Prolongation du PTZ jusqu’à fin 2023 : une bonne nouvelle même en période de taux bas !

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Bonne nouvelle, le Prêt à taux zéro est finalement prolongé d’un an au-delà de 2022, sans changement de sa méthode de calcul et de prise en compte des revenus.

A une période où les villes augmentent fortement dans les villes moyennes, le maintien du dispositif est essentiel pour ne pas exclure les primo-accédants de ces villes. En effet, en zone A, A Bis et B1, le montant du prêt à taux zéro peut atteindre 40 % du montant total de l’opération à financer. C’est le cas par exemple de Reims, Angers ou Orléans, villes dans lesquelles les prix dans l’ancien ont augmenté de plus de 7 % en 1 an et de plus de 25 % en 5 ans (même + 50 % à Angers).

Par exemple, pour une famille de 4 personnes avec 50 000 € de revenus, acheter dans le neuf à Reims un bien de 200 000 € permet de bénéficier d’un PTZ de 80 000 € sur 20 ans avec 5 ans de différé d’amortissement (mais jusqu’à 15 ans possible sous conditions de revenus).

Une aide essentielle dans les villes moyennes dans lesquelles les prix sont en forte hausse !

« Nous sommes très satisfaits de cette décision de reconduire jusqu’à fin 2023 l’un des derniers dispositifs d’aide à l’accession à la propriété, qui en outre contribue à soutenir le secteur de la construction, impacté par la crise sanitaire. En cette période de hausse des prix notamment dans les villes moyennes, très prisées des primo-accédants, mais également de durcissement des recommandations du Haut conseil de stabilité financière devenues contraignante, il est essentiel que ceux-ci puissent encore bénéficier d’un coup de pouce pour accéder à la propriété », explique Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer.

Dans les villes des zones B2 et C comme Brest, Limoges ou Quimper, dans lesquelles les hausses de prix dépassent également 6 % sur 1 an et 25 % sur 5 ans, le PTZ peut atteindre 20 % du montant global de l’opération, soit 40 000 € pour une opération de 200 000 €.

La valeur ajoutée du PTZ : le différé d’amortissement

Ces dernières années, sous l’effet de la baisse des taux, la pertinence du dispositif avait été remise en cause… Mais outre son taux à 0 %, l’efficacité et l’effet solvabilisant de ce dispositif réside surtout dans le différé de remboursement qu’il accorde. La valeur ajoutée du PTZ : le différé d’amortissement, réel atout au moment où la recommandation du HCSF de ne pas dépasser 35 % d’endettement devient contraignante.

Pour rappel, le prêt à taux zéro est accordé sur des durées de 20 à 25 ans selon les cas, et comprend 2 périodes :

  • la période de différé, pendant laquelle l’emprunteur ne rembourse pas le PTZ (cette période est, selon les revenus, de 5, 10 ou 15 ans),
  • la période de remboursement du prêt, qui suit le différé et varie entre 10 et 15 ans.

Un cas d’école …

Un couple avec 2 enfants, 2 750 €/mois de revenus à 2, souhaite acheter un appartement à 200 000 € à Saint Etienne. Il a droit à un prêt à taux zéro de 40 000 € sur 25 ans avec un différé d’amortissement de 15 ans. Il emprunte en parallèle 160 000 € sur 25 ans à 1,4 % (hors assurance).

  • Mensualité du PTZ : 333 €
  • Mise en place d’un lissage : mensualité de 752 € sur toute la durée du prêt
  • Soit un coût total de 25 582 €
  • Taux moyen du prêt : 0,98 %
  • Taux d’endettement : 27 %

Sil achète sans prêt à taux zéro (pour un crédit de 200 000 € à 1,4 % sur 25 ans) :

  • Mensualité : 790,5 €
  • Cout total : 37 153 €
  • Taux d’endettement : 28,7 %

 Ainsi la mise en place du prêt à taux zéro permet d’économiser plus de 11 000 € sur le coût total du prêt, de faire baisser le taux d’endettement et équivaut à une baisse du taux de 0,40 point ! En outre il est probable que le couple revende le bien avant 15 ans, et solde donc le prêt à taux zéro avant même de l’avoir remboursé. En cela, le PTZ est un vrai levier pour les primo-accédants.

 « S’il est vrai qu’à un moment où on emprunte à moins de 1 %, le fait d’avoir un PTZ peut sembler moins impactant sur le coût total du crédit que lorsque les taux étaient à 4 %, il n’est pas négligeable pour autant, et la valeur ajoutée du PTZ est vraiment le différé de remboursement. On ne commence à le rembourser qu’au bout de 5 à 15 ans en fonction de ses revenus, et même avec un lissage, cela allège les mensualités de remboursement, limite l’endettement et permet de respecter plus facilement les recommandations du Haut conseil de stabilité financière qui vont devenir contraignantes à partir du 1er janvier 2022 », conclut Sandrine Allonier, directrice des études de Vousfinancer.

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