Les lieux atypiques ont la cote

Alexandra Hyron, directrice générale d’Espaces Atypiques est l’invité de Mon Podcast Immo.

Alexandra Hyron fait le point sur les méthodes de ses agences, elle nous explique comment évaluer un logement atypique comme un loft, une péniche, une usine désaffectée ou encore une église désacralisée.

Mon Podcast Immo : Quelles sont les règles à connaître pour estimer un bien atypique ?

Alexandra Hyron : En immobilier traditionnel, les biens sont estimés au prix au mètre carré par rapport à sa situation géographique et à sa surface. Les prix sont aussi fixés grâce à des comparaisons entre les lieux similaires. 

En ce qui concerne les biens atypiques, ils sont tous différents. Un espace atypique est un bien coup de cœur, rare, qui sort du traditionnel, comme une péniche ou un appartement avec une vue exceptionnelle. Il n’est donc pas possible de les comparer pour en estimer un prix. Cependant, nous avons mis au point un système d’estimation prenant en compte les particularités atypiques d’un bien. Celui-ci fonctionne grâce à des pondérations entre les points positifs et négatifs du logement (volumes, matériaux, hauteurs sous plafond…). Au fur et à mesure nous avons créé une sorte de scoring pour évaluer chaque critère afin d’estimer le prix d’un bien le plus précisément possible. Cette méthode convient parfaitement aux vendeurs car ils sont conscients des atouts de leur espace. C’est avec l’accord du propriétaire que nous fixons le prix.

Mon Podcast Immo : Est-il difficile de vendre un bien atypique ? 

Alexandra Hyron : Un espace atypique n’est pas plus difficile à revendre qu’un bien traditionnel. Aujourd’hui, beaucoup de personnes souhaitent vivre dans un espace unique avec beaucoup de personnalité, dans lequel elles peuvent s’exprimer. Les espaces atypiques plaisent beaucoup et se revendent facilement car ils ne sont pas forcément beaucoup plus cher qu’un lieu traditionnel. 

Mon Podcast Immo : Quels conseils donnez-vous à quelqu’un qui cherche ce type de bien ?

Alexandra Hyron : Il faut faire attention car les espaces atypiques, notamment les lofts, ne sont à l’origine pas prévu pour être habités. Il faut être vigilent à ce que toutes les règles d’urbanisme, d’usage et de copropriété soient respectées. 

Mon Podcast Immo : Le marché des biens atypiques, un marché en plein développement ?

Alexandra Hyron : Je constate que la proportion de lieux atypiques a réellement augmenté. Lorsque l’on regarde il y a 13 ans, à la création d’Espaces Atypiques, nous estimions notre part de marché autour de 5 à 10%. À ce moment-là, c’était un marché de niche. Aujourd’hui, le marché des biens atypiques représente environ 10 à 20% des biens, il est devenu un segment de marché. L’habitat et la décoration sont désormais au cœur des préoccupations des Français. La population prend soin de son habitat, ils prennent le temps de le décorer ou de l’aménager autrement. Par conséquent, les biens qui n’étaient pas forcément atypiques il y a 10 ans le deviennent aujourd’hui. Nous avons également constaté que les magazines et émissions de décoration parlent de plus en plus d’espaces atypiques, ce qui fait grandir la demande pour ce type de biens. 

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