Immobilier Nancy : Les délais de vente s’allongent, tout défaut est sanctionné

Immobilier Nancy

© adobestock. La place Stanislas à Nancy est classée au Patrimoine Mondial de l'UNESCO..

Des délais de vente qui s’allongent. Des banques qui rechignent à financer les primo-investisseurs. Le point sur la nouvelle donne immobilière à Nancy (54) avec Jean-Marc Ostermann, de l’agence ORPI Stanislas Immobilier.

Des rendements attractifs mais de moins en moins d’investisseurs

Située en Lorraine, Nancy s’étend sur les rives de la Meurthe à quelques kilomètres en amont de son point de confluence avec la Moselle, un affluent du Rhin. L’actuelle préfecture du département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est peut se targuer de son riche passé de capitale ducale. Elle mérite un détour pour admirer ses portes fortifiées et la place Stanislas classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette superbe place tire son nom du dernier duc de Lorraine, Stanislas Leszczynski, beau père de Louis XV.

Prés de trois siècles plus tard, Nancy compte un peu plus de 105.000 habitants. Et surtout elle se positionne comme l’un des principales villes universitaires de France avec plus de 52.000 étudiants. Cet atout intéresse les investisseurs immobiliers en quête d’un rendement attractif. Seul bémol : le nouveau tour de vis donné par les banques réduit leurs ardeurs. « Cette année, les investisseurs ne représentent plus qu’une vente sur deux, contre deux sur trois, l’an dernier. Soucieuses du risque d’impayé, les banques ont tendance à ne financer que les parents achetant un logement pour leur enfant étudiant » constate Jean-Marc Ostermman, à la tête de l’agence Orpi Stanislas Immobilier.

Des banques frileuses pour financer des primo-investisseurs

Jusqu’à l’an dernier, les primo-investisseurs pouvaient obtenir facilement un crédit immobilier. Dans une conjoncture porteuse et en période de faible taux d’intérêt, les loyers d’un bien loué à titre de résidence principale ou exploité en location saisonnière couvraient les mensualités. Aujourd’hui, le contexte a changé. La remontée des taux d’intérêt des crédits immobiliers entraîne une augmentation du nombre de refus de prêts. Pour les investisseurs comme pour les acquéreurs occupants,  une inflation d’un peu plus de 5% rogne leur pouvoir d’achat en pesant sur « leur reste à vivre », surtout si les salaires n’augmentent pas corrélativement dans le temps.

Des délais de commercialisation d’un bon mois contre une semaine il y a peu

Si l’on ajoute les effets escomptés de la mise sur le marché de logements énergivores sur l’évolution des prix de l’immobilier résidentiel nancéen, l’heure est plutôt au relatif désenchantement. Résultat : le délai de commercialisation s’allonge. Les biens qui partaient en une semaine se font nettement plus rares. Désormais, il faut compter un bon mois.  Et tout défaut est sanctionné. Par défaut entendez un rez-de-chaussée sur rue, l’absence d’extérieur pour un logement d’au moins trois pièces, d’importants travaux à réaliser. Avec la  pénurie des matériaux entraînant une flambée des prix des fournitures, les candidats à l’accession à la propriété sont moins enclins à effectuer une rénovation d’un appartement ou d’une maison.

Les prix de l’immobilier à Nancy

En plein cœur du Nancy historique, à cinq minutes à pied de la fameuse place Stanislas, rue des Sœurs Macarons,  un appartement de 75 mètres carrés situé au 1er étage d’un immeuble avec une façade en pierre et datant du XVIII° siècle, s’est signé 200.000 euros, soit un prix moyen d’un peu moins de 2.700 euros du mètre carré.

Dans le quartier de la République, près de la Gare TGV qui met Nancy à 1h40 de Paris, un appartement de 42 mètres carrés localisé dans un bel immeuble, est parti à 120.000 euros.

Toujours dans Nancy intra-muros, les maisons de ville restent rares. Bien sûr, les amateurs exigent qu’elles disposent d’une terrasse et/ou d’un jardin. Près du parc Sainte Marie- au sud ouest de la commune-, une maison de six chambres, a trouvé preneur à 565.000 euros. Un joli résultat pour cette demeure bâtie de 1991, rénovée en 2017 et mitoyenne d’un côté. Ce quartier recherché par les familles confortera encore sa cote avec l’ouverture prochaine du seul établissement aquatique et thermal en France, situé en cœur de ville.

Le quartier Oberlin devrait bénéficier de l’arrivée de la future cité judiciaire

« Avec l’arrivée de la cité judiciaire de Nancy sur le site désaffecté d’Alstom annoncée en 2025, le quartier Oberlin devrait bénéficier d’ un effet Batignolles qui attirera les professionnels juridiques et para-juridiques », prévoit Jean-Marc Ostermann. Pour la municipalité, ce secteur appelé à devenir le premier véritable « quartier écologique » à Nancy rayonnera sur l’ensemble du secteur Meurthe Canal. A terme, cette opération doit accueillir une mixité d’usages, de publics, d’activités et de fonctions : résidentielles, économiques, culturelles. Autre projet d’urbanisme: le lancement de logements d’une « cité intergénérationnelle » pour accueillir des étudiants jusqu’aux personnes dépendantes. Et ce,  sur les futures friches de l’actuel site de l’Hôpital Central.

Pas de doute, Nancy est une métropole qui bouge.

Un grand merci à Jean-Marc Osterman, directeur de l’agence d’avoir partagé son analyse du marché immobilier à Nancy avec les journalistes de MySweet’immo.
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