«J’ai lâché l’Education Nationale pour l’immobilier», Cécile Roussel (Optimhome)

Après une première carrière dans l’Education nationale, Cécile Roussel a créé son « entreprise » au sein du réseau Optimhome. Aujourd’hui, elle accompagne 78 filleuls. Portrait d’une femme animée par la liberté d’entreprendre et le goût du contact humain.

Cécile Roussel 

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Mysweet’immo : Pourquoi avoir choisi l’immobilier ?

Cécile Roussel : Pendant 20 ans, jusqu’en 2014, j’ai été professeur de communication vente dans un lycée professionnel. La volonté d’entreprendre me manquait. Une amie, qui travaillait chez Optimhome m’a suggéré de faire de l’immobilier et c’est vrai que c’est un métier auquel j’avais déjà songé, plus jeune. Mais à l’époque, je manquais de maturité. Je n’avais pas osé me lancer. Là, j’ai foncé. Et ça a été une révélation !

J’ai choisi le réseau immobilier Optimhome, 100% digitalisé, et non une agence traditionnelle, car je voulais être indépendante. Après le cadre de l’éducation nationale, j’avais soif d’autonomie. Je suis devenue conseillère en immobilier indépendante. La ville de Redon, entre Rennes, Vannes et Nantes, est dynamique en termes de transactions, les biens s’y vendent vite et, dans une petite ville, je trouve qu’il est plus facile de se faire connaître, de devenir Un référent local et de développer son réseau. Très vite, j’ai décroché de nombreux mandats de ventes.

Mysweet’immo : Qu’est-ce qui caractérise votre méthode de travail ?

Cécile Roussel : J’ai rapidement ressenti le besoin de travailler en équipe. Je voulais développer mon entreprise. Etre mandataire, seul dans son coin, c’est difficile. On peut se décourager. Et puis, au bout de 4 à 5 ans, j’avais peur d’avoir fait le tour du job. Là, en développant une équipe, je savais que j’aurais deux métiers en un !

Le modèle du réseau Optimhome le permet grâce à un système de « filleuls » : ceux du 1er niveau font appel à ceux du 2e, ces derniers se chargent de sensibiliser d’autres mandataires à cette nouvelle configuration. Un vrai cercle vertueux prend forme de cette façon. Les conditions sont gagnantes pour tous : 70 % des honoraires sont destinés aux mandataires, ils en reversent 30% à Optimhome qui se charge ensuite de rémunérer les développeurs d’équipes (parrains).

Face à la charge de travail, j’ai dû « recruter » une 1ère personne, une amie qui venait de quitter son entreprise et qui cherchait un job, puis une 2e, une cliente, et puis l’équipe s’est constituée progressivement. Cela a permis de bien mailler le territoire. Et après trois années, j’avais déjà formé une équipe d’une dizaine de conseillers immobiliers sur mon secteur, tous interdépendants, un schéma inédit ! Cela a changé ma vie, c’est ce que j’avais toujours voulu faire. Aujourd’hui, sept ans après être devenue mandataire, j’ai pu élargir ce savoir-faire en dupliquant ce modèle en Bretagne et en Mayenne pour arriver aujourd’hui à plus de 70 mandataires. C’est l’effet « boule de neige » du marketing de réseau. J’accompagne 78 filleuls soit une progression d’environ 10 conseillers par an.

Mysweet’immo : Auriez-vous imaginé une telle réussite ?

Cécile Roussel : Non. J’ai choisi Optimhome parce que c’était à l’époque un réseau avec un fort potentiel de développement et où on m’offrait beaucoup de souplesse pour développer une équipe. Je n’aurais pas pu créer mon entreprise dans un réseau déjà bien implanté.

Ma réussite tient aussi sûrement à ma nature : je ne veux pas spécialement vendre, je veux surtout rendre service. Les clients le sentent. J’aime profondément animer mon équipe, manager, conseiller… Pour réussir, je pense qu’il faut garder ses conseillers longtemps, travailler dans la coopération, la bienveillance. J’ai mis en place des réunions. On se voit tous les jeudis. Il n’y a rien d’obligatoire. Vient qui veut. J’ai fondé un coworking : une quinzaine de personnes peuvent y travailler, échanger leurs expériences ou encore suivre les formations nécessaires au renouvellement de leurs cartes professionnelles.

Dans mon équipe, j’ai beaucoup de femmes et je suis contente de montrer que les femmes peuvent bien s’entendre. Je trouve que parfois les femmes sont plus dans le travail bien fait et la collaboration.

Mysweet’immo: Quels conseils donneriez-vous à ceux qui se lancent dans l’immobilier ?

Cécile Roussel : Lorsque j’intègre quelqu’un, je lui dis toujours : « ce qui est difficile, c’est la 1ère année. Ton principal ennemi ce sont tes doutes. » Beaucoup de conseillers en immobilier se découragent car certains mettent du temps pour faire leur 1ère vente. Mais notre réussite, on la doit d’abord à soi ! Il faut se donner un an et ne pas réfléchir, ni se prendre la tête. Il faut appliquer les méthodes de travail, utiliser les nombreux outils mis à notre disposition par notre réseau, aimer les gens et avoir évidemment un certain sens du relationnel. Et ne pas oublier aussi que c’est un métier qui se fait dehors !