Achat immobilier : A quoi ressemble un candidat à l’acquisition en 2020 ?

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Résidence principale, investissement locatif, résidence secondaire… Voici le portrait robot des candidats à l’acquisition ayant demandé des simulations pour obtenir un crédit immobilier.

Les candidats à l’acquisition d’une résidence principale gagnent en moyenne 3 900 euros nets à deux

En 2020, les candidats à l’acquisition d’une résidence principale ont en moyenne 34 ans. Ce sont à 71 % des primo-accédants. Ils réalisent cet achat immobilier majoritairement en couple avec un enfant. Ils gagnent en moyenne 3 900€ net mensuel à deux et présentent un apport de 42 700 €. Le prix du bien visé, à 79 % dans l’ancien, est en moyenne de 288 800 €.

A Paris, ils gagnent 7 000 euros nets à deux

Ce profil est différent à Paris : légèrement plus jeune (33 ans), en couple sans enfant,les acheteurs parisiens gagnent environ 7 000 € nets mensuels à deux et présentent un apport 2,2 fois supérieur à la moyenne nationale, soit 95 500 €. Ce qui s’explique par un prix du bien moyen acheté également plus important à Paris, de 569 000 € – l’apport représentant près de 17 % de l’achat. En effet, les acheteurs parisiens achètent principalement en Ile-de-France. Ils sont à 77 % primo-accédants. « Les recommandations du HCSF ont poussé les ménages dits aisés, avec près de 10 000 € mensuels nets, à mobiliser plus d’apport afin de respecter la règle des 33 % d’endettement« , déclare Pierre Chapon, président de Pretto.

Les candidats à l’investissement locatif gagnent 5 355 euros à deux

En 2020, l’investisseur locatif est en couple, avec 1 enfant et est plus âgé que l’acheteur de résidence principale : 37 ans en moyenne. Le revenu mensuel net du foyer s’élève à 5 355 €. Le prix moyen du bien acheté est de 231 000 € (contre 238 900 € en 2019), avec un apport de 30 000 €. L’achat est principalement réalisé dans l’ancien (77 %). « Désormais il n’est plus possible de s’endetter à 45 ou 50 % pour un investissement locatif. Les banques demandent plus d’apport et regardent de près l’épargne de précaution mise de côté en cas d’imprévu. Dans ces conditions, nous avons constaté 25 % de projets d’investissement locatif en moins cette année; ces emprunteurs ont du revoir leur stratégie d’achat. Mais le désir d’investir reste fort, et les banques ont, depuis les recommandations du HCSF, remis au goût du jour des montages un peu plus complexes, comme le prêt palier ou le lissage de prêt« , explique Pierre Chapon.

A Paris, ils gagnent 8 000 euros nets à deux

A Paris, l’investisseur locatif est également en couple avec enfant, mais sensiblement plus jeune (35 ans). Les revenus moyens du ménage sont de 8 000 € nets mensuels, et leur apport est d’environ 43 200€, pour un bien dont le prix est de 306 000€ (contre 318 500 € en 2019). En-dehors de l’Ile-de-France, les villes les plus prisées par les Parisiens pour un investissement locatif sont Nantes, Lille et Marseille.

« Le profil de l’investisseur locatif n’a pas tant changé en un an. En revanche, il doit mobiliser plus d’apport : 24 000 € en 2019 vs 30 000 € en 2020, soit une hausse de 25 % ! Les investisseurs parisiens doivent mobiliser 14 % d’apport en plus en moyenne. Dans les deux cas, le prix du bien est moins élevé qu’en 2019, ce qui reflète assez bien les demandes des banques : plus d’apport, ce qui pousse aussi les investisseurs à viser des biens moins chers pour rester dans les 33 %, et garder de l’épargne de précaution« , analyse Pierre Chapon.

Les candidats à l’acquisition d’une résidence secondaire gagnent 7 000 euros net à deux

L’acheteur de résidence secondaire est le profil le plus âgé de l’étude. Il a en moyenne 43 ans, un enfant, et achète en couple dans l’ancien à 88 %. Son foyer gagne 7 000€ mensuels nets et présente un apport de 60 000 € (soit 2 000€ de plus qu’en 2019). Le prix du bien qu’il achète est de 268 000 €, contre 257 000 € en 2019.

A Paris ils gagnent 9 500 euros nets à deux

A Paris, l’acheteur de résidence secondaire a 40 ans, est en couple avec un enfant. Son foyer gagne 9 500 € nets mensuels, avec un apport de 75 400 € (contre 70 000 € en 2019) pour un bien à 330 000 €, contre 328 300 € en 2019. En 2020, les emprunteurs parisiens achètent principalement leur résidence secondaire en Normandie, dans le Centre-Val-de-Loire ou encore en Bretagne.

« Au déconfinement du printemps, de nombreux Français ont souhaité acquérir une résidence secondaire. Mais, tout comme pour les investissements locatifs, les conditions de financement se sont durcies. Les banques sont prudentes et demandent à ce que l’acquéreur de résidence secondaire soit déjà propriétaire de sa résidence principale, avec un taux d’endettement en dessous de 33 % après opération », conclut Pierre Chapon.

Les chiffres ci-dessus s’appuyent sur près de 500 000 simulations de prêt immobilier (achat de résidence principale, secondaire et investissement) réalisées sur pretto.fr du 1er janvier au 27 novembre 2020.
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