Crédit immobilier : Les taux de crédit se maintiennent à des niveaux exceptionnels

Les derniers chiffres de l’Observatoire Crédit Logement pour le mois de novembre font état d’une baisse des taux de crédit depuis un an.

Credit immobilier

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Le taux moyen sur un palier à 1,06% en novembre

Malgré quelques légères fluctuations, le taux moyen des nouveaux crédits se maintient à son plus bas niveau pour le 8ème mois consécutif.

En dépit de la reprise de l’inflation et du renforcement des risques de défaut d’une petite partie des emprunteurs, les établissements bancaires maintiennent les taux d’intérêt à des niveaux exceptionnellement favorables, afin de limiter les conséquences du durcissement des conditions d’octroi imposé par les autorités de contrôle des banques sur la demande de crédits des particuliers. Elles cherchent à préserver notamment l’accès au crédit des primo-accédants et des primo-investisseurs.

Depuis un an, les taux des prêts ont baissé quelle que soit leur durée à l’octroi, avec un recul le plus important sur les prêts les plus longs. Mais le renforcement de la part des durées les plus longues neutralise toujours une partie de l’impact de ces baisses sur le taux moyen.

La durée moyenne des prêts au plus haut à 240 mois

L’allongement de la durée moyenne de 7 mois depuis novembre 2020 permet d’absorber les conséquences de la hausse des prix des logements et de contenir les taux d’effort sous le seuil des 35 % et donc, dans le contexte des taux bas, d’atténuer l’impact que la hausse des taux d’apport personnel exigés aurait sinon sur les capacités d’accès au crédit.

La durée moyenne des prêts n’a jamais été aussi élevée par le passé.


Dans le cas des seuls prêts bancaires à l’accession à la propriété, 61.0% des nouveaux prêts ont une durée comprise entre plus de 20 ans et 25 ans.

4,8 années de revenus pour un logement

Mais en dépit de ces conditions de crédit toujours exceptionnelles, le coût relatif atteint son niveau le plus élevé constaté à 4.8 années de revenus en novembre 2021.

En effet, le coût des opérations réalisées par les ménages depuis le début de l’année ne ralentit pas (+ 4.4 % sur les 11 premiers mois 2021), alors que les revenus des ménages sur ces opérations augmentent quatre fois moins vite (+ 1.1 % sur les 11 premiers mois 2021).

Ainsi, l’indicateur de solvabilité de la demande se dégrade en réponse à la hausse des prix des logements qui se poursuit.

La production de nouveau crédit recule de 3,5% en glissement annuel

Mesurée en niveau trimestriel glissant, la production de nouveaux crédits montre toujours un ralentissement et recule de 3.5 % en glissement annuel.

Pourtant, la hausse du montant du prêt moyen octroyé (+ 2.5 % sur les 11 premiers mois de 2021) s’est poursuivie pour faire face à l’augmentation des prix des logements, et ce malgré l’augmentation d’apport personnel mobilisé.

Aussi, le nombre de prêts mesuré en niveau trimestriel glissant a reculé plus rapidement que la production, de 3.8 % en glissement annuel, alors qu’il augmentait encore de 39.1 % en juin dernier, par référence, il est vrai, à une période équivalente en 2020, qui avait subi de plein fouet le choc du 1er confinement.

L’activité mesurée en niveau annuel glissant peut cependant encore bénéficier de la dégradation du marché constatée en 2020 et présenter des évolutions favorables à la fin du mois de novembre : avec + 4.8 % pour la production (contre – 15.8 % il y a un an à la même époque) et + 4.9 % pour le nombre de prêts bancaires accordés (contre -18.0 % il y a un an).

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