Crédit immobilier : Peu de mouvements de taux en avril

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Les taux de crédit immobilier se sont stabilisés en avril, selon les premières grilles communiquées en ce début de mois par les banques partenaires d’Emprunt-direct.com.

Le mot d’ordre des banquiers ? Prudence et sélectivité…

Après avoir connu un mouvement baissier marqué en début d’année, les taux avaient enregistré une assez nette remontée en mars. Ce mois-ci, les établissements bancaires partenaires d’Emprunt-direct.com n’ont que peu ajusté leurs grilles. Quelques dossiers enregistrent des hausses de taux de l’ordre de 5 points de base quand aucune évolution n’est notée sur d’autres. Les emprunteurs disposant d’un excellent profil voient notamment leurs taux inchangés. Mais si les institutions font toujours preuve de prudence et de sélectivité, elles restent disposées pour les dossiers les plus qualitatifs – et notamment ceux disposant d‘une excellente visibilité sur le plan professionnel – à appliquer d’importantes décotes.
On notera par exemple que le dossier d’un fonctionnaire aux revenus modestes ou moyens s’avère ainsi parfois davantage prisé par les acteurs bancaires qu’un cadre du transport aérien. La frilosité est de mise et la banque s’avère être de plus en plus regardante sur les structures employeuses des ménages. Aussi, au moindre doute, une institution bancaire ne se positionne pas sur le dossier.

Les moins bons dossiers pâtissent de la récente baisse du taux d’usure

Les banques ajustent leurs barèmes, de manière mesurée, au regard des évolutions sur les marchés de taux. Les tensions observées depuis le début de l’année sur les marchés obligataires influencent notamment les politiques de taux des établissements, tout en ne répliquant pas totalement les hausses des rendements impliquées par de plus fortes anticipations d’inflation. Les banques se montrent ainsi plus sourcilleuses sur certains dossiers qu’elles jugent plus risqués, les écarts de taux entre différents profils d’emprunteurs s’avérant nettement plus importants qu’il y a quelques mois.
Les profils les moins bien positionnés sont de nature à pâtir à la fois de la récente baisse du taux d’usure, mais également du changement de nature de la règle émise par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). Le contexte économique et l’impact négatif constitué par l’obligation imposée à l’été de respecter un pourcentage maximal dérogatoire de 20% aux recommandations du Haut Conseil sur leurs octrois de crédit impactent déjà le marché. La production de crédit a ainsi reculé de 27 % sur les deux premiers mois de l’année, selon la Banque de France. L’annonce de mesures restrictives sur avril en matière de déplacement au niveau national pourrait en outre s’avérer être un élément d’érosion supplémentaire du marché.

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