Immobilier : Le souhait des primo-accédants d’accéder à la propriété n’a jamais été aussi fort

Bonne nouvelle, le durcissement des conditions d’octroi imposé par le HCSF n’entament pas les envies d’immobilier des primo-accédants : ils reviennent en force sur le marché. Selon une étude de DRIMKI, 44% des personnes ayant un projet immobilier souhaitent acquérir leur premier logement !

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L’envie des Français d’investir dans la pierre est toujours bien présente en ce premier trimestre 2022. La levée des mesures restrictives, qui induit une sortie de crise, donne confiance aux Français et la crise ukrainienne ne semble pas impacter le désir des français de se lancer dans un projet immobilier.

Le retour en force des primo-accédants

En effet, les primo-accédants font un retour en force tandis que les investisseurs et les propriétaires souhaitant vendre pour acheter un nouveau bien immobilier sont un peu moins nombreux à avoir un projet immobilier dans les 12 prochains mois. Quant au fait de changer de vie pour s’installer dans une agglomération rurale, l’envie de nature et de calme sont deux critères décisifs qui pourraient amener les citadins à quitter la ville.

Ce sont là quelques-uns des enseignements de la 10e vague de l’indicateur DRIMKI, spécialiste de l’estimation immobilière, et BVA, société d’études et de conseils, réalisée fin mars auprès des Français, afin de connaître leurs projets immobiliers dans les 12 prochains mois.

1 Français sur 6 engagé dans un projet immobilier

La part des Français engagés dans un projet immobilier est toujours stable, puisque 16% d’entre eux déclarent avoir un projet immobilier dans les 12 prochains mois. Une décision toujours plus marquée chez les cadres (34%) et les moins de 35 ans, qui sont près d’un tiers à se projeter dans une telle démarche dans les 12 prochains mois (32%). Les Franciliens, sont toujours autant à déclarer avoir un projet immobilier dans l’année à venir (20% contre 15% dans le reste de la France).

44% des personnes ayant un projet immobilier souhaitent acquérir leur premier logement

Malgré le durcissement des conditions d’octroi imposé par le HCSF, le souhait des Français de devenir primo-accédants n’a jamais été aussi fort ! 44% des personnes ayant un projet immobilier souhaitent acquérir leur premier logement (+8 points par rapport à novembre 2021). Parmi ceux qui envisagent l’achat d’un premier logement, 72% ont entre 25 et 34 ans, 47% habitent en province (34% sont franciliens) et 57% ont des revenus inférieurs à 2 500 €. 

L’éclaircissement concernant la levée des mesures restrictives, laisse entrevoir une sortie de crise, et pourrait être à l’origine d’une plus grande confiance des primo-accédants, qui seraient, par conséquent, plus nombreux à vouloir se lancer.

Baisse des projets d’investissement et de changement de logement 

A contrario, l’envie d’investir baisse puisque 15% des Français ayant un projet immobilier dans les 12 prochains mois ont des projets d’investissement dans la pierre (contre 18% en novembre 2021). De plus, les intentions de changer de logement en vendant le sien pour un nouveau sont en recul (31% des personnes qui ont un projet immobilier ;- 5 pts). Après avoir fait jeu égal avec l’intention d’achat d’un premier logement, ce type de projet se replace donc dans la hiérarchie initiale, en deuxième position. Ce sont les Français âgés de plus de 65 ans qui souhaitent le plus investir dans l’immobilier (23%) et vendre leur logement pour en acheter un nouveau (61%).

Quant à l’achat de résidence secondaire, 4% des personnes interrogées ont ce projet pour l’année à venir (-3 points par rapport à novembre 2021)..

L’envie de nature et de calme sont les critères décisifs qui amèneraient un citadin à quitter la ville

Près d’un tiers des personnes ne vivant pas dans une agglomération rurale, au sens de l’INSEE** déclarent que le fait d’avoir un jardin, un accès direct à la nature, constituerait leur principale motivation pour aller s’installer à la campagne, dans une commune rurale (32%). Les Français âgés de 25 à 34 ans sont d’ailleurs 37% à déclarer qu’un jardin et/ou accès direct à la nature pourrait être un facteur déterminant pour s’installer dans commune dite rurale. Juste ensuite, vient la possibilité de vivre dans un cadre plus calme, élément cité par 28% des Français interrogés. 27% d’entre eux sont des Français habitant déjà en province et 24% en Île-de-France.

Une proportion non négligeable d’entre eux met également en avant les prix de l’immobilier plus intéressants (21%) et la capacité d’avoir des logements plus grands (20%).

Un peu moins d’un sur 6 mentionne la chance de pouvoir vivre dans un cadre moins pollué, moins stressant (17% sont des franciliens) ou encore plus agréable pour les enfants mais aussi, la possibilité de profiter d’une vie de village ou l’opportunité d’augmenter son pouvoir d’achat.

La crise ukrainienne n’impacte pas les envies de projets immobiliers des Français

“Le désir des Français pour la pierre ne faiblit pas. Cette ambition est toujours partagée par les plus jeunes qui continuent d’avoir l’envie de se lancer dans un projet immobilier mais également par les investisseurs et les français déjà propriétaires qui souhaitent vendre pour acheter un nouveau logement. L’assouplissement des mesures sanitaires laisse entrevoir une sortie de crise, et pourrait être ainsi à l’origine d’une plus grande confiance des primo-accédants pour se lancer dans l’achat d’un projet immobilier. Et la crise ukrainienne ne semble pas impacter, à date, les envies de projets immobiliers des Français”, analyse Olivier Colcombet, Président de Digit RE Group et porte-parole de DRIMKI.

“Les deux dernières années qui viennent de s’écouler et les confinements à répétition ont pour beaucoup de Français été un élément déclencheur pour changer de vie. L’envie de nature et de calme, l’accès à un jardin, avoir un logement plus grand ou encore vivre dans un cadre moins pollué sont des critères importants qui pousseraient un citadin à quitter la ville pour s’installer dans une commune rurale. Bénéficier de prix de l’immobilier moins élevés est également un élément important qui les convaincrait de changer de lieu de vie”, conclut Olivier Colcombet.

  • *Étude réalisée par BVA pour DRIMKI (disponible sur demande), du 15 au 16 mars 2022  sur un échantillon de 1439  personnes âgées de 25 ans et plus, issues d’un échantillon global de 1601  personnes représentatif de la population française.
  • **Les territoires ruraux désignent l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité.
Le désir des Français pour la pierre ne faiblit pas. Cette ambition est toujours partagée par les plus jeunes qui continuent d'avoir l'envie de se lancer dans un projet immobilier mais également par les investisseurs et les français déjà propriétaires qui souhaitent vendre pour acheter un nouveau logement. L'assouplissement des mesures sanitaires laisse entrevoir une sortie de crise, et pourrait être ainsi à l'origine d'une plus grande confiance des primo-accédants pour se lancer dans l'achat d'un projet immobilier. Et la crise ukrainienne ne semble pas impacter, à date, les envies de projets immobiliers des Français”.
Olivier Colcombet, Président de Digit RE Group et porte-parole de DRIMKI