Immobilier : Qu’est-ce qui pousse encore les Français à vouloir vivre dans les grandes villes ?

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Vivre en ville, mais à son rythme, à la fois loin du bruit et de l’agitation et à proximité des commerces et des transports… Voilà l’environnement urbain qui fait rêver les Français, selon l’enquête Century 21.

Dans quel type de ville aimeraient vivre les Français ? Vaste question ! Certains n’imaginent poser leurs valises que dans une métropole, synonyme d’anonymat et d’effervescence ; d’autres -et ils sont de plus en plus nombreux- fantasment sur l’image d’Épinal du petit village où chacun se connaît et se reconnaît. Le réseau Century 21 s’est posé la question et a mené l’enquête.

Les petites villes et les zones rurales plébiscitées

Le confinement est sans doute passé par là : aujourd’hui, les zones à faible densité de population offrent une image plus attractive que les grandes métropoles. 72% des personnes interrogées se disent attirées par les petites villes de moins de 20 000 habitants et 68% des interviewés ont confié qu’ils seraient également attirés par le fait de vivre dans une commune de zone rurale, ce qui représente une grande majorité des communes françaises. Seuls 27% se projettent dans des villes de plus de 100 000 habitants.

Fait marquant : Paris n’attire plus… au contraire, on peut parler de désamour ! 79% déclarent ne pas être attirés par l’agglomération parisienne — symbole de la grande métropole par excellence.

Une attractivité des grandes villes variable selon les âges

Autant l’attrait des petites villes et des communes rurales est un sentiment relativement bien partagé dans la population, autant l’attirance pour les grandes villes est davantage une question de générations. Ainsi, les moins de 35 ans sont près de la moitié (49%) à se dire attirés par les villes de plus de 100 000 habitants… contre seulement 12% des 50 ans et plus. Et si les Français n’avaient pas le choix et devaient vivre dans une ville à forte densité de population, la majorité opterait d’abord pour la périphérie proche (44%) ou pour un quartier un peu excentré (40%). A l’inverse, moins d’un tiers des Français (31%) se disent attirés par les zones de centre-ville.

Accessibilité et vie culturelle, les maîtres mots de l’idéal urbain

Les Français séduits par les villes de plus de 100 000 habitants mettent en avant un certain nombre d’arguments. Première raison invoquée par 42% des personnes interrogées : la diversité des activités culturelles proposées (musées, cinémas, concerts…). Plus de 30% évoquent aussi la présence de bars, restaurants et discothèques ou l’offre sportive et associative, et 23% les horaires étendus des magasins. C’est l’avantage d’une grande ville : hors crise sanitaire, on peut dans la même journée manger japonais, faire une expo et se lancer dans l’apprentissage de la boxe anglaise !

Autre atout majeur de la grande ville : l’accessibilité. Pour 38% de la population, le fait de pouvoir rejoindre une multitude d’activités à pied ou par les transports en commun est une raison suffisante pour vivre dans une grande agglomération. Ce chiffre grimpe même jusqu’à 43% chez les femmes et les plus de 50 ans. Mais ces points forts sont nuancés par plusieurs inconvénients tels que le bruit, cité par 53% des sondés comme le frein principal à la vie en ville.

La pollution, rédhibitoire pour 48% de la population

Autre raison majeure pour fuir les grandes agglomérations : la pollution, rédhibitoire pour 48% de la population. Enfin, habiter dans un grand ensemble urbain a souvent un impact sur le coût de la vie. Ce seul argument pousse 37% des Français à bouder les grandes villes. Au final, depuis le début de la crise sanitaire, 79% de la population s’est posée des questions sur son mode de vie urbain et plus des 2/3 des sondés ont songé à déménager dans une zone rurale ou une ville plus petite.

*Enquête Harris Interactive pour « L’Immo, la référence info » (www.limmo.media) réalisée du 26 juillet au 2 août 2021 auprès d’un échantillon de 1012 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas

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