Investissement résidentiel : Le neuf et l’environnement au cœur des préoccupations des investisseurs

Immobilier Neuf
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Selon IKORY, les investisseurs ont encore massivement investi dans le résidentiel en 2021 mais avec de nouvelles préoccupations. Soucieux de « verdir » leur patrimoine, ces derniers choisissent d’acquérir des immeubles neufs, plus vertueux en matière énergétique. Détails …

Selon IKORY, l’investissement des institutionnels en immobilier résidentiel a de nouveau battu des records l’année dernière. ImmoStat, auquel IKORY est associé, identifie ainsi 7,360 milliards d’euros investis en 2021 contre 6,87 milliards en 2020.

La tendance, déjà constatée depuis plusieurs années, se confirme donc, puisque le résidentiel progresse de 85% en cinq ans et représente aujourd’hui presque le quart de l’ensemble des investissements. Généré par la baisse des taux, qui rend comparativement le logement plus attractif que le tertiaire, et accéléré par la crise sanitaire, le mouvement se concentre sur quelques ventes : les dix premières transactions ont en effet totalisé 3,2 milliards d’euros en 2021, dont 2 milliards pour le seul partenariat signé entre In’Li et Axa IM RE.

Trois typologies d’acteurs identifiées

Les institutionnels, historiquement présents sur le marché de l’investissement, font aujourd’hui un retour remarqué après avoir continument désinvesti le logement. Les fonds d’investissement, suivant un plan international, viennent renforcer le mouvement : le marché français, longtemps délaissé au profit d’autres pays européens, retrouve toute son attractivité à leurs yeux, par sa stabilité et la dynamique de sa population. Enfin, troisième catégorie d’acteurs, les asset managers qui viennent étudier les dossiers à la vente pour le compte des précédents.

Des stratégies variées

Beaucoup d’investisseurs se polarisent sur le neuf (57% des volumes investis) et la région parisienne (68%) où, Grand Paris oblige, les offres sont plus abondantes, avec des rendements de plus de 3%. D’autres en revanche, poussés par une vision plus patrimoniale, privilégient les immeubles anciens, souvent haussmanniens, aux meilleures adresses avec des taux de rendement plus faibles. Enfin, troisième stratégie, celle des marchands de biens et des fonds d’investissement à valeur ajoutée qui vont rechercher des immeubles ou des portefeuilles offrant une valorisation potentielle plus importante.

Les enjeux environnementaux au coeur des préoccupations du marché du résidentiel

Soucieux de « verdir » leur patrimoine, les investisseurs choisissent d’acquérir des immeubles neufs, plus vertueux en matière énergétique. A contrario, les propriétaires institutionnels détenteurs de patrimoine plus anciens, s’engagent dans des programmes de travaux importants d’amélioration de la performance de leurs immeubles ; à moins que la revente de leurs actifs les plus obsolètes ne soit un autre moyen de verdir leur portefeuille.

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