Contracter et bien assurer son prêt immobilier sans CDI

Obtenir un crédit immobilier sans contrat à durée indéterminée (CDI), ce n’est pas le plus simple, mais c’est possible. Les conseils d’Astrid Cousin, porte-parole de Magnolia.fr

En France, le CDI reste le contrat le plus répandu. Le marché du travail connait néanmoins une phase de mutation : la majorité des embauches se fait désormais en CDD et l’entrepreneuriat est en plein boom. Cependant, même si le CDI est de moins en moins perçu comme le « graal » du marché du travail, il reste un gage de sécurité pour franchir plusieurs étapes de la vie. Par exemple, l’accès à la propriété.

Un parcours plus compliqué, mais pas impossible

L’évolution du marché du travail oblige les banques à s’adapter. En effet, le crédit est pour elles un produit d’appel qui permet de capter le client sur le long terme. De fait, elles ne peuvent pas le réserver aux personnes en CDI. La porte des établissements bancaires est donc ouverte aux personnes aux revenus « fluctuants » – c’est-à-dire en contrats à durée déterminée, indépendantes, vacataires ou encore auto-entrepreneures -. Toutefois, leur dossier se doit d’être solide, davantage que d’autres profils, pour espérer convaincre.

Apport personnel fortement recommandé

Un des arguments de poids dans un dossier de prêt immobilier : l’apport personnel. Pour les banques, il est gage de la capacité d’épargne de l’emprunteur et de solvabilité, quelle que soit sa situation professionnelle. Dans le cas d’un travailleur « hors CDI », la banque n’acceptera pas de cumuler deux risques : une relative instabilité financière due au contrat de travail et  un financement à 100%, c’est-à-dire sans apport personnel. Aussi, plus l’apport personnel est conséquent, plus l’accueil du banquier sera chaleureux.

Régularité des revenus requise

La situation professionnelle et la stabilité des revenus sont scrutées à la loupe lors d’une demande de prêt immobilier. Ce qui rassurera la banque à coup sûr, c’est que la situation de l’emprunteur lui offre une vision sur le long terme. En règle générale, l’emprunteur doit pouvoir mettre en avant une certaine durée d’exercice de son activité professionnelle et une régularité de ses revenus. Soulignons également que certaines catégories d’emprunteurs en CDD ont un accès plus facilité au crédit. Par exemple, les fonctionnaires bénéficient de conditions spécifiques d’accès au crédit.

La stabilité est un plus

Enfin, les banques sont également sensibles à certains critères comme l’ancienneté du client dans leur établissement, le secteur d’activité de l’emprunteur ou encore si ce dernier est en couple avec une personne en CDI.

Le statut n’a pas d’incidence sur l’assurance

L’assurance emprunteur est une condition sine qua non à l’obtention du crédit immobilier. Rappelons aussi que sur l’ensemble de l’opération, le coût de cette assurance représente jusqu’à 30% du coût total de l’emprunt. Il est également extrêmement variable selon les situations.

Cependant, si le fait que l’emprunteur ne soit pas en CDI influence l’octroi d’un prêt, cela n’a aucune conséquence sur le coût de son assurance de prêt. En effet, c’est l’emploi occupé qui peut avoir impacter le prix, s’il s’agit d’un métier à risque par exemple (conducteur de grue, pompier etc.). La délégation d’assurance propose des contrats personnalisés, capables de répondre à toutes les spécificités, dont la situation professionnelle de l’emprunteur.

© SweetRédaction
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