Crédit immobilier : Ce sera « chaud » pour emprunter cet été

Entre la hausse des taux de crédit immobilier et la faible augmentation du taux d’usure le 1er juillet dernier, ce sera « chaud » du côté des crédits immobiliers cet été. Le point avec Empruntis.

Thermomètre en hausse

© adobestock

Un été compliqué pour souscrire un crédit immobilier

 0
Temps de lecture estimé : 3 min

Les taux de crédits immobiliers continuent inlassablement leur progression. En région et selon les durées, les hausses au barème peuvent aller jusqu’à 40 points de base. En Ile-de-France et dans la région Est, le taux moyen sur 20 ans a passé le cap des 2%. 

Ailleurs en France, les emprunteurs peuvent obtenir un taux moyen sur 20 ans entre 1,75% et 1,95%. Pour les acquéreurs qui présentent de très bons dossiers, les taux mini sur 20 ans, sont désormais entre 1,35% et 1,67%.

Il existe à présent un écart notable entre les régions : en moyenne 35 points de base entre la région la moins chère et celle la plus chère pour les taux moyens, Il faut d’ailleurs noter également que les politiques d’attribution de crédit diffèrent sensiblement. Il est plus difficile d’obtenir un crédit en Ile-de-France qu’en région.

Pas de bonnes nouvelles avant octobre

« La hausse des taux de crédit immobilier se poursuit, les banques cherchant toujours à rattraper le coût de l’argent. Cependant le taux d’usure les contraint toujours fortement. La faible augmentation de ce dernier, à 2,57% pour les crédits de 20 ans et plus depuis le 1er juillet reste insuffisante pour leur permettre d’octroyer du crédit sereinement (c’est-à-dire en réalisant une marge positive). Néanmoins, celles qui le peuvent cherchent des solutions pour parvenir à accompagner et financer les projets immobiliers. Par exemple, une banque régionale a réintégré à son barème le taux révisable capé 2, mais qui n’est pas destiné à tous les publics. D’ailleurs, nos partenaires bancaires nous indiquent trouver le sujet trop sensible en période de hausse comme celle que nous vivons. La bonne nouvelle c’est que le coût de l’argent pour les banques semble se stabiliser : les OAT10 ans (Obligations Assimilables du Trésor) qui avaient atteint les 2,33% en milieu du mois de juin, sont à 1,72% au 18 juillet. Si ce mouvement perdure, la prochaine hausse du taux d’usure, début octobre, pourrait redonner une bulle d’air au marché, car il devrait encore augmenter », analyse Cécile Roquelaure, Directrice des Etudes d’Empruntis.

A noter également que compte tenu de la période estivale, des effectifs réduits, et de la demande qui reste soutenue, les délais de traitement des dossiers de crédits sont aussi rallongés au sein des établissements bancaires.

La solution pour emprunter : consulter de nombreuses banques

« Aujourd’hui trouver une solution de financement est la préoccupation de tous les ménages. Plus le nombre de banques consultées et leur variété sont importants, plus vous avez de chance de réaliser votre projet », conclut l’experte.

La hausse des taux de crédit immobilier se poursuit, les banques cherchant toujours à rattraper le coût de l’argent. Cependant le taux d’usure les contraint toujours fortement. La faible augmentation de ce dernier, à 2,57% pour les crédits de 20 ans et plus depuis le 1er juillet reste insuffisante pour leur permettre d’octroyer du crédit sereinement (c’est-à-dire en réalisant une marge positive).
Cécile Roquelaure, Directrice des Etudes d’Empruntis