Bilan Immobilier 2021/ Notaires de France : Toujours plus de ventes à prix toujours plus élevés

À l’occasion du lancement de l’opération « Parlons de Toits », les Notaires de France ont dévoilé le bilan immobilier de l’année 2021 et les premières tendances pour 2022.

Immobilier Lyon

© adobestock. A Lyon, le prix des appartements anciens a progressé de 50% en 5 ans selon les Notaires de France.

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1 198 000 transactions immobilières en 1 an

À fin octobre 2021, le nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois en France (y compris départements d’outre-mer hors Mayotte) est de 1 198 000 contre 1 156 000 à fin juin. « Le volume annuel de transactions est en hausse depuis le 4e trimestre 2020, après la décrue survenue entre fin 2019 et le 3e trimestre 2020 », notent les notaires de France.

Si l’on se réfère à l’année 2019, 2020 étant une année exceptionnelle compte-tenu de l’arrêt quasi total de la chaîne de l’immobilier pendant plusieurs semaines, la hausse serait de 14,5% (1 198 000 transactions en 2021 vs. 1 046 000 en 2019).
En 2021, le dynamisme du marché immobilier a en effet permis un rattrapage après les semaines de confinement de l’année 2020. Le volume annuel de transactions est en hausse depuis le 4e trimestre 2020, après la décrue survenue entre fin 2019 et le 3e trimestre 2020.
Depuis la sortie des confinement(s) et dans un contexte de taux historiquement bas, les Français ont accéléré la concrétisation de leur projet. La crise sanitaire a révélé de nouveaux comportements immobiliers chez les Français.

Elle a conforté beaucoup de candidats à l’acquisition en les recentrant sur leurs besoins essentiels : espace, qualité de vie… Cela a particulièrement bénéficié aux communes moins densément peuplées où les achats de maisons sont en hausse depuis 2019. Ce sont essentiellement les acquéreurs originaires d’une commune de forte densité qui expliquent ce phénomène. Ce mouvement tangible a contribué au dynamisme du marché immobilier sur les 12 derniers mois.

La fin d’année 2021 devrait s’inscrire dans une tendance toujours haussière avec des volumes nettement au-dessus du million de transactions. Pour les prochains mois, les taux de crédit sont actuellement à un niveau plancher et ne pourront pas encore descendre significativement. Une fois l’effet de rattrapage et d’anticipation passé, il est probable que le marché immobilier retrouve un volume de transactions semblable à celui observé en 2019.

Les prix des appartements anciens ont progressé de 5,2% en moyenne

Au 3e trimestre 2021, les prix des appartements anciens en France métropolitaine ont légèrement progressé : +1,4% par rapport au 2nd trimestre 2021 (en données provisoires corrigées des variations saisonnières). Les évolutions enregistrées sur les trimestres précédents sont positives et se situent dans des proportions similaires (+1,5% au T2 2021, +0,7% au T1 2021, +1,5% au T4 2020, +1% au T3 2020).

Sur un an, les prix des appartements anciens ont augmenté de 5,2%. Elle est légèrement inférieure à celle observée l’an dernier (+6,6%) mais supérieure à celle les années antérieures (+4% en 2019, +3,4% en 2018 et +4,5% en 2017). La hausse sur un an est plus prononcée en province (+7,5%) et plus atténuée en Île-de-France (+2,5%).

Les prix des maisons anciennes progressent de 9% en moyenne

À l’échelle de la France métropolitaine, les prix des maisons anciennes au 3e trimestre 2021 ont augmenté de 2,5 % vs. le 2nd trimestre. Le constat est similaire pour la Province (+2,6%) et l’évolution est plus mesurée en Île-de France (+1,8%). En hausse de 2,5% environ de 2017 à 2019 et de 4,2% en 2020, l’évolution des prix des maisons anciennes sur un an atteint +9% au 3e trimestre 2021. L’augmentation est ainsi plus marquée pour les maisons que pour les appartements. Elle est également plus forte en Province (+9,4%) qu’en Île-de-France (+7%).

Appartements

Maisons

Le pouvoir d’achat immobilier baisse de 4 m² en 1 an pour un 50 m²

En moyenne, la surface finançable (mensualité de 800 € /mois pendant 20 ans et sans apport), d’un appartement ancien sur l’ensemble de la France s’établit à 50m² en 2021, en recul de 4m² vs. 2020 (et 56 m² à fin 2019).
Parmi les 18 plus grandes villes de France, 11 offrent une surface supérieure à la surface nationale contre 9 en 2020. Strasbourg et Toulouse sont passées au-dessus de la moyenne nationale cette année. Saint-Etienne se distingue des autres villes avec une surface nettement supérieure (147 m²) mais c’est également la ville qui connaît le plus fort recul sur 1 an (-12 m²). Concernant les communes ou la surface moyenne est inférieure à moyenne nationale, nous retrouvons seulement trois villes à plus de 40 m² : Rennes (46 M² / – 4m²), Lille (44 m² / -2m²) Nantes (42 m² / -2 m²). Il est à noter qu’aucune hausse du pouvoir d’achat immobilier n’est constatée parmi toutes ces villes.

Evolution du pouvoir d’achat immobilier (appartements) sur 1, 5 et 10 ans

Le pouvoir d’achat immobilier baisse de 8 m² en 1 an pour un 50 m²

La surface finançable moyenne à l’échelle de la France atteint 140 m², en diminution de 8m² vs 2020. À la différence des appartements anciens à l’échelle des communes, sur le marché des maisons anciennes, toutes les agglomérations étudiées ont une surface habitable qui est inférieure à la surface nationale. Les surfaces varient entre 57 m² (agglomération de Nice) et 131 m² (agglomération de Saint-Étienne).

L’ensemble des surfaces sont orientées à la baisse sur 1 an. Les plus fortes baisses annuelles (exprimées en m²) sont observées dans les agglomérations de Saint-Etienne (-13m²) et Rennes (-9m²).

Évolution du pouvoir d’achat immobilier (maisons) v sur 1, 5 et 10 ans

Les chiffres ci-dessus émanent du bilan de l’année immobilière 2021 dressé par les Notaires de France.