Bien, voire très bien, mais peut encore mieux faire… : L’Association QUALITEL présente le 1er Etat des lieux du logement des Français

© adobestock

L’Association QUALITEL publie « L’Etat des lieux du logement des Français », une enquête sur la qualité réelle des maisons et des appartements qui associe mesures et observations et permet de comprendre comment l’habitat a évolué au fil du temps et à quoi il ressemble aujourd’hui. Verdict ?

L’Association QUALITEL, qui travaille depuis 1974 sur les enjeux liés à la qualité de l’habitat, publie « L’Etat des lieux du logement des Français », une enquête inédite pour analyser la qualité réelle des maisons et des appartements.

Réalisée sur un échantillon de 1 000 logements, associant mesures et observations, cette étude permet de comprendre comment l’habitat a évolué au fil du temps et à quoi il ressemble aujourd’hui. Verdict : « Bien, voire très bien sur certains points, mais peut encore mieux faire sur d’autres… ». Focus sur quelques enseignements de ce nouveau Rendez-Vous QUALITEL du Logement*.

D’avant-guerre à nos jours : comment les logements français ont-ils évolué au cours du dernier siècle ?

Au fil des dernières décennies, les logements français ont évolué, notamment en termes de configurations et d’aménagement. Ainsi par exemple :

  • Un extérieur… absolument : par définition apanage de la maison, l’extérieur se généralise aussi en appartement : plus d’1 sur 2 (54%) est aujourd’hui équipé d’un balcon et / ou d’une terrasse. En moins d’un siècle, la proportion des appartements avec extérieur a ainsi été multipliée par 3 !
  • Toujours moins de rangements : de la cave au grenier, en passant par le placard intégré, les espaces facilitant stockage et rangements disparaissent progressivement. En un siècle, la part des logements possédant une cave a ainsi été divisée par 12 et celle des logements possédant un grenier, par 3,5. Une perte d’espace non compensée par les placards intégrés : seuls 49% des logements récents sont équipés de 2 placards intégrés ou plus (41 % en appartement et 60 % en maison).
  • L’avantage aux sols souples : il y a aujourd’hui 3 fois moins de salon-séjours et 2 fois moins de chambres avec parquet qu’il y a un siècle. A l’inverse, les sols souples, moins onéreux, se sont largement démocratisés dans les salons et les chambres. La moquette a quant à elle quasiment disparu. Côté salle de bain :
  • Douche ou baignoire, la maison n’a pas choisi : 1/4 des maisons possède au moins une douche ET une baignoire, contre 6 % seulement des appartements. Globalement, le duel est remporté par la douche, qui équipe aujourd’hui 61% des logements. Plus gourmande en eau et en surface, la baignoire perd quant à elle du terrain depuis une dizaine d’années.
  • Manque de fenêtre… et d’eau chaude : seuls 38% des appartements possèdent une fenêtre dans la salle de bain v/s 81% pour les maisons. Côté eau chaude, la salle de bain peut également encore mieux faire : pour 41% des logements, l’eau chaude à température idéale de 38° met plus de 30 secondes à arriver dans la salle de bain principale, soit un gaspillage annuel moyen de 7 665 litres d’eau.  
  • Le bidet en voie de disparition : si le bidet équipait encore près d’1 logement sur 10 parmi ceux construits jusqu’au début des années 2000, il a désormais totalement disparu des constructions récentes

Isolation & chauffage : la transition écologique est-elle en marche ?

Le logement s’adapte progressivement au grand défi du siècle : le réchauffement climatique. Ainsi, par exemple :

  • En maisons, énergies fossiles en voie de disparition, énergies renouvelables en amorce : le nombre de maisons chauffées au gaz a été divisé par 2 et le fioul a été banni des constructions récentes. A l’inverse, les pompes à chaleur et l’électricité se sont démocratisées. Les EnR tendent à se développer : elles représentent aujourd’hui 8 % des modes de chauffage dans l’individuel, et 1 maison récente sur 4 en est nativement équipée.
  • L’isolation devient le standard : à partir de 1980, l’isolation thermique se développe de plus en plus et est aujourd’hui systématique dans toutes les constructions récentes. Le double-vitrage est aussi devenu la norme : aujourd’hui, 94 % des logements sont équipés en double ou triple vitrage.
  • Des volets à toutes les fenêtres, ou presque : 8 logements sur 10 sont entièrement équipés d’occultations, dont 54 % par des volets roulants.

Des progrès restent à faire : par où commencer, sur quoi insister ?

Dans différents domaines, le logement peut encore mieux faire. Ainsi, par exemple :

  • Un taux d’humidité souvent trop élevé, des moisissures encore trop répandues : les moisissures jouent toujours les troubles fêtes : près d’1 logement sur 5 présente des moisissures visibles à l’œil nu, dans les salles de bain, mais aussi dans les chambres, où le taux d’humidité est particulièrement élevé (3 logements sur 10 présentent un taux d’humidité supérieur à 60% dans les chambres, v/s 55% recommandé par les médecins).
  • La sécurité, qui laisse encore à désirer : dans 4 logements sur 10, la porte d’entrée présente moins de 3 « vrais » points de fermeture, minimum requis par les assurances. Et quand la porte est infranchissable, le cambrioleur passe par la fenêtre. Or, en rez-de-chaussée, seulement 1/3 des logements ont des fenêtres équipées de barreaux ou d’occultation.  
  • L’adaptation des immeubles aux personnes âgées et handicapées, qui progresse encore trop lentement : 2 immeubles sur 3 ne disposent pas d’ascenseur. Et quand il y en a un, 1 habitant sur 5 doit franchir des marches avant de l’atteindre. Des contraintes problématiques au quotidien, pour tous ceux qui souffrent de perte d’autonomie. 60% des Français se disent d’ailleurs insatisfaits de l’adaptation de leur logement aux personnes handicapées.
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