Immobilier neuf : Les mises en vente en baisse d’un quart par rapport au 2e trimestre 2019

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Pour la FPI, l’offre reste trop contrainte : trop peu de permis de construire accordés, avec trop peu de constructibilité ; trop de recours ; trop de normes qui s’accumulent etc. Résultat, les ventes de logements neufs rebondissent mais sans retrouver les niveaux du cycle 2016-2019.

Selon la  FPI, qui publie les chiffres du deuxième trimestre 2021 de son Observatoire statistique national, baromètre des indicateurs avancés en logement dans toutes les régions de France, lancé en 2010, au T2 2021, les promoteurs ont vendu 27,2 % de logements de plus qu’au T2 2020, mais c’est une bonne nouvelle en trompe l’œil, car 2020 était historiquement faible. Par rapport au T2 2019, la baisse est -14,1 % : le secteur n’a donc pas encore renoué avec le niveau d’activité d’avant les élections municipales et l’épidémie, ni rattrapé le retard accumulé.

La demande est de retour

Les ventes en bloc baissent nettement ce trimestre, par rapport à un T2 2020 où, massives, elles avaient porté le marché. Bonne nouvelle : ce sont donc les ventes aux particuliers qui rebondissent ce trimestre. Le neuf garde toute la confiance des acquéreurs, qui le plébiscitent.

Pour Pascal Boulanger, Président de la FPI France, qui regroupe les promoteurs immobiliers de France en logement et en immobilier d’entreprise : « Côté demande, les indicateurs s’améliorent, les clients sont là, les programmes se vendent bien. Si nous n’avons pas encore retrouvé le niveau d’activité d’avant 2020, c’est que nous manquons de logements à vendre.»

Une croissance durable à portée de main, à condition de la vouloir

Face à la demande dynamique de ménages qui ont beaucoup épargné et qui plébiscitent le neuf, l’offre reste trop contrainte : trop peu de permis de construire accordés, avec trop peu de constructibilité ; trop de recours ; trop de normes qui s’accumulent etc. Le résultat : des mises en vente en baisse de près d’un quart par rapport au T2 2019, une offre inférieure de plus de 30 000 logements par rapport à son niveau de 2018. 35 000 logements collectifs sont en projet : 20 000 de moins qu’à la même date en 2019.

Le Gouvernement a pris conscience de cette chute de l’offre et la mission confiée à François Rebsamen, sous la forme d’une commission dont la FPI est membre, en témoigne. Il faudra que des mesures tangibles en résultent.  

Et  Pascal Boulanger de poursuivre : «  Le logement neuf, c’est du bien-être, de l’activité, de l’emploi, des recettes fiscales et sociales, des gains environnementaux etc. C’est un véritable réservoir de croissance durable, qui reste malheureusement sous-exploité, faute de volonté politique. Il faut réhabiliter l’acte de construire, qui est nécessaire utile et noble, et renouer avec l’ambition de faire la ville agréable, abordable et durable dont nous avons besoin ».

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