Prix immobilier : Combien d’années devez-vous travailler pour acheter votre logement ?

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Vous vous demandez combien d’années de revenus vous devez mobiliser pour acheter votre logement en France ? Eléments de réponses avec le baromètre LPI-Seloger.

5,8 années pour être propriétaire en Île-de-France

Selon l’Insee, 58 % des Français sont propriétaires ! Et si ce chiffre continue d’augmenter, le nombre d’années de revenus nécessaires pour acheter sa résidence principale reste, quant à lui, globalement stable. Il affiche même une légère baisse en région parisienne ! Jugez plutôt, en moyenne, en Île-de-France, il ne faut plus consacrer que 5,8 ans de revenus (salaires, gains de placements, revenus locatifs, allocations, pensions de retraite…) à l’acquisition de sa résidence principale en Île-de-France, contre 6 en 2019 (Source : Baromètre LPI-SeLoger – Observatoire du Financement du Logement – CSA).

 3,4 années pour être propriétaire en Bourgogne

Acheter prend deux fois plus de temps à Paris qu’en Bourgogne ! En moyenne, si l’on mobilise l’intégralité de ses revenus, en France, 4 ans et demi suffisent à accéder à la propriété en France. Pour rappel, d’après le Baromètre LPI-SeLoger, le prix moyen d’un logement se monte à 265 500 €. Seulement voilà, le nombre d’années de revenus alloué au financement de l’achat de sa résidence principale peut varier quasiment du simple au double selon les régions. Ainsi, alors que 3,4 années de revenus sont suffisantes pour acheter son logement en Bourgogne, il en faut presque 6 en Île-de-France. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les régions littorales tendent à être moins accessibles que les régions du centre.

« S’il faut compter 5,8 années de revenus pour acheter un logement ancien en Ile-de-France, en Bourgogne, près 3,4 années suffisent. Des chiffres qui résonnent sur les inégalités en matière de pouvoir d’achat immobilier selon les territoires même si l’écart se resserre un peu entre les régions et que le chiffre est en baisse sur certains secteurs, notamment en Ile-de-France. D’ailleurs, les futurs acquéreurs franciliens semblent ressentir cela. En effet, ils se disent légèrement plus optimistes concernant l’évolution de leur pouvoir d’achat que les acheteurs d’autres régions (21% des acheteurs franciliens pensent qu’il va s’améliorer VS 18% au niveau national), même si la majorité s’accorde sur la stabilité de leur situation personnelle dans les 6 prochains mois (58%) » précise Séverine Amate, porte-parole du groupe SeLoger.

5,6 années de revenus pour être propriétaire en Aquitaine ou dans les Pays de la Loire

Globalement, acheter en France aura pris moins de temps en 2020 (4,6 années de revenus dans l’ancien) qu’en 2019 (4,7 années en 2019). Paradoxalement, la plupart des régions ont connu une hausse du nombre d’années de revenus nécessaires à l’achat d’un bien immobilier. Dans le Midi-Pyrénées, comptez 4,7 années de revenus en 2020 contre 4,1 en 2019 mais à l’image du Nord-Pas-de-Calais (3,8 années de revenus en 2019 vs 3,6 en 2020), dans certains territoires, la durée s’est réduite.

Hors IDF, la palme de la région, où l’achat de sa résidence principale nécessite plus d’années de revenus qu’ailleurs, est décernée conjointement à l’Aquitaine et aux Pays de la Loire où il faut désormais cumuler 5,6 années de revenus à l’acquisition de son logement.

A noter :  En France, il faut, en moyenne, 4,6 ans de revenus pour devenir propriétaire dans l’ancien contre 3,8 dans le neuf (Source : Baromètre LPI-SeLoger – Observatoire du Financement du Logement – CSA).

Des écarts de prix qui peuvent être liés aux différences de salaires

Ces disparités (5,8 années de revenus en IDF vs 3,4 en Bourgogne) peuvent trouver une explication dans les écarts (parfois importants !) non seulement mais aussi de prix immobiliers entre les régions françaises. Ainsi, les régions où l’immobilier est le moins cher sont aussi les régions où les salaires tendent à être les moins élevés. « En Île-de-France, le revenu moyen des acheteurs est de 62% supérieur à celui constaté en Lorraine ou dans le Limousin… Aussi les différences de prix s’atténuent-elles lorsque les prix sont rapportés aux revenus des ménages », pointe d’ailleurs Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger.

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