2022 : L’immobilier promis à de beaux succès…

Immonot.com publie tous les deux mois la tendance du marché immobilier. Cette dernière est issue d’une enquête nationale réalisée en janvier 2022 auprès d’études notariales réparties sur toute la France.

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En ce début d’année, les prévisions des notaires confirment la force d’attraction de la pierre ! Les acquéreurs en font un investissement prioritaire. Tandis que les maisons et appartements attirent un large public, le ticket d’entrée pour acheter tend à s’envoler dans certaines localités. Le Professeur Bernard Thion fait le point pour Immonot.com.

L’activité : des ventes en progrès !

Bonne nouvelle, contrairement aux prévisions un peu trop pessimistes de cet automne, en cette fin d’année, l’activité des services de négociation semble n’avoir été troublée, ni par la période des fêtes, ni par l’arrivée du variant Omicron. Alors qu’il y a deux mois, seulement 12 % de nos correspondants prévoyaient une progression du nombre des compromis, ils sont 29 % à en avoir bénéficié fin décembre. La question est de savoir si cette bonne disposition du marché va se prolonger tout au long de l’hiver, comme ce fût le cas l’an passé, ou va se tasser comme en 2019 à la veille de l’apparition du Covid.

Au niveau des prévisions à fin février, le solde des opinions qui mesure l’écart entre ceux qui prévoient une meilleure activité et ceux qui estiment son déclin, progresse de – 0,29 à – 0,10. Dans les services de négociation, on paraît ainsi plutôt rassuré sur la probabilité d’une bonne activité dans les mois qui viennent. A noter qu’à fin novembre, le nombre de ventes de logements anciens enregistrées par l’Insee cumulé sur 12 mois s’élevait à 1 201 000 unités, franchissant ainsi un nouveau sommet en dépit d’un léger fléchissement automnal.

Des prix haussiers …

Cette progression de l’activité immobilière en fin d’année se retrouve aussi dans la tendance des prix. Rappelons que celle-ci est le résultat de l’écart entre ceux qui pensent que les prix vont monter et ceux qui sont d’un avis contraire. Lorsque le nombre d’optimistes est plus important que celui des pessimistes, ce qui est le cas en cette fin d’année, la tendance sur les prix devient nécessairement haussière. A noter que les hausses de prix proviennent essentiellement des zones rurales ou péri-urbaines, en pleine expansion, tandis que les baisses sont plus fréquentes dans les grandes villes.

En ce qui concerne les prévisions d’évolution du prix des logements à fin février, la proportion de notaires prévoyant une hausse des prix augmente de 20% à 23% alors que celle prévoyant une baisse diminue de 27% à 13%. Il en résulte un solde d’opinions de + 0,10 que l’on observe sur le graphique. Pour les terrains, ce solde progresse en pourcentage à + 0,18 alors qu’il s’effondre à – 0,37 pour les commerces, probablement à cause des incertitudes liées à la propagation extrêmement rapide du nouveau variant et des mesures prises par le gouvernement pour le contrer.

Les acquéreurs regagnent du terrain !

Pour les logements et à moyen terme, la proportion de notaires qui conseille de privilégier la vente en premier plutôt que l’achat se réduit de 68% à 50 % ce qui induit une meilleure confiance dans l’évolution des prix. Il est vrai que pour contrer les effets néfastes de l’inflation qui pointe actuellement, la Banque Centrale Européenne a décidé de poursuivre sa politique de rachat des créances bancaires afin de maintenir les taux d’intérêts à leur niveau actuel durant toute l’année 2022. Pour les terrains, les conséquences de l’inflation seraient plutôt bénéfiques d’où une augmentation de 47% à 55% des partisans de l’achat.