Immobilier : 3 conseils pour rénover votre passoire thermique

Le 25 août prochain, il sera interdit d’augmenter les loyers de logements classés F ou G par le DPE. Alors commet se lancer dans la rénovation de son bien immobilier ? Les conseils de Zefir.

DPE

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À l’heure de la reprise de l’activité immobilière, le recensement de passoires thermiques n’a jamais été aussi élevé. Afin de répondre à l’urgence climatique et aux dangers que représentent ces passoires thermiques, l’État a mis en place une interdiction progressive de leur location (à usage de résidence principale) qui entre en vigueur dès le 25 août 2022. À cette date, il sera interdit d’augmenter les loyers de logements des habitations énergivores classées F ou G par le diagnostic de performance énergétique (DPE). Il sera ensuite interdit de louer des logements classés F, G, puis E selon ce calendrier progressif, ce qui laisse aux bailleurs le temps d’anticiper et d’arbitrer entre vente et travaux.

Zefir, la plateforme qui permet aux propriétaires de vendre simplement et rapidement leur bien immobilier, partage 3 conseils à suivre avant de se lancer dans la rénovation de son bien immobilier.

Ciblez les travaux nécessaires en engageant un audit énergétique

En plus du diagnostic de performance énergétique qui permet d’avoir une évaluation de la performance électrique, il est intéressant de réaliser un audit énergétique. Il permet de déterminer l’ordre et les types de travaux à réaliser pour améliorer l’efficacité énergétique d’un logement.

De plus, il assure un meilleur confort et l’assurance d’une baisse des futures dépenses en termes de chauffage et d’électricité. Il est également d’une aide précieuse lors de la recherche d’artisans certifiés de la mention RGE (Reconnu garant de l’environnement), récent label faisant partie intégrante du dispositif national de la transition énergétique vers les énergies renouvelables et les économies d’énergie. L’audit résulte d’une visite de plusieurs heures durant laquelle le professionnel prend des mesures et effectue un relevé d’indicateurs pour analyser la consommation d’énergie (facture, mise de chauffage, qualité isolation etc.). Une fois la visite effectuée, il faut compter environ deux semaines pour obtenir la liste des points d’améliorations envisageables.

Focalisez-vous sur les endroits ou la déperdition est la plus importante

La rénovation d’un bien immobilier est coûteuse et dans le cas d’une passoire thermique, les travaux exigés nécessitent d’augmenter encore les investissements. De nombreux propriétaires cèdent face à ces obstacles en proposant de vendre ces biens avant qu’ils ne perdent de la valeur, où les louent à des sommes inférieures à celles du marché.

Afin de pallier ces inconvénients, il convient d’être astucieux dans sa prise de décision en adoptant les démarches les plus essentielles. Les subventions accordées par l’Etat peuvent être une aide de premier rang et il est primordial de se renseigner sur ces dernières afin d’avoir accès à des services à moindre coût. D’un côté plus technique, se focaliser sur les endroits ou la déperdition est la plus importante est une donnée essentielle afin d’envisager des travaux ciblés. Les travaux d’isolation du bien (toiture, planchers, murs…) sont à prioriser car ils auront l’impact le plus rentable sur la rénovation énergétique, car en général les 2/3 des dépenses énergétiques de l’habitat proviennent du chauffage. Il est également envisageable de réorganiser l’aménagement du bien afin qu’il soit le plus cohérent possible, en suivant les principes d’une architecture bioclimatique.

Privilégiez les labels certifiés

La prise de conscience environnementale a entraîné la multiplication de labels et de certifications écologiques répondant à un cahier des charges rigoureux. Outre ces labels écologiques il est important de prendre en compte la Réglementation Thermique (RT) en vigueur. En effet, en cas d’installation ou de remplacement d’un élément du bâtiment (isolation, fenêtre, changement du système de chauffage), la réglementation définit une performance minimale pour l’élément remplacé ou installé. En parallèle des obligations à respecter lors de la rénovation d’un bien, il existe d’autres labels auxquels se référer afin de maximiser la rénovation énergétique et de garantir l’efficacité des travaux réalisés (label BBC rénovation, label HPE…).