Immobilier Paris : Les 16ème et le 8ème arrondissement en tête du palmarès des charges locatives

Immobilier Paris
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Les charges locatives payées par les locataires ont augmenté de 2,3% en un an selon une étude menée par l’agence de location en ligne Flatlooker.

Le 16ème, 8ème et 13ème sont les arrondissements les plus onéreux

Arrondissement le plus à l’ouest de Paris, le 16ème arrive, comme l’année dernière, en tête des arrondissements les plus chers de Paris avec 3,39€ de charges moyennes au m2. La tendance est quand même à la diminution dans cet arrondissement : l’année dernière le prix au m2 était de 4,01€. Le 16ème arrondissement est suivi par le 8ème arrondissement avec 3,18€/m2. Là encore, les charges ont baissé en un an, de 0,10€.

« Les logements des arrondissements prestigieux du 16e et du 8e arrondissement présentent statistiquement plus d’agréments. Le gardiennage y est plus fréquent, tout comme les locations avec services (chauffage, internet, électricité) ce qui fait monter le prix des charges locatives », explique Nicolas Goyet, co-fondateur de Flatlooker

Surprise du classement le 13ème arrondissement se place à la troisième place du podium avec des charges moyennes de 3,21€/m2. Soit une augmentation de 0,60€ en un an seulement !

Les arrondissements parisiens excentrés sont relativement coûteux

Cette année encore, les arrondissements situés en bordure de Paris s’avèrent être les plus chers en termes de charges locatives. En plus du 13ème arrondissement, les 4ème, 5ème et 6ème positions du classement sont occupées par le 15ème arrondissement (3.11€/m2), le 17ème (3,07€/m2) et le 14ème(2,95€/m2). Le 19ème arrondissement, avec 2,93€/m2, arrive quant à lui en 7ème position. Ces arrondissements comportent souvent des logements plus récents avec des ascenseurs et du chauffage collectif, ce qui qui fait vite monter la facture des charges !

Les arrondissements centraux ont les charges les moins élevées

Contrairement à ce que l’on peut penser, les arrondissements centraux sortent leur épingle du jeu avec des charges moins élevées. L’arrondissement central le moins cher est le 1er arrondissement avec des charges moyennes s’élevant à 2,46€/m2. Il est suivi du 10ème arrondissement de la capitale puisque les charges se montent à 2,52€ du m2. Autre arrondissement central peu coûteux : le 9ème arrondissement de Paris avec des charges de 2,6€ du m2.

« Ce faible montant des charges locatives dans les quartiers centraux s’explique par l’ancienneté des immeubles. Mêmes si les rénovations y sont fréquentes et coûteuses, elles ne sont pas répercutées dans les charges locatives. Les prestations collectives telles que l’ascenseur ou encore le gardiennage n’y sont pas si fréquentes», poursuit  Nicolas Goyet.

Charges Paris 2020

Plus le logement est petit, plus les charges sont élevées

Les appartements 1 pièce sont les plus chers en 2020 avec 3,14€ de charges moyennes par m2 (+0,07€ par rapport à 2019). Les 2 pièces ont quant à eux des charges moyennes en dessous des 3€ : 2,75€/m2 en 2020 (+0,4€ par rapport à 2019). Les trois pièces ont toutefois des charges locatives moins élevées que les 4 pièces : 2,56€/m2 (+0,4€ par rapport à 2019) contre 2,63€/m2 (0,5€ par rapport à 2019).

« Les charges locatives comprennent une partie fixe comme la taxe d’enlèvement, des ordures ménagères ainsi qu’une partie variable, calculée en fonction des tantièmes du logement. Ainsi plus le logement est grand, moins les charges au m2 seront élevées», reprend Nicolas Goyet.

Meublés VS non meublés : quel type de logement coûte le plus cher ?

Le prix des charges est sensiblement différent lorsqu’il s’agit d’un meublé : 2,91€/m2 en moyenne en 2020 (+0,6€ par rapport à 2019) contre 2,75€/m2 pour les non meublés (+0,3€ par rapport à 2019).

« Les locations meublées peuvent bénéficier d’un forfait quand les locations vides ont des provisions de charges qui sont toujours régularisées. Aussi les charges des logements meublés sont légèrement sur-évaluées par les bailleurs. Les logements meublés étant également traditionnellement plus petits, l’effet des coûts fixes est plus visible », conclut Nicolas Goyet.

 

 

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