Immobilier Ile-de-France : Quasi stabilité des taux de crédit

Credit immobilier
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Les taux de crédit immobilier n’ont pas bougé en mai en région Île-de-France selon les courtier Emprunt-direct.com.

Les taux de crédit immobilier n’ont pas bougé en mai en région Île-de-France, comme en attestent les barèmes communiqués tout au long de ce mois par les institutions financières partenaires d’Emprunt-direct.com. Après un mois d’avril durant lequel les banques les plus proactives en matière commerciale avaient réajusté à la baisse leurs taux, ces dernières ont, en mai, opté pour la stabilité, quand d’autres ont légèrement relevé une partie de leurs grilles.
Une part des établissements souhaite toujours capter de nouveaux clients en ce printemps de l’immobilier. Ils se donnent toujours un certain nombre d’objectifs et de là, demeurent toujours attentifs au profil des ménages candidats à l’emprunt. Ils restent, de fait, prudents et sélectifs.
Pour certains profils, les taux ont tendance à remonter. D’importantes décotes peuvent à l’inverse être consenties à destination des meilleurs dossiers, notamment des ménages disposant d‘excellentes perspectives d’un point de vue professionnel. Un écart de taux de plus en plus grand entre excellents et bons dossiers peut ainsi être observé.

« Certains établissements se veulent volontaristes après une année 2020 marquée par la crise sanitaire, et ne souhaitent pas prendre de retard de production en 2021. C’est chez ces derniers que l’on n’observe, pour l’heure, pas de hausse. Pour les autres, les relèvements sont limités. Les banques ont choisi jusqu’ici de laisser leurs taux à des niveaux très bas, même si ceci peut quelque peu affecter leurs marges. Mais il n’y a désormais plus de doute : les tensions observées sur les marchés, avec le retour des taux de l’OAT 10 ans à proximité des 0,15%-0,30%, aura, à terme, des conséquences sur le marché du crédit », indique Alban Lacondemine, président fondateur d’Emprunt Direct.
« Pour les projets des emprunteurs les plus modestes, ceci pourrait avoir des répercussions négatives. D’autant qu’ils avaient déjà pâti du changement de nature de la règle émise par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), de nature à contraindre un peu plus l’octroi de crédit… La remontée des taux pourrait se traduire par l’exclusion du marché du crédit des ménages les plus fragiles », ajoute-t-il.

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