Bilan Immobilier L’Adresse : 1er trimestre dynamique, avec une tendance au ralentissement

Après une année 2021 record en matière de transactions, qu’en est-il du marché immobilier au 1er trimestre 2022 ? Le point avec Brice Cardi, Président du réseau l’Adresse.

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Après une année 2021 record en matière de transactions, plusieurs facteurs viennent impacter le moral des Français en ce début d’année 2022. En effet, bien que le marché soit extrêmement dynamique malgré des taux bancaires en augmentation et un durcissement dans l’octroi des prêts, le réseau immobilier l’Adresse remarque un ralentissement, voire une stagnation du marché avec des prix qui ont augmenté de 7% au premier trimestre 2022. Certaines régions réussissent à tirer leur épingle du jeu, mais on observe une tendance à la hausse dans la négociation des prix de la part des investisseurs.

Un contexte particulier en ce début d’année

Bien que l’impact du conflit ukrainien reste mineur sur le comportement des acquéreurs, on observe une certaine inquiétude qui s’est installée dans l’esprit des Français. A cela s’ajoute l’inflation sur les taux : alors qu’il était encore possible d’emprunter à moins de 1% au début de l’année, on constate une large hausse des taux ces dernières semaines. Cela pourrait inciter certains acquéreurs à se manifester rapidement avant de devoir composer avec des taux trop hauts sur des marchés où les prix au mètre carré sont déjà très élevés.

Au contraire, l’inflation sur les matières premières pourrait mettre à mal les projets de certains ménages, ou convaincre certains propriétaires d’augmenter le prix des loyers. Ce dernier constat va de pair avec la mise en place du nouveau Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), puisque la rénovation énergétique des logements implique des travaux qui peuvent s’avérer onéreux pour les propriétaires.

A ce sujet, Brice Cardi, Président du réseau l’Adresse, précise « Nous nous préparons depuis longtemps à la mise en place du nouveau DPE, et avons souhaité proposer un « DPE adapté », qui vise à rendre réalisable certains travaux de copropriété sans qu’il soit nécessaire de demander une autorisation collective. Nous formons activement tous nos adhérents et collaborateurs sur ces problématiques complexes qui sont une réelle source d’inquiétude pour les propriétaires ».

Une inversion de marché pour les villes moyennes

Malgré ces différents facteurs, la pierre reste une valeur refuge et le marché des villes moyennes comme Orléans, Reims, Evreux ou encore Angers, ne cesse de se dynamiser. Alors qu’hier encore l’attrait pour les grandes agglomérations, bien souvent synonymes d’emplois, était la norme, on assiste aujourd’hui à un réel désir de s’implanter dans les villes moyennes de la part des Français.

Brice Cardi conclut « Dans certaines régions, l’offre est bien inférieure à la demande, et notamment dans certaines villes moyennes qui découvrent le report de marché. C’est également un contexte propice à la négociation pour les investisseurs, une tendance qui devrait encore plus se confirmer dans les mois à venir ».

Nous nous préparons depuis longtemps à la mise en place du nouveau DPE, et avons souhaité proposer un « DPE adapté », qui vise à rendre réalisable certains travaux de copropriété sans qu’il soit nécessaire de demander une autorisation collective. Nous formons activement tous nos adhérents et collaborateurs sur ces problématiques complexes qui sont une réelle source d’inquiétude pour les propriétaires
Brice Cardi, Président du réseau l’Adresse