Assurance-vie, livret A, placement responsable … : Les Français ont changé leur comportement d’épargnant 

Quelles sont les conséquences de la crise sanitaire sur les comportements d’investissement des Français Meilleurtaux Placement a réalisé une étude avec YouGov afin de mieux comprendre l’attitude des Français depuis le début de la crise sanitaire et leurs objectifs de placement.

Stefan de Quelen
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La crise sanitaire a encouragé les Français à accumuler de l’épargne parfois de manière involontaire, notamment avec les nombreux confinements depuis mars 2020. Avec une inflation à 2,8% selon l’Insee, le pouvoir d’achat est en berne. 

Au 1er février, le taux du livret A est passé de 0,5% à 1%. Une revalorisation mise en place pour justement réduire l’écart entre la rémunération du livret A et l’inflation. Une hausse des prix qui vient aussi bousculer le rendement réel des fonds en euros de l’assurance vie. Quels vont être les futurs comportements d’investissement ? La crise a-t-elle entraîné une prise de conscience chez les 18-35 ans ? 

Meilleurtaux Placement a réalisé une étude avec YouGov afin de mieux comprendre l’attitude des Français depuis le début de la crise sanitaire et leurs objectifs de placement.

1 jeune sur 2 a changé son comportement d’investissement

Il y a certainement un avant et un après-crise. Beaucoup plus pensent à fructifier leur argent et à bien l’investir. En effet, 34% des personnes sondées estiment avoir changé de comportement d’investissement depuis le début de la crise. C’est le cas pour près de 40% des hommes et un tiers des femmes. Les jeunes actifs (25-34 ans) sont 45% à avoir fait évoluer leur comportement d’épargne.

Mais ce sont surtout les 18-24 ans pour qui la prise de conscience a été la plus forte. En effet, ils sont 51% à souhaiter épargner différemment (47% pour les 18-34 ans).

« La crise a profondément changé le comportement des épargnants français, et surtout les plus jeunes. Cette période d’incertitude les a encouragés à préparer plus tôt leur avenir », explique Stefan de Quelen, directeur général de Meilleurtaux Placement. 

Parmi les 27% de Français qui déclarent vouloir être plus prudents, 34% de 18-24 ans ne veulent pas prendre de risques. En revanche, parmi les 8% de Français qui adoptent une attitude plus offensive vis-à-vis de leur épargne, 17% des jeunes souhaitent aussi prendre des risques.

Avec la hausse du taux, 62% des 18-24 ans vont épargner davantage sur leur livret A

Produit d’épargne particulièrement convoité, (55 millions de titulaires) de par la disponibilité immédiate de l’épargne, la hausse du taux au 1er février à 1% est encourageante.

D’ailleurs près de 40% des Français ont déclaré que cette hausse va les pousser à épargner davantage. 37% des hommes et 40% des femmes vont dans ce sens. Mais ce sont surtout les jeunes qui pensent à épargner plus sur le livret préféré des Français. Ils sont 62% des 18-24 ans et 53% des 18-34 ans. Une tendance qui concerne également près de 50% des 35-44 ans. En revanche, les plus de 55 ans ne sont qu’un tiers à vouloir épargner davantage sur le livret A.

L’impossibilité de transférer son assurance-vie n’est pas un obstacle au changement de banque pour 75% des Français

Il est impossible jusqu’à aujourd’hui de transférer un contrat d’assurance-vie d’un établissement bancaire à un autre. Un possible transfert pourrait selon le gouvernement, affoler les marchés et jouer contre les épargnants, même si les investisseurs peuvent changer de contrat au sein de la même banque depuis 2020. Malgré cette impossibilité de transférer leur contrat d’assurance-vie, 75% des Français estiment que ce n’est pas un frein pour changer de banque. Une réalité qui concerne hommes (72%) et femmes (77%) et toutes les tranches d’âge, y compris les seniors dont 75% ne s’y opposent pas et près de 80% des 25-34 ans.

Le contrat d’assurance-vie a en effet le vent en poupe. L’épargnant dispose d’une large souplesse en termes de versements, l’argent est disponible à tout moment, et des avantages fiscaux après 8 ans de détention du contrat. En effet, 35% des Français estiment que l’impossibilité de transférer son contrat vers une autre banque n’est pas un frein à la souscription de ce contrat. C’est le cas notamment pour 40% des 45-54 ans et pour 36% des plus de 55 ans.

« Malgré l’impossibilité de transférer un contrat d’assurance-vie d’un établissement à un autre, il reste le placement préféré des Français en raison de sa souplesse et de ses avantages fiscaux et successoraux », précise Stefan de Quelen.

L’investissement responsable : l’investissement de l’avenir ?

Investir son argent dans une cause et donner du sens à son épargne est une nouvelle tendance que l’on voit progresser. Si l’écologie et le développement durable et responsable sont des thématiques dont on entend parler depuis des années avec le changement climatique, elles se font de plus en plus entendre dans les domaines financiers.

D’abord, 35% des Français connaissent les placements appelés « Investissement socialement responsable ». Parmi eux, 46% des 18-24 en ont déjà entendu parler.

Si 34% des Français souhaitent épargner sur des placements écologiques, les jeunes âgés entre 18 et 24 ans sont 52% à déclarer vouloir investir leur épargne dans la protection de l’environnement. C’est aussi le cas pour 45% des 25-34 ans, alors que seuls 27% des plus de 55 ans investiraient sur un placement écologique.

En seconde position, viennent les placements de nature sociale comme la lutte contre les discriminations, l’emploi des personnes en situation de handicap… Si 23% des Français souhaitent se diriger vers ce type de placement, les 18-24 y sont 45% à vouloir s’engager financièrement dans les placements à but sociétal.

« On constate une véritable prise de conscience chez les Français. En effet, les placements peuvent, tout comme l’acte d’achat d’un produit, revêtir une dimension socialement responsable. De plus, cela ne nuit pas à la performance, bien au contraire », conclut Stefan de Quelen.

La crise a profondément changé le comportement des épargnants français, et surtout les plus jeunes. Cette période d’incertitude les a encouragés à préparer plus tôt leur avenir ! On constate aussi une véritable prise de conscience : les placements peuvent, tout comme l’acte d’achat d’un produit, revêtir une dimension socialement responsable. De plus, cela ne nuit pas à la performance, bien au contraire.
Quelen, directeur général de Meilleurtaux Placement.