Le logement représente près de 50% des frais de vie courante d’un étudiant

Etudiants
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Covid oblige, la rentrée étudiante est plus chère en 2021. Le coût de la rentrée étudiante est cette année évalué à 2392,47€, augmentant de 1,32% depuis 2020 !

Le coût de la rentrée étudiante ? 23 922,47 euros en hausse de 1,32%

Pour la 19e  année consécutive, la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes, la première organisation étudiante) publie son indicateur du coût de la rentrée et du coût de la vie pour un étudiant. Le coût de la rentrée étudiante est cette année évalué à 2392,47€, augmentant donc de 1,32% depuis 2020.

La FAGE y distingue deux types de frais : les frais de rentrée et les frais de vie courante. En 2021, le logement représentera une fois de plus près de 50% des frais de vie courante d’un étudiant. Le loyer et les charges demeurent inévitablement le premier poste de dépense d’un étudiant avec une augmentation de 1,9 % atteignant en Région une moyenne à 499,95 euros. Ce coût augmente considérablement en Île-de-France (+ 2,19%) où il atteint en moyenne 674,30 euros.

Cette évolution s’explique notamment par la continuité de dépenses nouvellement obligatoire pour les étudiants en raison de la crise COVID, à l’instar des masques et du gel hydroalcoolique. Les frais de vie courante plus particulièrement, passeront de 1 131,53 € à 1 132,44 € en Région et de 1 342,07 € à 1 351,14 € en Ile-de-France. Ces frais sont ceux que connaissent les étudiants tout au long de l’année universitaire et pourtant la seule mesure annoncée pour la rentrée est une augmentation dérisoire des bourses sur critères sociaux de 1%.

Un accès au logement inégalitaire

Depuis toujours la FAGE dénonce un accès au logement inégalitaire, complexe et de plus en plus couteux. Entre tension quantitative dans de nombreuses villes universitaires et hausse constante des frais de loyers, cela fait de l’accès au logement une réelle problématique sociétale, pour lesquelles de véritables propositions et plans pluriannuels sont plus qu’urgents.

Le loyer et les charges demeures le premier poste de dépenses d’un étudiant avec une augmentation de 1,9% atteignant en région une moyenne de 499,95 euros. Ce coût augmente considérablement en Ile-de-France (+2,19%) où il atteint 674,30 euros en moyenne.

En 2021, le logement représentera une fois de plus près de 50% des frais de vie courante d’un·e étudiant·e. Il est urgent qu’une politique de logement efficiente et prenant véritablement en compte les besoins des étudiant·e·s soit instaurée.

Une précarité des étudiants en hausse

La précarité qui frappe les jeunes et plus particulièrement les étudiantes et les étudiants a été beaucoup médiatisée ces derniers mois et à raison : la crise sanitaire qui atteint la France depuis mars 2020, rapidement devenue sociale et économique, a eu comme conséquence l’exacerbation des problématiques préexistantes et n’a finalement fait que grossir le trait d’une réalité déjà bien installée et dont peu se préoccupaient. En l’espace de quelques mois, aux prémices de l’épidémie, ce sont plus de bénéficiaires accueillis dans les AGORAé – les épiceries sociales et solidaires du réseau de la FAGE – qu’en 10 ans d’activité depuis leur création.  

Cette année encore, l’indicateur du coût de la rentrée nous ramène à la réalité : il est impossible pour un étudiant de surmonter celui-ci sans avoir recours à une aide parentale, un prêt ou encore un job étudiant qui se font d’autant plus rare avec la crise sanitaire qui sévit toujours. 

Les propositions de la FAGE pour améliorer la vie des étudiants 

La FAGE demande une plus grande ouverture du parc social HLM aux étudiants : il est nécessaire de travailler sur les délais d’attribution, de garantir une meilleure communication et de moderniser l’offre en rendant les logements plus adaptés au « profil étudiant », tout en facilitant la colocation.

La FAGE demande également la généralisation de l’encadrement des loyers dans l’ensemble des zones en tension. L’arrêt du dispositif pendant plusieurs années dans les villes qui l’avaient mis en place a été un échec. De nouveau rendu possible avec la loi ELAN, seules quelques villes comme Paris ou Lille ont décidé de mettre en place ce dispositif. Il est aujourd’hui temps pour les responsables politiques des différentes communautés d’agglomérations concernées de mettre en place cet encadrement sur leur territoire

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