DPE : À quoi ressemblent les pires passoires thermiques, notés G+ ?

À quoi ressemblent les logements les plus énergivores de France, ceux notés G+ sur le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) ? Taille, localisation, énergie de chauffage… Effy dresse leur portrait-robot.

Maison en pierre

© adobestock

Les passoires thermiques sont majoritairement des maisons anciennes chauffées au gaz

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Effy, spécialiste de la rénovation énergétique en ligne, dresse le portrait-robot des logements les plus énergivores, notés G+ sur le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).

L’étude révèle que ces passoires thermiques, considérées comme indécentes, sont majoritairement des maisons anciennes chauffées au gaz. 37 % d’entre elles appartiennent au parc locatif : elles seront les premières concernées par l’interdiction de location qui interviendra dès janvier 2023.

« À partir de janvier 2023, les logements les plus énergivores ne pourront plus être mis en location, précise Audrey Zermati, directrice stratégie du groupe Effy. Une interdiction qui concerne 191 000 logements (dont 140 000 en parc locatif privé). Pour les propriétaires-bailleurs, vendre leur bien n’est pourtant pas incontournable. Car au même titre que les propriétaires-occupants, ils ont accès à un panel d’aides financières pour rénover leur logement et ainsi changer rapidement de classe énergétique. À l’issue des travaux, le logement pourra ainsi rapidement être remis en location, en apportant aux occupants locataires un niveau de confort plus acceptable et des factures moins importantes. »

Les passoires thermiques sont des maisons construites avant 1948 …

On dénombre à l’heure actuelle en France 511 000 logements classés G+. Parmi eux, 63 % sont des maisons. Leur surface est le plus souvent comprise entre 60 et 100m2.

La plupart de ces habitations ont été construites avant 1948 (60 %). Il s’agit de bâtiments qui ne respectent pas les réglementations thermiques actuelles (RT 2012 voire RE 2020) et n’ont jamais été rénovés.

et majoritairement chauffées au gaz

Cela se ressent directement au niveau des énergies de chauffage utilisées, avec une surreprésentation de logements dotés d’installations à énergies fossiles. Ainsi, les passoires thermiques notées G+ sont majoritairement chauffées au gaz (46 %) ou au fioul (33 %).

37 % des logements G+ sont actuellement en location

Si la majorité des logements classés G+ sont occupées par leur propriétaire (63 %), 37 % sont aujourd’hui en location.

Ces derniers sont concernés directement dès janvier 2023 par l’interdiction de location. A partir de cette date, il ne sera plus possible de proposer de nouveaux biens de ce type à la location ou de renouveler le bail d’un bien classé G+ déjà loué.

Une proportion de logements G+ plus élevée dans la Creuse, le Cantal, l’Allier et la Nièvre

Les logements énergivores sont répartis de manière plutôt homogène entre les agglomérations urbaines et les zones rurales.

Certains départements ruraux se distinguent toutefois par leur proportion importante de logements G+ : c’est le cas de la Creuse, du Cantal, de la Nièvre et de l’Allier. À l’inverse, les passoires thermiques notées G+ sont peu nombreuses dans les Bouches-du-Rhône, la Corse du Sud, la Haute-Corse, le Gard et l’Hérault.

*La consommation d’énergie finale des logements notés G+ dépasse ou est égale à 450 kWh par m². En France, cela représente 10% des passoires thermiques, soit 511 000 dans le viseur de la rénovation énergétique.

À partir de janvier 2023, les logements les plus énergivores ne pourront plus être mis en location (2). Une interdiction qui concerne 191 000 logements (dont 140 000 en parc locatif privé). Pour les propriétaires-bailleurs, vendre leur bien n’est pourtant pas incontournable. Car au même titre que les propriétaires-occupants, ils ont accès à un panel d’aides financières pour rénover leur logement et ainsi changer rapidement de classe énergétique. À l’issue des travaux, le logement pourra ainsi rapidement être remis en location, en apportant aux occupants locataires un niveau de confort plus acceptable et des factures moins importantes.
Audrey Zermati, directrice stratégie du groupe Effy