Angers : avec +11 % sur un an, le prix de l’immobilier peut-il encore progresser en 2020 ?

Après Villeurbanne (+ 12,7 % sur 1 an) et Brest (+ 12 %), c’est à Angers que le prix de l’immobilier a le plus augmenté en 2019. À quoi attribuer la flambée des prix angevins ? Doit-on s’attendre encore à une progression en 2020 ou à une baisse ?

Angers : en 2019, le prix immobilier a augmenté de 11 %

L’étude de la base de données de LPI nous apprend que la médaille de bronze au classement des grandes villes où les prix des logements ont enregistré la plus forte augmentation en 2019 revient à Angers. Jugez plutôt, à fin-décembre de l’année dernière, le prix immobilier à Angers accusait 11 % de hausse annuelle. Devenir propriétaire dans celle que l’on surnomme parfois l’Athènes de l’Ouest coûte actuellement 2 346 € du m². À titre de comparaison, depuis décembre 2015, date à laquelle son prix se limitait à 2 036 €, le mètre carré angevin a progressé de 15 % (2 346 – 2 036 / 2 036 x 100).

Bon à savoir : à Angers, comptez 2 346 €/m² dans l’ancien (Source : LPI-SeLoger).

Pourquoi les prix des logements bondissent-ils à Angers ?

Si la hausse des prix à Villeurbanne trouve son origine dans la proximité immédiate de la ville avec Lyon, force est de constater que géographiquement parlant, Angers est par trop éloignée de Nantes (un peu plus d’1 heure en voiture sépare les deux villes, Ndlr) pour véritablement constituer un marché de report pour les acquéreurs ligériens. Mais alors, comment expliquer l’engouement que suscite la pierre angevine et la hausse des prix qui l’accompagne ? Plusieurs facteurs permettent d’expliquer les excellentes performances qu’a signées Angers en 2019.

« Tout d’abord, une parfaite localisation : la ville est à 1h30 de Paris et de la côte atlantique », indique Guillaume Rousseau, associé gérant de l’agence Alain Rousseau Immobilière Comine, basée à Angers. Lequel ajoute que sa ville « offre également une qualité de vie de vie exceptionnelle ». De plus, Angers peut compter sur un CHU performant, sur un bassin d’emploi dynamique ainsi que sur une large communauté d’étudiants. Pour autant, il semblerait que l’envolée que connaissent actuellement les prix des logements à Angers aurait pu – du – intervenir plus tôt. Mais dans le cadre des projets d’aménagement qui y ont été réalisés au début des années 2010, de nombreux logements sont rapidement sortis de terre, faisait mécaniquement baisser le prix de l’immobilier.

« Le marché immobilier angevin a mis quelques années avant de digérer cette augmentation de son parc immobilier ». Mais maintenant, tout est rentré dans l’ordre : l’attractivité d’Angers ne se dément pas et « tous les voyants sont au vert ». Pour preuve, alors qu’à fin-décembre 2018, le prix de l’immobilier angevin affichait 5,8 % de hausse annuelle, voilà que sur l’année 2019, il a doublé son score !

La hausse des prix angevins va-t-elle se tasser ou accélérer ?

Nous l’avons vu, en 2019, le marché immobilier angevin se sera placé sous le signe de la hausse à deux chiffres. Mais alors, en 2020, les prix des logements dans celle que l’on surnomme parfois la Capitale Végétale sont-ils capables de poursuivre leur envolée sur le même rythme ? Et si tel était le cas, le moteur de l’immobilier angevin ne risquerait-il pas de souffrir de ce surrégime ? « Pour 2020, il est permis de penser que les prix vont continuer d’augmenter fortement sur les petites superficies, c’est-à-dire sur les biens de moins de 40 m² » estime Guillaume Rousseau. « La pression de la demande locative devrait donc peser davantage sur les petites surfaces – très convoitées par les investisseurs – que sur les grandes ».  Celles-ci devraient ainsi voir leurs prix de vente augmenter de façon plus modérée. « Vraisemblablement, autour de 3-4 % ».

Bon à savoir : à Angers, le prix moyen d’un logement atteint 336 083€ (Source : SeLoger).

À Angers, le centre-ville reste une valeur sûre

En termes d’attractivité, l’hyper-centre se raille incontestablement la part du lion. Et bien que le prix de l’immobilier y soit plus élevé que dans le reste de la ville, la demande y dépasse largement une offre qui se réduit comme peau de chagrin, les stocks de biens disponibles à la vente allant s’amenuisant. Le marché du centre-ville d’Angers est donc un marché de pénurie. « Sont particulièrement prisées les quartiers historiques et les places commerçantes » explique Guillaume Rousseau. « Je pense notamment aux places de la Visitation, du Lycée, de la Madeleine, Bichon et du Ralliement. Sans oublier le boulevard Foch ». Rive droite, juste de l’autre côté du pont de Verdun, le quartier de la Doutre a également ses aficionados.

L’attractivité des nouveaux quartiers se développe petit-à-petit

S’ils sont actuellement moins demandés – mais aussi moins chers à l’achat – que l’hyper-centre, certains nouveaux quartiers d’Angers voient leur attractivité progressivement se développer. « Les plateaux de la Mayenne et des Capucins ont vu le jour au début des années 2010 » explique Guillaume Rousseau. Ce sont de tout nouveaux quartiers auxquels les investisseurs feraient bien de commencer à s’intéresser et avec lesquels il faudra compter, à moyen et long terme.»

© SweetRédaction