le plus recherché à Marbella », ajoute-t-il. Une autre partie de la clientèle à la recherche de la tranquillité et de la discrétion privilégieront la zone résidentielle ultra-sécurisée de la Zagaleta. Contrairement au reste du marché espagnol, la clientèle de Marbella est en grande partie représentée par des étrangers (environ 95% des acheteurs), en provenance des pays d’Europe du Nord, à la recherche de résidences secondaires.

Selon Jeremy Lauwers : « Même si certains vendeurs ayant besoin de liquidités sont prêts à baisser leurs prix de 15 à 20%, voire jusqu’à 35% dans certains cas, la majorité des propriétaires à Marbella, n’ont pour le moment pas besoin de vendre leur bien et les prix restent donc stables ». Pour le moment la demande reste forte pour Marbella et seules les difficultés pour visiter les biens ralentissent la finalisation des transactions. « En revanche, nous avons pour cet été énormément de demandes pour de la location saisonnière. Les touristes ont de nombreuses craintes concernant les hôtels et privilégient les vacances en famille dans un lieu où ils pourront s’isoler », conclut-il.

Madrid : Une hausse des prix de 3% à fin 2021

Classée à la 16e position parmi les villes les plus recherchées par les fortunes internationales (Global Property Handbook), la réputation de la capitale espagnole n’est plus à faire. Elle attire une clientèle venue du monde entier et en particulier d’Amérique latine, à la recherche de son offre culturelle, de sa joie de vivre et de sa somptueuse architecture.

« Après avoir monopolisé le marché en 2020 à cause de la crise sanitaire, avec 80 % des transactions, les acheteurs locaux (budget moyen aux alentours des 500 000 €) devraient laisser la place aux acheteurs internationaux aux budgets plus conséquents. Ce retour des étrangers sur le marché madrilène devrait entraîner une hausse des prix de l’immobilier de 3% d’ici la fin de l’année », analyse Eduardo Crisenti, Directeur de BARNES Madrid. Outre la qualité architecturale madrilène, les acheteurs privilégient les biens possédant les nouveaux standards de l’immobilier de prestige, tels que la sécurité, la présence d’une conciergerie et autres services modernes et digitalisés.» « Les biens les plus recherchés sont les grands appartements avec de belles hauteurs sous plafond, en étage élevé, avec terrasses, si possible situés dans les immeubles traditionnels classés », ajoute-t-il.

Un appartement de 160 m² pour 1 million d’euros à Madrid

À Madrid, deux quartiers se détachent. La zone de Salamanca avec ses immeubles en pierre de taille et briques du début du XXe siècle, ses boutiques de luxe et ses restaurants gastronomiques, est très recherchée par les étrangers qui acquièrent de grands appartements de plus de 150 m². Les secteurs de Justicia et Almagro, deux quartiers résidentiels plus anciens et authentiques, de haut standing, avec de nombreux commerces, restaurants, et lieux culturels, sont quant à eux habités par des familles espagnoles.

« Madrid est une ville historique qui pourrait tirer son épingle du jeu dans les années à venir, grâce à son prix de l’immobilier inférieur à d’autres capitales européennes. Par exemple, avec 1 million d’euros il est possible de s’offrir un appartement de 160 m² dans un quartier prisé », commente Eduardo Crisenti.

Madrid : Le marché de la location de luxe en hausse

En raison de leur polyvalence et de leur moindre risque, les locations de luxe continueront à être fortement demandées. « Les bonnes perspectives pour 2021 et le retour à la normale devraient entraîner une hausse du prix des loyers de 5% pour atteindre 3 150 €/mois pour les appartements de 150 m² et à 7 350 €/mois pour les villas de 350 m² », conclut Eduardo Crisenti.

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