Grenoble en tête des villes les plus attractives pour trouver un job et un logement !

Pour la 2ème année consécutive, Jobijoba et Meilleurtaux.com publient leur Baromètre de l’attractivité des grandes villes françaises. Grenoble, Lille et Lyon constituent le trio de tête des villes les plus favorables à la fois en termes d’emploi et de pouvoir d’achat immobilier en tenant compte des salaires nets proposés au niveau local.

Partant du principe qu’un emploi stable et un salaire conditionnent généralement l’accès au logement, Jobijoba et Meilleurtaux.com ont élaboré une méthodologie qui prend en compte ces trois données – emploi, salaire, logement – afin d’établir un palmarès des 20 plus grandes villes françaises offrant le plus d’opportunités. L’étude mesure ainsi le nombre d’offres d’emploi en CDI rapporté au nombre d’habitants et le pouvoir d’achat immobilier. Le pouvoir d’achat immobilier a été calculé à partir du salaire moyen dans chaque ville, des taux d’intérêt pratiqués localement et du prix de l’immobilier1. En croisant ces données, Jobijoba et Meilleurtaux.com vous disent où vous avez le plus de chance de concilier l’accès à un emploi stable et à un logement.

Hausse continue des prix de l’immobilier depuis un an, légère baisse de l’emploi

« L’année 2018 aura donc été moins favorable que 2017 et notamment en raison des prix de l’immobilier », observe Maël Bernier. En effet, comparés à l’année dernière, les prix de l’immobilier ont augmenté de 5,8 % en moyenne dans les 20 villes étudiées, passant de 3 069 euros/m² à 3 248 euros/m². « Le nombre de mètres carrés accessibles baisse ainsi en moyenne de 7 % », ajoute-t-elle. Dans le même temps, « le nombre total d’offres d’emploi dans les 20 grandes villes de France accuse une légère baisse », note Thomas Allaire, PDG de Jobijoba. On recense ainsi 1 191 286 offres dans les vingt grandes villes de l’étude en 2018 contre 1 264 027 offres en 2017, soit un recul de 5,7%. Le taux d’offres en CDI pour 100 habitants baisse, lui aussi, de 6,75 % à 6,2 %.

Grenoble et Lille toujours en tête, Lyon bouscule Dijon

Dans cette deuxième édition du baromètre « Work & Live », Grenoble détrône Lille et prend la première place du classement. Deuxième l’année dernière, sa performance s’explique surtout par le dynamisme du marché de l’emploi local – au 2ème rang en France avec 12,2 offres de CDI pour 100 habitants car, côté pouvoir d’achat immobilier, la préfecture de l’Isère affiche 59 m² contre 66 m² en 2017, figurant ainsi à la 8ème place du classement. Lille obtient une excellente deuxième place grâce une situation de l’emploi solide (10,7 offres de CDI pour 100 habitants) malgré un léger recul sur un an. Conséquence de cette attractivité ? Le pouvoir d’achat immobilier a baissé, passant de 57 m2 accessibles à 49 m² en 2018, plaçant Lille au 11ème rang en France. Enfin, Lyon complète le trio de tête, gagnant ainsi une place par rapport à 2017. « Cette performance est clairement tirée par l’emploi avec 13, 8 offres de CDI pour 100 habitants, ce qui fait de la capitale des Gaules la 1ère ville du classement de l’emploi national », observe Thomas Allaire. Cette 4ème place est obtenue en dépit d’un pouvoir d’achat immobilier faible : 36 m² accessibles, plaçant Lyon au 17ème rang en France.

L’emploi se couche à l’Ouest, seule Le Mans se réveille grâce aux prix de l’immobilier très bas

Parmi les villes de l’ouest de l’Hexagone figurant au classement, Le Mans est celle qui affiche le meilleur classement. La préfecture de la Sarthe gagne en effet 6 places et se hisse à la 4ème place au niveau national. Si les offres d’emploi en CDI restent à un niveau peu élevé – 5,5 offres de CDI pour 100 habitants soit le 11e rang du classement – la ville gagne en pouvoir d’achat immobilier avec 83 m² accessibles (contre 73 m² en 2017), la faisant figurer au 2ème rang en terme d’immobilier. « Le Mans figure dans tous nos classements sur le pouvoir d’achat immobilier comme l’une des villes les plus attractives, dommage que l’emploi ne suive pas », commente Maël Bernier. En revanche, Nantes, Rennes et Angers reculent au classement, et figurent respectivement à la 7ème, 9ème et 13ème place du baromètre. Ces trois villes ont connu à la fois une baisse de l’emploi et une hausse de l’immobilier. Si les marchés de l’emploi de Nantes et Rennes sont similaires – 8,3 offres et 9,9 offres de CDI pour 100 habitants – et les font figurer dans la première moitié du classement, Angers figure au 12ème rang de l’emploi avec seulement 4,5 offres en CDI pour 100 habitants. L’immobilier y reste cependant abordable avec 62 m² accessibles, contre 46 m² à Nantes – une tête devant Lyon – et 53 m² à Rennes.

Strasbourg et Bordeaux, dynamiques mais chères

La ville de Strasbourg gagne 3 places et figure cette année au 10ème rang. Une performance qui résulte d’une hausse des offres d’emploi : avec 7,2 offres de CDI pour 100 habitants, la capitale de l’Europe figure à la 7ème place, juste devant Rennes. Les prix immobiliers sont en légère hausse, faisant passer la capacité d’achat de 48 à 46 m² accessibles.  Sans surprise, Bordeaux se maintient à la 11ème place avec un marché de l’emploi toujours aussi dynamique, et même en légère hausse (9,5 offres de CDI pour 100 habitants). Sans surprise également, les prix de l’immobilier ont continué d’augmenter : l’ex-Belle endormie de la Nouvelle Aquitaine ressort avant-dernière du classement en termes de pouvoir d’achat (33 m² accessibles) – place identique à 2017.

Saint-Etienne et Paris, les deux extrêmes

Toujours 8ème du classement, Saint-Etienne offre un profil de ville peu dynamique : il y est toujours difficile d’y trouver un emploi – même plus que l’an dernier (3,4 offres de CDI pour 100 habitants), à l’inverse et c’est sans doute logique, la ville détient le record de la surface accessible avec 108 m². A l’autre extrême, Paris arrive à la 17ème place du classement. Dans le domaine de l’emploi, la capitale figure au 9ème rang avec 6,8 offres de CDI pour 100 habitants – en baisse par rapport à l’année 2017. Mais les prix de l’immobilier, toujours orientés à la hausse, restent prohibitifs : 22 m² accessibles seulement. La ville Lumière reste attractive pour la diversité et la multiplicité des offres, mais l’accès au logement y est de plus en plus difficile.

Les surprises : Toulouse et Le Havre, les villes industrielles

5ème au classement, Toulouse affiche un marché de l’emploi relativement stable (7,8 offres de CDI pour 100 habitants), ce qui la place en 6ème position pour le critère emploi. La Ville rose a connu une hausse des prix immobiliers avec une perte de 11 m² accessibles (51 m² en 2018). Le Havre fait une percée au classement passant de la 19ème à la 14ème place : l’emploi, stable, reste faible (2,6 offres de CDI pour 100 habitants), mais la Porte océane se distingue par son pouvoir d’achat immobilier : elle figure à la 3ème place avec 73 m² accessibles.

L’arc méditerranéen, toujours dernier

Enfin, les 4 grandes villes du pourtour méditerranéen restent mal classées avec Montpellier 15ème, Toulon 18ème, Marseille 19ème et Nice 20ème. Mis à part la Cité Phocéenne dont le marché de l’emploi reste stable (2,5 offres de CDI pour 100 habitants), les autres villes ont enregistré une baisse de l’emploi. La situation de l’immobilier est quant à elle contrastée : grâce à une baisse des prix, le nombre de m2 accessibles est passé à Toulon de 47 m² accessibles à 60 m² en 2018, tandis que Nice reste chère et affiche seulement 35 m² accessibles, plaçant la ville au 18ème rang, juste derrière Bordeaux.

 

Méthodologie : le Baromètre de l’attractivité des grandes villes françaises a été établi à partir d’une série de données : offres d’emploi, salaires, taux d’intérêt et prix de l’immobilier. Pour chaque ville, Jobijoba a recensé le nombre d’offres en CDI et a calculé un taux de CDI pour 100 habitants. Les salaires moyens proposés dans les offres ont ensuite été mis en rapport avec les taux d’intérêt recensés par Meilleurtaux.com et le prix de l’immobilier local afin de calculer le pouvoir d’achat immobilier, soit le nombre de m2 pouvant être acheté avec un prêt sur 20 ans avec les revenus nets proposés. Enfin, le taux de CDI pour 100 habitants a été multiplié par le pouvoir d’achat immobilier pour obtenir le classement des villes les plus attractives.

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