Crédit immobilier : Seuls les très bons dossiers bénéficient de la légère baisse des taux d’intérêts en octobre

Crédit immobilier
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Les banques restent frileuses quant à la délivrance de crédits à l’habitat selon le dernier baromètre de l’immobilier publié par le courtier Emprunt Direct.

Les taux de crédit immobilier n’ont pas connu d’évolution majeure au mois d’octobre, au vu des grilles communiquées en ce début de mois par les banques partenaires d’Emprunt-direct.com. Après un mois d’août marqué par une stabilité des taux et une inhabituelle absence de mouvements en septembre, les établissements bancaires n’ont pas fait évoluer de manière significative leurs barèmes.

Les banques restent sélectives

L’heure n’est clairement plus à l’agressivité commerciale, et les banques restent frileuses quant à la délivrance de crédits à l’habitat. Elles demeurent sélectives et font preuve d’attentisme, les seules décotes étant ciblées sur des dossiers très qualitatifs en termes d’apport, de revenus et d’activité professionnelle. On notera quelques mouvements de l’ordre de 5 points de base, sur l’ensemble des maturités. Ceux-ci ne sont toutefois pas unanimement baissiers, quelques évolutions haussières étant notées.

Taux de crédit Octobre

Les consignes du HSCF sont appliquées à la lettre

Lors de sa dernière réunion, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) n’a pas fait évoluer ses recommandations émises en décembre 2019. Or celles-ci avaient constitué une véritable rupture de marché en matière de crédit à l’habitat, et ce bien avant la crise du coronavirus. On rappelle que les banques se devaient d’être plus attentives sur les durées de prêts – lesquelles ne doivent pas être supérieures à 25 ans – mais aussi sur le taux d’effort, qui doit être inférieur à 33%. Les établissements ont par ailleurs été incités à appliquer de plus fortes marges sur les prêts.

Les banques demeurent prudentes, une majeure partie des institutions financières respectant de manière stricte les recommandations du HCSF. Différents établissements sont même sortis du marché et ne souhaitent pas prendre en charge de dossiers de financement immobilier, quand d’autres, qui ont revu à la baisse leurs objectifs, les prennent au compte-goutte.

Difficile d’emprunteur pour les primo-accédants et les investisseurs

La majorité des banques n’utilise en outre pas ou peu les marges de manœuvre prévues par le Haut Conseil, à l’image de la dérogation de 15% de dossiers dépassant les 33 % de taux d’effort, qui s’avère de facto limitée à des profils haut de gamme. « L’application stricte des recommandations du HCSF a depuis quelques mois un impact négatif sur la proportion de prêts accordés aux primo-accédants, aux ménages aux revenus modestes ou moyens, ou encore aux investisseurs », souligne Alban Lacondemine, président fondateur d’Emprunt Direct.

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