Le coin du conseiller immobilier : Preuves à l’appui

De plus en plus de professionnels de l’immobilier ayant beaucoup d’expérience dans le milieu s’inscrivent à des formations pour améliorer leurs performances. Comment est-il possible que des professionnels ayant plus de 5, 10 voire même 15 ans d’expérience aient encore des lacunes professionnelles nécessitant des formations ? La réponse par Dominique Piredda.

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Les formations réunissent deux mondes

Est-il possible que ces personnes, n’aient jamais convenablement gagné leur vie ? Qu’ils manquent-ils de pratiques, d’expériences, qu’encore aujourd’hui ils ne maîtrisent toujours pas complètement leur métier ?  A l’inverse, ceux qui ne possèdent que très peu d’expérience se sont-ils trompés de formation ? Ont-ils mis la barre trop haut en décidant de rejoindre les anciens du métiers sur une formation ?

Évidemment la réponse est non, et les commentaires quotidiens des uns et des autres sur la plateforme, dont certains que je partage avec vous, sur la page Facebook du Blog mandataire-immo, en sont bien la preuve. Mais alors qu’est ce qui peut bien réunir ces deux mondes, celui des non expérimentés, et celui des très expérimentés…

Un métier complexe

He bien comme je vous le disais précédemment, mes convictions sont encore plus fortes aujourd’hui, notre métier n’est pas un métier compliqué, c’est un métier difficile. Selon le Larousse ce qui est compliqué c’est : “Ce qui est dur à démêler ou à comprendre”. Toujours selon le Larousse ce qui est difficile c’est : “Ce qui exige des efforts importants”. “Ce qui constitue une épreuve, qui peut être pénible, dur ou encore qu’on a peine à satisfaire ou à supporter…”

Vous saisissez la différence ? Elle est de taille, et explique parfaitement la disparité des expériences professionnelles entre tous les membres d’une même formation comme IMMO’SCHOOL. Bien que notre profession soit assez technique, très encadrée et qu’elle fasse appel à certaines notions juridiques, les véritables difficultés ne sont pas là où l’on pourrait les attendre, et la majorité des échecs que j’ai pu constater ne viennent pas de la complexité de notre métier, mais bien de NOS PROPRES difficultés.

Difficultés à résister à l’ascenseur émotionnel, celui que chaque mandat, chaque promesse d’achat, chaque compromis, peut nous amener à subir. Difficulté à prospecter, à aller au-devant de prospects souvent récalcitrants. Difficultés à devoir souvent travailler seul. Difficultés à s’organiser. Difficultés à maintenir un niveau de mandats suffisant. Difficultés à gérer des revenus irréguliers et souvent un manque de visibilité notamment d’un point de vue financier…

Autant de points difficiles qui ne dépendent que de NOUS. Non pas de nos capacités techniques, ou intellectuelles, mais plutôt de nos capacités comportementales, à savoir gérer notre stress, notre motivation, notre régularité dans le travail, notre persévérance ou encore notre détermination.

Il est donc facile d’en tirer les conclusions suivantes :  Bien se connaître, comprendre son fonctionnement, savoir gérer ses propres émotions, développer sa confiance en soi, bref travailler sur soi autant que travailler sur les aspects techniques de notre profession, s’avère aujourd’hui indispensable si l’on veut réussir et surtout perdurer dans ce métier.

Une véritable remise en question que certains ne comprennent pas, ou n’appréhendent qu’après quelques années d’exercice, voire, lors de certaines traversées du désert ou d’événement exogènes qui peuvent ébranler leur routine professionnelle, et les amener à se poser de nouvelles questions.Citation

 

Coach et formateur, Dominique Pirreda est aussi  l’auteur et l’animateur du blog mandataire-immo.
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