« Lisbonne est une ville merveilleuse, pleine d’histoires et d’anecdotes », Charles Mathieu-Dessay, Lisboète Magazine

Charles-Mathieu Dessay est le co-fondateur de Lisboète Magazine, un tout nouveau trimestriel destiné aux francophones qui vivent à Lisbonne. Il décortique le n°3 au micro de MySweetImmo.

Qu’est-ce que c’est Lisboète ?

Lisboète Magazine est un magazine destiné aux francophones de Lisbonne et de la zone de la capitale. C’est un trimestriel que l’on distribue gratuitement dans des points Relay, des institutions, des endroits privés, des salles d’attente de médecins, des bars ou des cafés.

Comment vous est venue l’idée ?

Moi je viens du milieu des médias, je suis journaliste en France et je continue mon métier en parallèle. Nous avons eu cette idée car nous cherchions un projet commun avec mon associé actuel. Au départ on se dirigeait plutôt sur le web, mais comme c’est très compliqué de percer là-dedans et que moi mon métier c’est de faire du print, donc on s’est lancés. Lisbonne est une ville merveilleuse, pleine d’histoires et d’anecdotes…

Alors de quoi parle-t’on dans ce magazine ?

Alors c’est un magazine généraliste, de société, d’art de vivre. On trouve aussi un peu de culture, de la gastronomie. On trouve toujours une interview principale, avec une personnalité qui habite la ville de Lisbonne ou qui la connaît très bien. Dans le dernier numéro nous avons eu Philippe Starck, designer français, avant nous avions Mayra Andrade, une chanteuse du Cap-Vert assez connue des français et le premier numéro c’était Luis Rego, un acteur que tout le monde connaît à Lisbonne. Le magazine est structuré autour de cette interview et ensuite, nous avons un dossier sur un aspect méconnu de Lisbonne, puis tout un tas de rubriques, histoire, arts, vin, etc. Nous faisons appel à des chroniqueurs et on écrit tout nous-mêmes.

Vous avez une grosse équipe derrière vous ?

Nous sommes deux rédacteurs principaux, moi et mon 3e associé nous écrivons les 3/4 du magazine et après nous avons des rédacteurs spécialisés dans leurs sujets, comme la chronique sur l’histoire ou le vin. Nous avons des intervenants différents, des illustrateurs…

C’est quoi votre modèle économique ?

Nous fonctionnons uniquement par publicité et nous avons une partie de publi-reportages qui se trouvent au centre du magazine. Lisboète fonctionne par financement privé.

Vous dites qu’il est beaucoup question d’art de vivre à Lisbonne dans ce magazine, mais selon vous c’est quoi l’art de vivre à Lisbonne ?

L’art de vivre à Lisbonne c’est une capitale, une ville qui a une identité très particulière, tout comme le pays, la nourriture, le vin, l’artisanat… On a certains éléments très typiques, par exemple on aperçoit des azulejos derrière Philippe Starck sur la photo. Nous avons une publicité dans ce magazine pour « La villa Portuguese » qui est un magasin qui regroupe plein d’artisanat portugais traditionnel.

Mais ce magazine s’adresse aux francophones…

Alors ce que nous n’avons pas voulu faire c’est faire un magazine d’informations comme le font habituellement les magazines communautaires. Ça existe à Lisbonne : il y a un journal pour les russes, il y’en a deux pour les chinois, il y a des journaux en anglais, pour les français aussi il y a des journaux d’informations et depuis peu il existe une radio. Nous en tant que magazine, nous voulions traiter des sujets plus longs et pas forcément dans la même lignée. De toute façon, je pense que de l’information pure et dure sur un support imprimé comme celui-là ça n’a aucun sens.

Avez-vous déjà des retours de lecteurs ?

Oui, comme tout le monde nous avons des retours positifs et négatifs parfois. Ça commence, mais nous n’en sommes qu’au troisième numéro. La société n’a même pas un an, donc on a pas le recul sur ce qu’on fait.

Et l’objectif ?

De se faire connaître, c’est d’ailleurs pour cela que nous sommes ici au salon de l’immobilier et du tourisme au Portugal. Déjà il faut que des gens qui viennent s’installer à Lisbonne nous connaissent, puis nous faire connaître aussi des annonceurs. Car, je le répète, nous avons besoin de publicité pour vivre.

 

© Andreane Meslard